"Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

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"Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:27



Synopsis:
Karen Blackmoon, fille de Evy et Caleb est de retour à Woodsboro, lieux de ses racines. Elle y rencontrera son père pour la toute première fois et entrera dans le monde Lycan selon les traditions ancienne.
Sa haine face aux vampires s'atténuera t-elle? les découverte qu'elle fera lui feront-elle changer d'avis? Et les liens du sang? seront-ils plus fort que tout?

CHAPITRE 1


Il devait probablement être en réunion ou en débat quelconque mais malgré le brouhaha ambiant de la discussion j'avais remarqué qu'il s'était raidi d'un coup avant de se retourner doucement.

J'étais tout aussi tendue que lui, impatiente, inquiète, intimidé. Ses yeux à la teinte gris perle dévoraient les miens comme si à travers eux il pouvait y voir tout ce qu'il ne comprenait pas à cet instant précis.
Calmement il s'avançait vers moi et un océan transparent embrumait son regard. Je pense qu'en me voyant il avait su que ma mère ne nous suivait pas, qu'elle ne nous suivrait plus jamais.
Il s'était posté tout prêt, face à moi, une main plaqué sur sa bouche dans un étonnement déconcertant.

_ Tu lui ressemble tellement.

Sa main effleurait ma joue, tendrement. L'émotion envahissait mon corps à mesure que je prenais conscience qu'il était bien là, bien réel.
Il se tourna vers Tony qui s'était mis en retrait d'un pas et l'empoigna avec force avant de lui adresser une accolade chaleureuse.

_ Merci d'avoir pris soin de ma famille.

_ J'ai fait au mieux.

Il se tourna de nouveau vers moi.

_ Comment........Comment tu t'appelle ?

_ Karen.

A l’énoncé de mon prénom il ne pu retenir un soupir, provoqué probablement par l'émotion qu'il essayait de contenir. Devais-je faire le premier pas ? Craintive de sa réaction j'avançais calmement et l'enlaçais aussi sereinement que je le pouvais. Ses bras puissant resserraient leur emprise sur moi et il posa son visage au creux de mon épaule.

_ Enchanté Karen, soit la bienvenue chez toi.

Je regardais Tony qui me faisait face et assistait à nos retrouvailles. Je ne pus m’empêcher d'avoir une certaine gêne face à la situation, il avait été jusqu'à ce jour mon « père » celui qui m'avait élevé. Je lui adressais un clin d’œil, un petit signe de tendresse qui nous était familier et il me le rendit à mon plus grand soulagement.

_ Tu......Tu veux bien qu'on s'éclipse un moment pour parler ?

_ Heu.....Oui.

Je me dirigeais vers Tony et lui adressa un baisé sur la joue.

_ A toute.


Je suivais mon père à travers bois, il était tout ce que j'avais imaginé, tout ce que j'avais dessiné à l’identique des descriptions quotidienne de ma mère.
Ses cheveux retombaient sur ses épaules, sa peau était halé, il était grand et n'avoisinait pas les trente ans d'âge physique. Je n'osais pas le regarder cependant par crainte qu'il ne voit en moi des choses négatives ou inapproprié à ses origines Lycan.

_ Tu.....Enfin, tu es,....tu as des gênes vampire ?

_ Non. J'ai du être......Conçue avant la transformation de maman.

_ Et au niveau Lycanthrope ?

_ J'ai de la fièvre depuis plusieurs semaines maintenant, modérée mais constante. Je sais que ma maturité arrive à grand pas.

_ Est-ce que tu sais ce qui vas se passer pour toi ?

_ Oui, Tony m'a bien briffé de ce côté là. Tant que je ne suis pas confronté à la protection d'un humain rien ne se déclenchera.

_ Bien. Et...

_  Je suis comme ma mère, plus en approche avec les animaux par contre. Un peu comme une vocation.

_ Qu'est-ce qui lui ai arrivé ?

Je sentais bien que cette question lui brûlait les lèvres et c'était tout à fait normal. D'un mouvement d'épaule je rabattais mon sac vers ma poitrine et en sorti une épaisse enveloppe remplie de lettre rédigées par ma mère.

_ Je ne les ais pas lus mais sur  ses dires elle explique tout dans ces lettres.

_ Merci. Je les lirais mais je veux que ce soit toi qui me raconte. Ta naissance, ton enfance, ta vie, la sienne.

_ Elle m'a toujours parlé de toi., tous les jours, pour que je garde le souvenirs intact qu'elle avait de toi, elle s'est toujours donné beaucoup de mal à me le transmettre......

Assise sur une souche je racontais à mon père le déroulement de ma vie. J'avais vue le jour quatre mois après son départ, dans les bois avec pour seul accompagnateur médical Tony. Nous étions en France à ce moment là, vers Brest. Un groupe de Lycan nous avaient gentiment accueilli tous les trois et nous étions resté en leur compagnie huit ans. Huit années où j'avais appris à être une enfant normal, totalement humaine.
J'allais à l'école, j'avais des amis humains mais je savais déjà ce que j'étais, du moins ce que j'allais devenir.
Nous, nous sommes dirigés en suite vers Paris où tout s'est accéléré. Une maison, un travail pour Tony, une vie des plus classique à la seule exception que pour eux deux  la chasse était une obligation quotidienne, un maillon de la chaîne alimentaire inévitable, les études pour moi, l'obtention de mon bac et mon entrée en ce début d'année en fac, option littéraire.
Maman était tombée malade bien des années avant mais ne s'était jamais plainte de quoi que ce soit et il y à un an son état s'est dégradé sévèrement. Elle ne pouvait plus marché, avait une forte fièvre et ne se nourrissait quasiment plus. Un jour elle s'est figé dans son lit, comme si elle avait été sculpté à même la pierre. Je pense, et nous le pensons tous que c'est la fusion entre les gêne lycan et vampire qui ont créer cette anomalie et tué ma mère.

_ Voilà le récit global de notre vie.

Il m'avait écouté avec attention. Ses deux mains étaient posées sur son front et ses larmes frappaient le sol avec violence sans même s'échouer auparavant sur ses joues.
Il renifla, s'essuya les yeux d'un revers de main et croisa mon regard.

_ Est-ce qu'elle à souffert ?

_ Pas plus que chaque jours qu'elle à vécue loin de toi.

Ma répartie avait pris le dessus mais là, elle n'avait vraiment pas sa place et je m’aperçus bien vite que mes paroles pouvaient être aussi cinglantes et douloureuse qu'une bonne gifle

_ Désolée je......Pardon.

_ Et....Hum.....Pour les études, qu'est-ce que tu vas faire ?

_ Tony s'est occupé de tout. Je suis inscrite à la fac de Woodsboro et j'ai une place de libre sur le Campus, je m'installe dès demain.

_ Tony......Tu l'aime beaucoup n'est-ce pas ?

_ J'suis pas sûre que ma réponse plaise, mais oui, je l'aime comme un père.

_ Je ne le voyais pas autrement, il mérite amplement ce titre.

_ Aujourd'hui j'ai deux papa. Un que je connais comme ma poche et un qu'il faut que j'apprenne à connaître.

_ Je vois que comme ta mère tu sais faire d'une situation dramatique une situation amusante.

_ Écoute, il m'a donné le biberon, m'a appris à jouer au foot, m'a montré comment grimper aux arbres, m'a aidé à accepter ce que je suis. Je l'ai vue consoler ma mère lors-ce qu'elle te pleurait, je l'ai vue arracher la tête d'un de ses amis parce qu'il avait abusé de la confiance de maman, je l'ai vue lui donner à manger, la veillée, la pleurer et malgré tout ça, malgré l'implication qu'il avait dans ma vie jamais, pas un jour il ne m'a pas parlé de toi. Il me disait que ce qu'il faisait c'était ce que toi tu ferai si tu étais là. Je l'aime oui et je l'aimerai jusqu'à ma mort mais je t'aime aussi, par ses récits, par le respect qu'il à pour toi et cette admiration qu'il te porte, j'ai juste besoin de temps, on en à besoin tous les deux.

_ Je suis fière de voir ce qu'il à réussi à faire. Tu es une jeune femme mûre et responsable. Je lui serai à jamais redevable........On y vas ? On vas se faire attendre.

_ Ouais.

J'avais été accueilli avec la plus grande gentillesse. Tout le monde était là, attablé à nous acclamer comme un public en délire acclamant son idole ce qui me fis assez rire je dois dire.
Tony était radieux aux côtés de Maya sa chère et tendre, celle qu'il aimait en secret depuis des générations mais qui n'en avait jamais rien su et dont il m'avait tant parlé. Je me sentais bien, ne manquait que ma mère à ce doux tableau pour que la fresque soit complète. Maman, tu me manque tant.

Toutes les discussions avaient fusées, passant du coq à l'âne toute la soirée. Je trouvais Woodsboro un peu rustre et vieillot, enfin du moins le mode de vie des Lycan était rustre et vieillot. Mon père, Caleb, avait tenue à ce que les traditions se perpétuent mais pour autant il n'était pas avare de technologie. Ordinateur, téléphone portable dernier cris, juke-box  dans la salle commune, rien ne manquait, par contre, aucun enfants ou ados  n'avaient le droit de se mêler aux humains et leur apprentissage scolaire se faisait par correspondance. Malgré cela nous avions dans la tribut une infirmière, un médecin, un ébéniste, un prof de français et j'en passe. Je trouvais ça irréelle mais avec néanmoins une petite pointe de magie.

_ Je lève mon verre à ma fille Karen, à Tony qui  à été un père formidable et à Evy, une femme courageuse sans qui ce moment ne serait jamais arrivé.

_ A Evy ! Lançais-je

_ A Evy ! Avaient-ils tous crié à l'unisson.

Maya était venue s’asseoir à mes côtés.

_ Ta mère était une femme avec un cran hors du commun. Elle en à traversé des choses et elle en à bravé des combats pour s'imposer. Sa mémoire restera vive en chacun de nous.

_ Merci Maya.

_ De rien. Sera tu comme elle l'emblème de la force, entreprendra-tu la même quête ?

J'avais bien compris à quoi elle faisait allusion et cette vive douleur dans mon ventre se réveillait de nouveau.

_ Sa quête est la mienne à présent.

J'avais accumulé cette haine contre les vampires depuis bien longtemps et je savais que Woodsboro en regorgeait. Un jour ou l'autre je serai confronté à cela. Ils on tué ma mère et mon père aussi, par la douleur du cœur et de l'esprit et pour tout ce qu'il m’ont pris, en particulier ceux qui peuplaient cette ville allaient le payer.

_ Je lève mon verre à ton intégration dans la tribut Karen !

Tony déboula furax derrière nous et bouscula discrètement Maya au passage.

_ Ne lui mets pas de mauvaises idées en tête compris.

_ On discute c'est tout !

_ Je vois de quoi tu discute effectivement et il n'y à pas de place pour ça ok !

_ Tony...

_ Karen on en à déjà parlé ! Je connais ta haine et le mépris que tu leur porte mais la vie est parfois juste et d'autre fois elle ne l'est pas. Je ne veux plus t'entendre dire ça ! Ta mère n'en serai pas ravi.

_ Ils...

_ Ils ont déjà payé pour ça ! Ils ne sont pas tous comme ton oncle et Carolyne.

Maya quitta la table en faisant claquer son verre et en adressant un regard noir à Tony. Je ne voulais pas d'engueulade ce soir et surtout pas à cause de mes intentions.

_ Excuse !

_ Aller viens là.

Un gros câlin nous permettait toujours d'apaiser les tentions, c'était notre petit truc à nous, nos codes.
Demain je commencerai une nouvelle vie, avec un père de plus et une place à me faire sur un minuscule campus ou tout le monde déjà se connaissait bien.
La soirée c'était terminé et j'avais rejoint la petite maison ou j'allais dormir ce soir, celle de mes parents, celle d'avant.
Caleb avait laissé une chemise de nuit de ma mère sur le lit. Son odeur était encore présente, comme si elle n'était jamais partie.
Je m'était vite endormie, comme bercée par le son de sa voix qui s'était élevée d'outre tombe.
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:28

CHAPITRE 2


Un pelage, doux, chaud à mes côtés. Un grognement calme et soutenue par des coups de truffe provoquaient mon réveil.
Rien qu'à l'odeur je devinais que c'était une louve. Mes yeux s'entrouvraient embrumés par ce sommeil de plomb qui avait bercé ma nuit. Elle était blanche et majestueusement belle.

_ Hey salut ma grande ! Tu viens d'où comme ça ?

Sa langue chaude parcourait mon front brûlant.

_ Oui je sais j'ai de la fièvre, mais c'est rien et tu le sais. N'est-ce pas ?

Son oreille s'était tendue et ses babines se retroussaient vers la porte avant qu'elle ne me jette un dernier regard et ne s'enfuie par la fenêtre que j'avais laissé ouverte.
Maya était apparue dans l'encadrure.

_ Salut ma belle ! Bien dormis ?

_ Ouais super.

_ Prête ?

Je regardais autour de moi, que faisait-elle là ?  Je ne connaissais que trop bien les loups ordinaire et quelque-chose avait vraiment perturbé cette louve pour qu'elle agisse avec autant de méfiance et d’agressivités.

_ Quand je serai prête de rejoindrai Tony et Caleb.

_ je voulais m'assurer  que tu étais prête à entrée sur le campus avec toute la.....motivation nécessaire à ton intégration. Je ne voudrai pas qu'il t'arrive des ennuis le premier jour.

Le ton de sa voix était mielleux mais menaçant et appuyé, que me voulait-elle depuis hier à faire des allusions sur mes intentions ou sur mes idées ? Je la perçais du regard
La fièvre plus présente, encore, et cette douleur dans mon bas ventre. Par la force de mes dons j'envoyais valser Maya contre le mur de pierre et resserra mon emprise invisible autour de son coup sans pouvoir contrôler cette colère, mon instinct, qui m'ordonnait de me méfier.

_ Ne me menace pas c'est clair ? Je sais pas ce que tu cache ou le message vicieux que tu veux faire passer mais sache que t'es tombé sur un os l'ancêtre.

Ses canines dévoilées et ses yeux ambrés cherchaient à se défendre mais je savais qu'a l'apogée de mes capacités je n'en étais que plus forte, plus forte qu'un pur sang.
L'odeur de Tony qui approchait me fis  lâcher prise, elle aussi l'avait sentie et ne montra aucune représailles sur le moment. Sa main frottait son cou meurtri par mon attaque alors que Tony faisait son entrée.
Il senti directement que l'atmosphère était chargée.

_ Saaaaalut ! Tout vas bien là dedans ?

_ Super ! Fis-je, un sourire immense au creux des lèvres. Maya me souhaitait bonne chance pour ma première journée.

_ Karen est vraiment une enfant agréable. Fis Maya d'un ton des plus calme et des plus sincères.

Tony passa de mon regard à celui de Maya puis leva un sourcil.

_ Une enfant ? Ce n'est plus vraiment le cas !

Le ton jovial qu'il avait employé montrait qu'il avait gobé notre petite mascarade, parfait !
Une fois seuls, Tony me reluqua avec une expression plutôt déconfite et regarda sa montre.

_ Il te reste dix minutes, dépêche toi ! Ton père à quelque chose pour toi alors,.....mets le turbo jeune fille !

En moins de dix minutes j'étais passée par la salle de bain, enfilé mes vêtement et j'avais emprisonné mes cheveux avec un gros élastique noir.
Dehors les deux hommes qu'étaient Cale et Tony m' attendaient comme on attendrait une mariée pour la mener jusqu'à l'hôtel.
Une certaine fierté animé d'une légère inquiétude habitait leur visage.
Caleb s'avança le premier et me tendis un trousseau de clefs d'où pendait une boule de bowling rose miniature.

_ Heu......Ça veut dire quoi ?

_ Ça veut dire que ta voiture t'attends en bordure de chemin. La boule de bowling c'est.......c'est une comme ça que ta mère avait l'habitude d'utiliser quand on y allait.

Cette petite attention là faisait toute la différence. Il avait pensé à une chose anodine mais qui pourtant me comblait de bonheur, beaucoup plus que la voiture qui m'attendait non loin d'ici.
Je ne pus m’empêcher de le serrer dans mes bras pour le remercier, j'avais besoin de ça aujourd'hui, d'attention.
Tony lui s'approcha tête baissé, regardant sa main fermé comme si un trésor s'y trouvait.

_ J'avais promis à ta mère de te le donner lors-ce-que ta maturité serai atteinte mais je suis sûre qu'aujourd'hui ça t'aidera.

Tony ouvrit sa main et je reconnu tout de suite le bijoux. Ma mère le portait jour et nuit autour de son cou. Lors-ce-que l'on ouvrai le pendentif en forme de cœur la photo de ma mère ainsi que la mienne étaient accolé l'une à l'autre.
Une larme solitaire s'échoua sur ma joue et Tony éprouvait tout autant d'émotion mais qu'il savait fort bien cacher.

_ Merci, vraiment. Vous êtes géniaux, tous les deux, j'avais vraiment besoin de ça pour m'accompagner dans cette journée.

Je les embrassais tous les deux avant de m'enfoncer dans la forêt en empruntant le petit chemin de terre qui me mènerait jusqu'à mon nouveau moyen de transport.
Arrivé à destination c'est les yeux ébahies que je la découvrait, une 2cv, jaune et noir ! Mais comment avait-il fait pour trouver une petite française ici ? Je soupçonnais l'aide de Tony là dedans, il savait parfaitement mes goûts particulier en thermes de voiture d'époque.
Un moment je m'attardais sur elle, caressant la peinture neuve et reluisante de la carrosserie. J'étais fière de pouvoir conduire une tel merveille.
Je fis gronder le moteur et apprécia le chemin jusqu'à l'arrivé sur le campus.

On m'avait demandé d'arriver une heure après le début des cours pour plus de commodité et par chance pas âmes qui vivent n'animaient le parking.
En claquant ma portière j'admirais la modernité du bâtiment, du verre, partout et des parcs à perte de vues. Des maisons de confréries et de sororités les bordaient. J'étais ébahie !

Pas âmes qui vivent non plus dans les couloirs. Heureusement qu'un plan avait été donné à Tony lors de l'inscription sinon j'aurai été incapable de m'y retrouver dans ce labyrinthe de couloirs et de portes.
J'arrivais enfin devant celle qui indiquait le bureau du doyen. Doyen Dekker était inscrit en lettre couleur or. Je pris une forte inspiration avant de frapper fermement l'épais morceau de bois.

_ Entrer !

Je pris mon air le plus décontracté en j'entrais avec un mon plus beau sourire accroché à mes lèvres.

_ Bonjour Monsieur le Doyen. Je lui tendais la main. Karen Moon.

_ Melle Moon ! Soyez la bienvenue dans notre établissement je vous attendais ; mais installez vous je vous en prie.

Je le remerciais et posais mon sac sur mes genoux comme une protection ou je ne sais quoi. Mr Dekker m'énonça le protocole du campus, mes obligations, mes droits. Je pense m'être un peu ennuyer, les lois des campus se ressemblaient toutes plus ou moins et j'avais l'impression de perdre mon temps même si c'était un passage obligatoire.

_ Je vois qu'en plus de l'option littérature vous aviez demandé un place en cours d'histoire ?

_ Oui c'est exact mais l’effectif était complet.

_ Un de nos élèves s'est rétracté, je vous offre donc sa place, étant la prochaine sur la liste elle vous reviens de droit.

_ Je vous remercie Mr le Doyen.

_ Mais je vous en prie. J'ai quand même un petit service à vous demander, une sorte de petit bizutage dira t-on.

_ Oui bien sûre. Bien sûre ? mais quelle conne ! Je voyais déjà les contraintes se profiler mais refuser de rendre service au doyen en reviendrait à me mettre la corde au cou toute seule.

_ Un de nos élève s'est blessé il y à 2 mois, il est en rééducation et les balades dans les couloirs lui sont interdites !  Et comme vous il à pris l'option histoire....... Je compte donc sur vous pour le briffer jusqu'à sa réintégration en classe dans deux semaines. Faites lui un compte rendu de chaque cours, de chaque réunion.

_ Avec plaisir. Grrrr moi et le copinage ça fait deux, mais qu'est-ce-que je fou là sérieux ?

_ Bien, traversez ce parc, bâtiment C, porte cinq, chambre 269. Remettez lui ceci, c'est le compte rendu d'hier.

_ Entendu.

_ Merci Melle Moon et encore bienvenue à Woodsboro.

_ Merci à vous monsieur le Doyen.

Je le saluais poliment et sorti aussi sereinement que possible. Mon plan à la main j'arpentais ce dédale de pelouse, de béton et de verre et me perdais plus d'une fois. Je commençais réellement à perdre patience.
Après un bon quart d'heure de vadrouille, enfin la porte 5 du bâtiment C me souriait fièrement, victoire !

Chambre 269. C'est pas comme si je n'avais jamais vue personne, à Paris j'avais mes amis aussi. Ah ! Bon dieu de timidité et de réserve à la con, je me sentais super mal. Aller courage, me dis-je en moi même.
Je frappais legèrement.

_ Ouep !

_ Heu.......Salut, je....

_ Bah entre je vais pas te bouffer !

Un mec super costaud, genre gonflette et compagnie était avachi sur son lit, droit comme un « I » les jambes enveloppées dans une espèce de coque en plastique dure qui lui remontait jusqu'au bas du  dos. Ses cheveux noir en bataille faisaient ressortir la couleur gris bleu de ses yeux, whaow ! Un pur canon.

_ Salut, j'ai eu la lourde tâche de te ramener le compte rendue d'hier et d'en faire de même pour ceux à venir.

_ Cool! J'me taperai plus la vieille mégère de Mme Popnils. T'es nouvelle où j'me trompe ?

_ Dans le mille !

_ Je m'appelle Ross Switch. Il me tendit une main ferme, il était visiblement à l'aise dans n'importe quelle situation.

_ Karen Moon.

Il regarda la pendule et m'adressa un regard qui en disait long, identique à celui du chat Potté.

_ Quoi ?

_ Je sais que les nouveaux ont une journée pénard pour se repérer mais y'a une truc vraiment important dans 5 minutes et je voudrais vraiment que tu y aille pour moi.

_ Un truc genre ?

_ Genre un mec qui viens relater les histoires de woddsboro. Vampire, Loup-garou, humain. Ce genre de truc là et ma thèse se base dessus et si je la loupe je suis mort. Aller Karen, s'il to plaiiiiiis ?

Malgré le fait que je  le connaissais que depuis seulement quelques seconde, ce Ross m'inspirait confiance, En plus d'être un beau mec et probablement populaire il faisait dans la simplicité, et ça ! J'appréciais.

_ Et j'y gagne quoi dans l'histoire ?

_ T'es dur en affaire toi hein !......Je te raconterais pourquoi je suis cloué au lit comme une fillette malade, ça te vas ?

_ Ça me vas ! Pour un peu que tu te ridiculise ça pourrai être drôle.

Je refermais la porte derrière moi fièrement. Et merde, j'avais pas demandé où ça se trouvait. Je ré-ouvrit la porte légèrement.

_ Hall d'entrée, le premier Amphi que tu croise c'est le bon.

J'eus un léger sourire et refermais de nouveau sans rien ajouté.
Pas de problèmes pour retrouver mon chemin, j'en venais de ce hall. Devant l'amphi pas mal de monde s’agglutinait. J'attendais un bloc à la main de pouvoir m'installer à l’intérieur.
La place que je trouvais était la dernière tout en haut à gauche, j'avais intérêt à tendre l'oreille et lui à parler fort. Par chance pas un mots ne filtrait. Un silence de mort c'était installé et ma fièvre, elle, revenait de plus belle.

Un homme d'allure plutôt classe, d'un certain âge, la cinquantaine bien tassé faisait son entrée. Je m' étais installée confortablement sur la petite tablette devant moi et stylo à la main j'attendais d'écouter cet homme relaté ce que j'avais manqué.

_ Bonjour à tous, je me présente, Mr Sommers, membre du conseil de Woodsboro.

Je m'étais figé, plus rien ne vibrait à mes oreilles, plus aucune paroles, plus aucun souffle, juste l'écho douloureux de son patronyme. Sommers.
Cette douleur dans mon bas ventre, encore et encore plus présente.
Ce Sommers était-il de ma famille ? Ma mère ne m'avait jamais parlé de ses parents, mort selon elle, un oncle peut être ? Bien-sûre que non !

Je l'écoutais malgré le fait que je sois plus que perturbé par cet homme, là tout en bas. Il relatait les ententes, les contrainte du centre de dons qui n'existait plus, des conseillés, de leurs enfants. Il n'énonça rien par rapport au don, évidemment il ne le pouvais pas et de nouveau je me figeais. Qui dit conseillé dit bien des choses. Il était bel et bien du même sang que moi, j'en était presque certaine cela ne faisait aucun doute. Une nausée très prenante m'envahissait. Nulle besoin de prendre des notes, toutes ses paroles étaient comme imbibées par mon esprit.
Une sonnerie stridente avait retentis et s'en était fini de cette réunion.
J'attendais que l'amphi se vide, de pouvoir mieux respirer. J’emboîtais le pas derrière le dernier élèves et descendis les jambes tremblante jusqu'en bas ou une moquette rouge sang tapissait le sol.

Un dernier regard, juste un dernier et je m'en vais, pensais-je. Mon regard à cet instant croisa le siens, un courant électrique m'avait parcouru de toute part, une familiarité dans ses yeux m'interpellait.
Sa main m'empoigna et ses yeux se figèrent comme si un monstre était là devant lui, un monstre effrayant au point de lui faire trembler la lèvre inférieur.

_ Evy ?
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:29

CHAPITRE 3


Ce regard, cette intensité......Je comprenais à présent tout ce que l'on m'avait caché toutes ces années.

_ Vous faites erreur monsieur je m'appelle Karen.

Un sourire tout ce qu'il y avait de plus faux parcourait mon visage. Comment pouvais-je garder cette contenance, figée dans une expression des plus normal ? Il me lâchât sans pour autant se détourner de mon regard.

_ Oh !, désolé mademoiselle je vous ai confondue avec quelqu'un d'autre.

_ Je vous en pris y'a pas de mal monsieur.

Je le saluais et quittais la salle, l'air me manquait, je me sentais oppressée, prisonnière d'un sentiment, prisonnière d'un cri atroce que j'étouffais en moi.
Je m'étais adossée au mur froid des couloirs et frappais de ma tête le béton dur qui me rendait en échos la réalité dans laquelle j'évoluais.

Je pensais et réfléchissais. Pourquoi m'avait-on caché l' existence de mon grand père ? Y avait-il  aussi une grand mère à l'horizon ?
Ma mère m'avait toujours affirmée que ses parents étaient morts dans un accident de la route, que c'étaient des gens formidables qui avaient fait de sa vie  la plus belle qui soit. Alors quoi ? Pourquoi ? Et Tony, pourquoi ne m'a t-il pas dit la vérité après la mort de maman ?

Ma colère se transformait en compassion, quel secret de famille se cachait à Woodsboro ? Je passais mes mains sur mon visage pour reprendre mes esprits. En parler à mon père et Tony ? Hors de question, je devais me débrouiller seule, chercher les réponses moi même.
Je me dirigeais vers le bureau du Doyen d'un pas ferme et décidé.

_ Doyen Dekker ?

_ Oui, entrée Melle Moon, un problème ?

_ Désolée de vous déranger, non aucun, c'est juste que.......Je me demandais si je pouvais obtenir une chambre sur le campus ?

Il me toisa par dessus ses lunettes tout en feuilletant un gros livre à la couverture au tissu vert bouteille. Il tournait les pages, grimaçant par moment pour je ne sais quelle raisons.

_ Accepteriez- vous de cohabiter avec quelqu'un ?

L'idée ne m'enchantait pas du tout mais si il n'y avait que ça, je ne pouvais pas refuser.

_ Oui, bien sûre.

_ Alors vous serez avec Melle Thomason, je pense que ce ne sera pas trop difficile de s'entendre avec ce genre de personne. Profitez de cette fin de journée pour allé chercher vos affaires et vous pourrez intégrer la chambre 709 du bâtiment D dès ce soir.

_ Merci Monsieur le Doyen.....Oh, j'oubliais, j'ai bien transmis ses cours à Mr Switch !

_ Bien ! Je suppose qu'il vous à choisi comme nouveau chaperon à la place de Mme Popnils ?

_ C'est tout à fait ça !

_ Très bon choix ! Je suis persuadé que vous vous plairez ici Melle Sommers.

_ Je n'en doute pas Mr le Doyen, merci.

A en croire ses propos, Ross avait une sacré cote auprès du Doyen, m'en faire un allié n'était pas négligeable, sachant que le courant était bien passé dès la première seconde j'étais certaine que les choses suivraient d'elle-même.
Comme promis je me rendais donc à sa chambre pour lui donner le compte rendu vierge que je devais lui fournir. A quoi bon écrire sur du papier ce que ma mère l'avait déjà narrée et que mon grand père venait de crier haut et fort à tous le monde.
Les vampires étaient des être sanguinaire, sans aucune humanité, sans aucuns regrets, des erreurs de la nature.....

_ Hey ! Melle Moon est de retour ! Alors, du croustillant à me raconter ?

_ Hey ! Oui Mr Switch ! Mais tout est dans ma tête et tu n'aura aucun compte rendu tant que tu ne m'aura pas dit qui t'as cloné avec Robocop !

_ AH, AH, AH !!! mort de rire la comparaison !!!! Installe toi.

Je m'étais installée par terre pour être à sa hauteur, et vue d'ici whaou ! Un canon avais-je dit plus tôt ? Baliverne c'était un triple canon ! Je ravalais mon ardeur, car disons le clairement, tomber amoureuse était pour moi LA chose interdite.
J'étendis mes jambes et croisa les bras afin d'écouter attentivement ses périples.

_ Alors voilà, je suis tombé de mon cheval et je l'ai entraîné dans ma chute, il est tombé sur moi et BAM ! Bassin fracturé et jambe droite complètement éclatée.

_ …....Quoi, c'est tout ?

_ Bah ouais ! Aller, le compte rendu !

_ Tu crois que je me suis taper un discourt chiant comme la lune pendant plus d'une heure pour m'entendre dire ça ? Raconte moi tout du début, et ce qui en découle bien sûre !

_ La vache ! Mais t'es une sacrée chieuse toi ma parole.............Bon d'accord, tu corresponds au genre de personne que j'adore, j'attendais que tu me pose la question !.......Alors.....

Ross s'était lancé dans son récit, il m'expliquait qu'ici à Woodsboro les deux sports far étaient le Football bien évidemment et depuis quelques années, le polo ! Étant capitaine de l'équipe du campus ils avaient gagnés ces deux dernières années tout les matchs.
Il m’expliqua aussi son dernier match, la sensation de tournis, comme un malaise, puis sa chute et sa blessure qui l'empêchait de jouer à présent et ce, pendant encore un bon moi.
Cependant quelque chose clochait. Son regard, dans son expression il y avait une certaine animosité, un regret amer que je ne savais qualifier et les battements irréguliers de son cœur laissaient à paraître qu'il ne m'avait pas tout dit.

_ Il y a un truc que tu me dit pas hein ?

_ T'es voyante ou quoi ?

_ On m'appelle Madame Irma oui, j'ai un certain don ! Fis-je mimant une boule de cristal

_ T'as visée juste. C'est Livia Jones le problème.

_ Livia Jones ? Hummm, une petite amie présente dans l'équipe ?

_ Une petite amie ? Plutôt crever ouais ! Elle à pris ma place, joue perso et ne fait participer aucun des autres joueurs de l'équipe, vise super bien et ne loupe aucun lancé. Le coach ne voit que par elle pendant mon absence et je suis CERTAIN que c'est elle qui m'a droguée. Je te jure cette fille fait froid dans de dos.

_ Une peste quoi !

_ Ouais ! Demain après les cours il y à match, j'ai besoin d'un body-guard, évidemment je compte sur toi pour faire le sale boulot ! Considère ça comme un bizutage. Et tu pourra voir à quoi cette sorcière ressemble.

_ Un body-guard hein ? Hé bah, quel honneur ! Je ne louperai mon premier match de Polo pour rien au monde !

Je me redressais, je voulais l'embrasser comme le font les « amis » mais je m'étais retenue, je ne savais rien de lui et je m'impliquais un peu trop vite à mon goût.

_ Alors à demain ! Je te rédigerais un joli exposé.

_ Génial ! A demain Karen et merci !

Et une étape de passée. Ne me restais plus qu'a rejoindre mes deux pères et trouver une excuse bidon à mon «  déménagement » ce qui allait être beaucoup plus compliqué que de trouver une chambre sur le campus.

Je regardais la 2CV, j'hésitais. Depuis que la fièvre était apparut je n'aspirais qu'a courir, libre, et un petit sprint dans la forêt me titillait les membres surtout qu'elle n'était qu'a deux pas du campus et s'étendait sur des kilomètres, deux de la maison pour être exact.
Tant pis pour les affaires, je prendrai le minimum dans un sac et reviendrai plus tard avec la voiture. Je mis mes fournitures dans la voiture et partie à toutes jambes, modérée toute fois vers l'épaisse verdure, j'accélérerais à l’abri de tout regard indiscrets.

Quel bonheur de sentir la nature sous ses pieds, le vent, la chaleur, les animaux. Une petite colonie d'oiseau m'accompagnait tout en chantonnant comme pour m'encourager. Je soupçonnais de l'amusement de leur part mais c'était si agréable que je leur répondit avec tout autant de moquerie.

Pourquoi cette angoisse soudaine au creux de mon estomac ? Je ralentissais la cadence et l'envol prématuré des oiseaux me mis sur mes gardes.
J'avais les mains moites, la tête douloureuse et je pouvais entendre un léger écho de voix qui s’entremêlaient. Maya, j'aurai reconnu ses octaves parmi des milliers.
Je m'étais accroupis contre un arbre et me concentrais sur ce dialogue qui devait se dérouler à quelques cinq cent mètre de là. J'évitais tout contact avec le vent qui m'avait bien compris, je ne devais pas me faire sentir.

_ A t-elle fini par tuer ?

_ Non Maya, pas encore, tu connais son point de vue.

_ Et les menaces alors, elles ne servent à rien ?

_ Elle commence à payer.

_ Écoute moi bien Nala ! Maintenant qu'elle est revenue ça doit se passer comme on l'avait prévue. 20 Ans, j'y étais presque, j'ai du attendre 20 ans Putain d'années pour espérer trôner aux côtés de Caleb et partager son lit et elle est revenue juste à ce moment là. Elle doit tuer, l'autre doit protéger et tout se déroulera comme je l'avais prévue c'est clair ?

_ Je vais tout faire pour ça.

_ Tu as intérêt, sinon je révèle à Caleb tout ce que je sais.

_ Ne me menace pas trop Maya, attention tu oubli qui je suis. Tiens plutôt ta bâtarde et fait en sorte qu'elle soit éduqué comme tel !

Je n'en revenais pas de ce que je venais d'entendre. Avec qui Maya pactisait-elle ? De qui parlaient-elles ? La bâtarde, est-ce que c'était moi ?
Elle avait évincée ma mère, soudoyé mon père pour avoir son amour mais ma venue avait chamboulée ses projets.
Je serrais les poings, Maya n'allait pas s'en tirer à si bon compte et avec ce que j'avais surpris je la tenais au creux de ma main, j'allais lui en faire baver.

J'arrivais toute en sueur au village. Caleb, Tony, Maya et quelques autres se faisaient une partie de carte.

_ Salut ma belle ! Me fis Tony. Ta journée est déjà fini ?

_ En fait le Doyen m'a proposé une chambre, j'ai accepté ! Je pourrais faire le Loire un peu plus le matin.

_ Oh ! Et quand reviendra-tu à la maison ?. Fit mon père l'expression déconfite.

_ Le week-End.

_ Bien.

Maya me regardait d'un air abruti, aurais-je détourné ses plans sans le savoir en faisant cette demande sur le campus, j'en ricanais intérieurement.

_ Bon, vous allez pas me féliciter d’avoir passer avec brio cette première journée ?

L'ambiance se détendait enfin et je pris part à leur parti de poker, plutôt houleuse.
En fin de soirée je rassemblais mes affaires dans un gros sac à dos de randonnée.

_ C'est assez soudain comme décision Karen, tu serai plus en sécurité ici non ?

_ J'en doute Maya ! La bâtarde serait plus en sécurité avec des gens normaux ne croit-tu pas ?

_ Pourquoi tu dis ça ?

_ C'est ce que je suis, une bâtarde ! Je te trouve proche de mon père ces temps-ci. Je doute qu'il s’intéresse à une fou la merde dans ton genre, tu use tes griffe pour rien.

Elle m’empoignât la gorge, toutes dents sorties et je ne pu m'empêcher d'avoir un fou rire malgré ma trachée meurtrie par sa puissance. Elle me relâchât surprise.

_ Pauvre conne.

Je ne pouvais m'empêcher de rire sachant que j'avais blessé son égaux. Cette satisfaction me rendait complètement hilare.

_ C'est ça ! On verra qui est réellement la pauvre conne Maya........
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:30

Bon, chapitre de transition, donc pas très intéressant je trouve, mais il me le fallait pour la suite, j'espère que ça vous plaira malgré tout!

CHAPITRE 4


Premier jour de cours officiel, plutôt flippant ! Je n'avais pas pu rencontrer ma colocataire ayant été retenue chez elle pour un problème familiale. Je n'avais donc personne à qui me raccrocher pour parcourir le campus et m'y retrouver.

Mon départ de la maison s'était fait tranquillement malgré la réticence de mes pères à vouloir me laisser partir et l'accrochage avec Maya. Son discourt me hantait toujours, de qui avait-elle bien pu parler et qu'est-ce que je venais faire là dedans ?
J'étais totalement perdue dans mes pensées lors-ce-qu'une voix hystérique me fis revenir sur terre dans la seconde.

_ Karen, c'est ça ? Dit moi que je ne me trompe pas !

Elle était blonde, ses long cheveux couleur miel retombaient sur ses épaule en un tumulte d'anglaise parfaitement dessinée. Malgré son allure de  bimbo elle semblait totalement dingue, sautillant sur elle même, les mains entrelacées comme si elle attendait son premier bonbon.

_ Bah écoute non, tu ne te trompe pas.

_ Chouette!chouette, chouette !.......Oh mais quelle nunuche, Michelle.

Elle avait tendue sa main vers la mienne d'un geste sec. Je la regardais d'un air ahurie sans vraiment comprendre pourquoi elle était la seule à m'avoir remarquée.

_ Michelle......Michelle Thomason, ta coloc.

_ Oh !......Excuse moi.....Enchantée Michelle, tu heu.......Ça vas mieux ?

_ Mieux ? Ah oui, c'était une petite ruse pour passer la soirée avec mon copain, ici les questions sont rare, t'es majeur, vacciné, bref  tant que tu préviens et que tu trouve une excuse valable pas de soucis.

_ Je vois.

La journée s'était très bien passée, les cours plutôt sympathiques et presque tous en compagnie de Michelle, l'avoir à mes côtés aujourd'hui avait été une aubaine, délurée mais plutôt sympa comme fille.

_ Tu viens avec moi à la cafet ? On s'y retrouve tous en fin de journée.

_ C'est gentil mais je dois retrouver quelqu'un pour le match de polo.

_ Ah ? Je peux demander qui ?

_ Ross Switch.

_ Whaow ! Hé bah je peux te dire que tu as de la chance ma vieille, saisie toutes occasions qui se présente à toi, sans réfléchir, conseil d'une amie.

_ C'est pas dans mon optique Michelle.

_ C'est ce qu'elle dise toutes !

C'est sur cette dernière phrase qu'elle me quitta en s'éloignant. Je la regardais s'en aller, elle me faisait tant penser à Clothilde, une maie de Paris.
Je me dirigeais vers la chambre de Ross ne sachant pas comment j'allais être accueilli aujourd'hui. On ne sait jamais comment les gens réagissent d'un jour à l'autre et j'avais appris à prendre du recul par rapport à ça. Je frappais d'un poing décidé à sa porte. Aucune réponse.

_ Hé ho, Ross ?

Je poussais la porte, personne. Je m'étais approchée de la fenêtre et regardais au travers, voir si je l’apercevais, peut être serai t-il déjà parti. Je regardais ma montre inquiète de savoir si j'avais loupée l'horaire convenue.
Mes oreilles se mirent en alerte toutes seules quand un bruit de frottement derrière moi les avaient interpellées.
J'avais appris à contrôler les effets de surprise et j'entrepris de me retourner avec un calme olympien.

_ Pile poil à l'heure Melle Moon !

Ses cheveux dégoulinaient encore, son corps tout autant. Une petite serviette blanche emprisonnait sa taille pour simple vêtement. Mes yeux passèrent de son visage à ses pieds et si j'avais dus voir mon propre reflet j'étais certaine d'avoir la bouche ouverte.
Sa main passa devant mes yeux.

_ Youhou !

Je m'éclaircie la voix, du moins j'essayais.

_ J'ai crue que j'étais en retard. Je te laisse te préparer j'attends dehors ok.

Pas un sourire, pas un simple bonjour n'avaient réussis à sortir de ma bouche. J'avais gardé cet air froid que je m’étais forgé comme une carapace indestructible.
Bras croisés j'attendais que Ross daigne enfin sortir et c'est ce qu'il fit 5 minutes plus tard.

_ Alors, prête à assister à ton premier match de Polo ?

_ Autant qu'on puisse l'être. Je ne connais absolument rien à ce sport, il vas falloir que tu me briffe avant mon arrivée sinon je vais faire l’effet d'une écervelée.

_ Alors, le polo c'est simple, 4 chevaux, 4 joueurs, une équipe ! On est équipés d'un maillet et on doit taper dans une boule semblable à une boule de billard. On doit marquer entre deux piquet, un peu comme au rugby tu vois. Il y le numéro un, attaquant et buteur de l'équipe, le numéro deux est le second attaquant et surveille le numéro trois adverse. Le numéro trois lui est chargé de transformer les actions défensives en mouvements offensifs. C'est en général le meilleur joueur de l'équipe et le numéro quatre  ou " back ", doit tout faire pour éviter que les adversaires ne marquent des buts,

_ Alors  si t'es buteur c'est pas toi le meilleur joueur de l'équipe ?

_ En théorie non, mais celui qui marque est celui qui fait gagner l'équipe et par la même occasion celui que l'on mets sur un pied déstale même si de mon point de vue c'est l'équipe entière qui contribue à la victoire.

Sous ses airs de mec populaire Ross aimait ce sport et son équipe et faisait preuve de solidarité soudée pour elle.
En arrivant prêt du terrain il avait ralenti sa cadence déjà bien lente. Son visage avait pris un air déconfit, déçu, blessé. Il souleva sa béquille et me montra un point sur les bancs de touche ou était les joueurs.

_ Tu vois la grande brune de dos ?......

_ Livia Jones ?

_ Bingo !

Amicalement j'avais attrapé son épaule à pleine main, il avait besoin d'encouragement et de soutient.

_ Dans un mois tu sera remonté sur ton cheval et tu la regardera de haut cette fois. Aller, viens on vas s’asseoir,

Tout le long du match j'avais observé Livia. Je comprenais maintenant les propos de Ross me disant qu'elle donnait froid dans le dos. De long cheveux noir ébène retombaient en cascade le long de son dos et à travers son casque je pouvais distinguer des yeux bleu glacier d'une dureté effrayante. Elle ne passait quasiment pas la balle à ses équipiers  et l'équipe adverse ne la touchait pas beaucoup non plus. Cette fille était d'une rapidité et d'une concentration incroyable.
Tous les joueurs sans exception cherchaient Ross du regard qui leur faisait des signes d'encouragement. Il gardait sa contenance face à eux mais je voyais bien ses mâchoire se crisper sous la colère.
Bien entendue l'équipe avait gagné haut la main, 60 à 18.

_ Tu viens, je vais voir l'équipe dans les vestiaires.

_ Non je te laisse savourer ta victoire avec tes amies. Tu me retrouve aux box des chevaux ?

_ Ça marche.

J'étais certaine d'en apprendre plus sur cette fille rien qu'au ressenti des chevaux.
Arrivée près des box je pouvais sentir une tension palpable, des cœurs battant la chamade, de l'énervement, de l'inquiétude.

_ Whow ! Calme toi mon beau, calme toi.

Cet étalon de couleur aussi sombre que sa cavalière était très agité, ses yeux rond me regardaient de haut, prêt à frapper à la moindre erreur de ma part.
J'avais eu du mal à poser ma main sur son nez mais j'y étais malgré tout parvenue avec un peu de persévérance.

J'avais plongée mes yeux dans les siens pour lui faire comprendre que je pouvais ressentir tout ce qu'il ressentait et que de moi il n'avait absolument rien à craindre.

_ Voilà, on arrive à s'entendre toi et moi. Elle ne te traite pas correctement n'est-ce pas ?

Je lisais en lui comme dans un livre ouvert, je ressentais sa douleur, sa peur.

_ Parle moi, dit moi ce qu'il ne vas pas chez elle.

J'avais presque réussi à avoir toute sa confiance lorsqu'une barrière avait brandit entre nous.

_ Whaw ! Intéressant.

Un sourire machiavélique animait le visage de Livia. Comment avait-elle pu s’immiscer  dans son esprit et dans le mien au point de nous barrer toutes communication ?

_ Qui es tu ?

_ Une salope, une mégère, LA fille à éviter.......C'est comme ça qu'on me qualifie non ?

_ c'est peut être le cas.

_ Tout vas bien Karen ?

Ross se tenait derrière Livia qui me faisait face

_ Ross ! Comment te sent tu ?

_ Qu'est-ce que ça peut te foutre Livia ?

_ Tu leur à enfin dit que tu ne pourrait plus jouer ?

J'assistais à ça sans rien pouvoir faire. Je ne connaissais rien de mes deux interlocuteur et ne comprenais pas grand chose à ce qui pouvait se passer.

_ Je le ferai bientôt. Mais ce que tu ignore c'est que tu as devant toi la futur meneuse de l'équipe.

_ Elle ? Laisse moi rire !

Livia me détailla en ricanant et à cet instant j'avais une envie folle de lui arracher la tête.

_ Écoute moi bien Switch, si tu te mets en travers de mon chemin je me ferai un plaisir de t'arracher la jugulaire avec mes dents.

_ Et moi de t'enfoncer ta jolie petite gueule avec ma béquille si tu dégage pas dans la seconde.

Livia s’exécuta en faisant une révérence provocatrice à Ross. Une fois disparue de notre champ de vision mon nouvel ami se défoula sur le sol en frappant de toute ses forces avec ce qui était sensé l'aider à marcher.

_ Laisse tomber Ross c'est une peste. Mais explique moi ce......ce......ce....

_ Karen ? Karen ça vas ?
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:31

 CHAPITRE 5



Mon cœur battait très fort contre mes tempes, une chaleur limite supportable torturait ma tête que je sentais à deux doigts de s'embraser. Mes yeux quand à eux m'inquiétaient, même fermés je pouvais distinguer ce qui m'entourait rien qu'aux vibrations que l'environnement émettait.

_ Karen tu me fait flipper ! Dis moi ce qui vas pas !

Je savais, j'étais certaine que mes yeux révéleraient à Ross qui j'étais vraiment, enfin pas dans le sens propre du terme mais il verrait probablement en moi un monstre hideux ou un truc dans le genre. Ma maturité était toute proche et quelque chose l'avait déclenché. Il fallait que je m'en aille, que je quitte le campus dans la seconde si je ne voulais pas me matérialiser en public et mourir sur un bûché comme Jeanne d' Arc ! Je ne savais rien sur le comment de celle-ci, quelle douleur me procurerait-elle ? Serais-je consciente de mon changement physique.........Ferais-je du mal inconsciemment à quelqu'un ?

_ Ross, file moi tes lunettes.

_ Quoi ?

_ Tes lunettes de soleil ! J'ai une affreuse migraine ophtalmique et si j'ouvre les yeux je suis sûre de vomir à cause de la lumière du soleil.

_ Ok....Heu.....Tiens.

Je priais de toutes mes forces pour que derrière les verres teintés il ne s’aperçoive de rien. Je pris une grande respiration pour essayé de dissimuler mes douleur et me releva vers Ross.

_ Il faut que je rentre, tu te sent capable de retourner seul sur le campus.

Je pouvais entendre son pouls claquer contre ses poignets et contre son cou, il avait peur ! Mon dieu faite qu'il ne se soit appercu de rien,

_ Ouais, ouais ça......ça ira !

_ Je compte sur toi pour prévenir le doyen. Dit lui que je suis rentrée à la maison pour allé chercher des comprimés spécifique à mes migraines ok ?

_ Compte sur moi.

Une fois dans la forêt toute cette pression était moins forte. Je m'étais adossé à un arbre et tombais en sanglots, les mains plaquées contre mon visages. J'avais peur, très peur de ce qui allait arrivé. Même si toute ma vie on m'avait expliqué en détails ce qu'il se passerai, même si j'avais vue plus d'une transformation je n'étais pas une pur sang et la faiblesse humaine de la peur était un sentiment naturel contre lequel je ne pouvais lutter.
Je regardais tout autour de moi, malgré les larmes qui embrumaient mes yeux je distinguais tout, dans les moindre détails. Des nuances parfaite des couleurs d'un scarabée au froissement imperceptible d'un ver de terre sur le sol. Mes oreilles captaient le moindre bruit et mes yeux le moindre mouvement.
J'avais mis mes mains sur mes oreilles et je plissais les yeux aussi fortement que je le pouvais. J'avais envie que tout disparaisse, moi y compris.
« contrôle toi » pensais-je, «  contrôle toi ! » j'exécutais à la lettre les cours que m'avait donné Tony concernant la respiration. Penser à quelque chose d'agréable aidait aussi beaucoup à calmer le corps de l'ardeur dont il était prisonnier.

_ Tout vas bien Karen ?

J'eus un hoquet de surprise et un sursaut démesuré. Mr Sommers se tenait là en tailleur face à moi. Je ne l'avais ni entendu, ni sentis. Autant dire une grosse défaillance dans mon système lycan !

_ Mr Sommers ! Qu'est-ce que vous faites là ?

_ Appel moi Julian. Je passais par là et je t'ai aperçu.

Je savais que ce n'était pas le cas. Les êtres humains même s'ils en ont le droit, ne viennent pas dans la forêt des lycan, ni dans celle des vampires. Il savait, je savais et c'est pour ça qu'il était là.

_ De vous à moi Julian, ce n'est pas la raison exact de votre présence ?

Il eut un large sourire d'émotion, de plaisir, de tristesse aussi.

_ Tu ressemble tellement à ta mère Karen.

Il cherchait une réponse dans mon regard, une réponse que je ne pouvais satisfaire, du moins pas dans le sens dans laquelle il aurai souhaité l'entendre.

_ Elle est décédée il y à quelques mois, je suis désolée.

Sa pomme d' Adam montait et redescendait difficilement dans sa gorge, l'émotion était forte, perceptible mais il n'en fis rien, devant moi en tout cas.

_ Est-ce que.......Est-ce qu'elle te parlait de moi de temps en temps ?

_ Souvent oui, de vous, de votre femme, de votre fils aussi. Elle me racontait à quelle point vous étiez un exemple pour elle, un exemple à suivre. Elle me disait souvent que sa vie avait été douce, que vous lui aviez apporter tout ce dont elle avait eu besoin. Cependant, dans mon esprit vous,.....Vous étiez mort, vous et votre femme. A priori elle n'avait pas totalement raison. Pourquoi.

Cette fois-ci les larmes coulaient silencieuses le long de ses joues. Il souriait malgré tout, se remémorant probablement des souvenirs ancien dont elle était le sujet principal.

_ J'ai fait beaucoup d'erreur, je l'ai rejeté. Je savais, je sentais qu'elle n'était pas morte. Quand je l'ai enterrée à Woodsboro, du moins, quand on à mis en terre son cercueil je savais qu'elle n'était pas morte.

Julian m'expliqua l'histoire que je connaissais déjà, enfin en partie. La morsure de mon oncle Marty, l' amour de ma mère pour pour Caleb, la découverte des dons, la mort brutal de ses amis, Carolyne.
Ce que je ne savais pas c'est qu'en voulant sauver son frère, puis son ami Liam c'est sa propre mère qui avait été tuée. Après cela Julian avait par douleur, tenu responsable sa fille de ce désastre et l'avait chassée. Pour lui comme pour tout le monde Evy Sommers avait été tuée par Carolyne.


_ Tout concorde, sauf une chose, ma mère ne s'est pas faite tuer par Carolyne. Pour sauver Liam et Carie elle s'est sacrifiée et à peine les crocs de Carolyne avaient-elles transpercée son cou, Tony était venue l'aider mais l'as mordu à son tour. Victime des deux poisons, mais pas assez puissant  compte tenue des deux faible morsures elle était devenue vampire et lycan à des degrés bien différents. Ce mélange lui à été fatal au fil des années.

_ Je comprends mieux pourquoi elle n'est pas revenue. Mon dieux je l'ai laisser seule alors qu'elle avait besoin de moi. Je ne me le pardonnerai jamais.

_ Je suis certaine qu'elle voyait ça autrement. Ses yeux brillaient quand elle parlait de vous, c'était magique.

_ Alors tu es......

_ Je suis mi humaine- mi Lycan. Et j'ai le même dons que ma mère.

_ Je suis illusionniste.

_ D'où l'absence total d'affolement de mes sens.

_ probablement. Ton père est Caleb  si je comprends bien ?

_ Oui. J'ai été conçue maman était encore humaine.

_ Karen........Si je suis intervenue aujourd'hui c'est pas seulement pour que tu sache que j'existe mais pour te mettre en garde.

_ Pourquoi ?

_ Des rumeurs circulent, des bruits te concernant, et concernant un vampire.

_ Je n'ai et n'aurai jamais de contact avec cette race !  Si j'en croise un sur mon chemin il est sûre de repartir les pieds devant.

_ Je n'en sait pas plus mais reste sur tes gardes, s'il te plais. Voici mon numéro de téléphone, n'hésite pas à m'appeler en cas de besoin ok ? Je pourrai être utile.

_ Bien. Vous voulez m'accompagner au village ?

_ Non je te remercie. Trop de mauvais souvenirs.

_ A bientôt alors.

_ Karen !

_ Oui ?

_ N'hésite pas à venir me rendre visite.

_ Je m'en souviendrai.

En seulement trois jours j'avais rencontré mon père biologique et mon grand père sensé être mort. Je commençais à me dire que je n'aurai peut être pas dus revenir ici. Je ne comprenais pas non plus la mise en garde de Julian, enfin je ne déchiffrai pas vraiment ce qu'il m'avait dit mais j'étais persuadée que ça avait un rapport avec l'échange que j'avais surpris entre Maya et cette fameuse Nala qui avait tout d'un vampire.
A l'approche du village j'entendais crier, pas d’énervement non, mais plutôt sur un ton de réprimande et c'est Tony qui se faisait entendre.
Plus je m'approchais et plus la tension redescendait et c'est avec stupeur que cachée derrière un touffu j'observais mon nouvel ami Ross attablé tranquillement avec Tony.

_ Désolé monsieur, j'ai suivie mon amie, je l'ai vue entrer dans la forêt et vu qu'elle ne semblait pas aller très bien j'ai cru que c'était le comportement à adopter.

_ Bien, oui, c'est une bonne initiative mais tu dois être inconscient pour te rendre chez les lycans !

_ C'est autorisé par la loi non ?

_ Ça l'est oui ! Mais ça aurai pu être dangereux pour toi.

Je regardais ma montre, 20 minutes, il lui avait fallu 20 minutes pour parcourir les quelques kilomètres qui le séparait du campus. Faisable oui, largement mais avec sa jambe il aurait dus mettre au moins 10 bonne minutes de plus.
Je dus attendre une bonne demie heure avant qu'il ne daigne partir, je l'avais échappée belle mais je n'allais pas échappé au foudre de Tony, d'ailleurs, où était les autres ?

_ j'espère qu'attendre derrière un touffu près d'une demie heure t'as fait réfléchir sur ta façon d'agir !

_ J' pensais pas qu'il me suivrai !

Il pris mon visage entre ses mains et observa mes yeux avec grande attention.

_ Ça à commencé n'est-ce pas ?

_ Oui.

_ Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu as croisé un vampire ?

_ Non, non ! Enfin j'crois pas !

_ Comment ça tu ne crois pas Karen !?

_ Une fille sur le campus, bizarre, à menacée Ross. Elle n'avait rien d'un vampire ceci dit.

_ Qu'est-ce qu'elle à dit ?

_ Qu'elle lui arracherai la jugulaire si il se mettait en travers de son chemin.

_ Ce n'est pas à prendre à la légère. Ne la provoque pas  c'est clair ? Évite la autant que possible ! Et grand dieux tiens tes amis à l'écart de ta particularité, on est plus à Paris. Woodsboro reste une ville  accroché à ses idées.

_ Promis.

_ Maintenant retourne sur le campus. Je parlerai à ton père de ce qu'il s'est passé.

_ Bien-sûre ! Certaine chose sont plus facile à dire que d'autre n'est-ce pas ?

_ Qu'est-ce que tu insinue ?

_ Demande à Julian Sommers !

Sans vouloir entendre ses explications j'avais pris la poudre d' escampette et l'entendais scander mon nom à mesure que je m'éloignais mais je ne fis pas demi tour, poussant ma force physique à son maximum.
Je m'étais arrêté à la l'embouchure du chemin de terre qui rejoignait le macadam du campus et vis Ross titubant. Visiblement il avait dus forcer un max sur sa jambe, il à vraiment dus croire que je n'allait pas bien. Il s'était arrêté et frottait sa jambe comme pour faire disparaître la douleur.
Je pris une grande respiration et avança à allure rapide à sa rencontre.

_ Hey ça vas ? Qu'est-ce que tu faisais ?

_ Un petit sprint, visiblement pas une excellente idée comme tu peux le constater !

_ Désolée de t'avoir laissé tout seul.

_ J'suis pas impotent non plus !

_ T'as raison. Tiens..... tes lunettes.

_ Ta migraine est vite passée dit moi ! T'es quoi un genre de super héros ?

_ Ouais ! Un super héros avec des capacités hors norme ! Fis-je sur le ton de la plaisanterie

_  Et avec des yeux jaune luminescents !

Je perdis mon sourire dans la seconde. Était-ce une simple coïncidence humoristique ou alors Ross avait-il percé mon secret ? J'essayais de garder ma contenance malgré le silence glacial qui s'étendait entre nous.
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:31

Chapitre 6

Je regardais Ross avec de gros yeux ronds et je devais trouver une réponse au plus vite, un truc cohérent.

_ Un super héros avec des yeux luminescents et un maillet à la main ! Dis moi c'était quoi ton spitch de tout à l'heure ? Et qu'est-ce qu'elle voulait dire par «  tu ne pourra plus jouer » ? et toi par «  voici la nouvelle capitaine ?

_ J'sais pas j'ai sorti ça comme ça ! Enfin non pas comme ça en fait. Je peux réellement plus espérer monter sur un cheval ni tâter le maillet. Et heu........Je voudrai que ce soit toi qui prenne ma place.

_ Quoi ? Mais t'es dingue ! Je ne suis jamais montée sur un cheval ! Et pourquoi moi ? On se connais à peine, qu'est-ce qui te fait dire que tu peux avoir confiance en moi ?

_ C'est comme ça, c'est assez bizarre en fait comme sensation.

_ Bon passons. Pourquoi tu ne pourrai plus jouer ? Y'a rien d'extraordinaire à monter sur un cheval !

_ Bah détrompe toi ! Le bassin est en mouvement perpétuel, les jambes aussi et le doc à été clair, plus de Polo pour moi et c'est sûrement pas cette folle qui prendra ma place.

_ Désolée................

_ C'est pour toi que je suis désolé Karen, tu vas devoir caresser du crin ma vieille !

_ Hé bah voyons !

Ross avait raison, c'était assez étrange comme sensation. Je ressentais un certain besoin à être à ses côtés, un besoin constant de savoir où il est, ce qu'il fait.
J'avais un doute sur tout ça, Livia Jones. Ma maturité arriverai à son terme le jour ou je devrai protéger un humain, Tony avait fait allusion à son éventuel appartenance à la race vampire. Serait-ce ça la clé de l'énigme ?

Plusieurs semaines avaient passées et je passais tout mon temps libre chez Sony, le numéro deux de l'équipe qui avait un haras et, ça coule de source, des chevaux.
Je subissais les engueulades des joueurs qui perdaient souvent patience face à ma difficulté à comprendre. Ils avaient tous approuvés l'idée que je remplace Ross et par la même occasion Livia, je montais de mieux en mieux et ma vision parfaite et détaillée me permettait d'avoir une certaine avance malgré le grosse difficulté que j'avais à comprendre les règles du Polo.  
La nouvelle concernant l'abandon contraint de Ross avait laissée un goût amer de déception au sein de l'équipe mais j'avais été accueilli comme un membre à part entière de leur petit monde. Tous se donnaient un mal fou à m'apprendre ce jeu pour que je sois prête d'ici un mois et  faire mes preuves devant le coach Clarkson.

Je retournais de moins en moins au village, je m'éloignais de mes racines, de mon but. J'étais si bien en présence des gens normaux, des gens qui parlent de tout et de rien sauf de vampire ou de Lycans. J'évitais le plus possible Livia, me disant que peut être, je resterai toujours avec cette fièvre mais que je resterai humaine.
J'aimais ce groupe,j'aimais être avec Ross, j'aimais ce qu'ils m'apportaient au grand dame de Tony et Caleb qui me voyaient m'éloigner sans pouvoir y faire quelque chose. J'oubliais, j'oubliais Maya, Julian et ses mises en garde, j'oubliais qui j'étais et ça me plaisais.

En rentrant au campus Michelle était là à se bécoter avec Jakson son petit ami, dieux que j'avais horreur de ces scènes qui ne seront jamais les miennes.

_ Sa....lut Karen.

_ Salut. Ne vous dérangez pas pour moi je ne fais que passer.

_ T'a reçue une lettre aujourd'hui, je l'ai posée sur ton bureau.

Une lettre ? Je reconnu immédiatement l'écriture sur l'enveloppe et mon estomac se noua instinctivement. Tant de lettre, d'échanges, de mot d'anniversaire, de joie et de pleur à distance. Je le connaissais sans jamais l'avoir vue, je le connaissais si bien  et en arrivant à Woodsboro, l'idée d'aller le rencontrer réellement ne m'avait même pas traversée l’esprit.
J'avais du mal à respirer tout à coup, je me sentais mal. La mort de maman, mon égoïsme à vouloir me fondre dans la masse et oublier qui je suis avait fait disparaître en moi toutes les valeurs que l'on m'avait inculqué.

Une carte postal avec un champ de coquelicots mentionnait juste une adresse, la sienne. Les larmes et la tristesse remontaient en moi comme un flots englouti. Je ne pus retenir mes sanglots et m’écroulai sur le bureau. Le coquelicot était la fleur préférée de ma mère, elle en cueillait tout le temps malgré leur beauté éphémère et s'amusait à les faire revivre à chaque pétales perdues, elle pouvait passée des heures à les contempler comme s'ils la fascinaient.

_ Karen ça vas ? Une mauvaise nouvelle ?

_ Fou moi la paix Michelle, pour une fois oublie moi ok !

Je sorti de la chambre à grande vitesse, de l'air !
Je repris ma contenance aux bout d'un petit moment sous un noyer. Il fallait que j'y aille. Maintenant.
J'arpentais les rues de Woodsboro comme si je les avaient toujours connus, j' humais les alentours à la recherche de son odeur, de la touche du parfum qu'il laissait sur chaque lettre comme pour que l'on ne l'oubli pas, comme pour qu'on le retrouve au milieu de la puanteur vampirique qui bordait la forêt.
Pas besoin de la carte postal malgré qu'elle pendait entre mes doigts. Je m'étais laissé guidé et j'avais trouvé.
Mon cœur s'emballait comme à un premier rendez-vous, mais à l'inverse que c'était comme un oncle que j'allais rencontrer et embrasser pour la première fois.
Ma main frôla la porte en bois sculpté avant de frapper légèrement. Je savais à quoi il ressemblait, il savait aussi les traits de mon visage. Comment réagirait-il ? Comment est-ce que j'allais réagir ? j'avais envie de m'enfuir tant la peur et l'envie  se bousculait en moi.

Comme un ralenti de films, la porte s'ouvrit et il se tenait là, mon corps tremblait sans retenue,  bousculé par un flots de larmes de joie, de pression évacuée d'un seul coup.
Il me pris dans ses bras et je crois que jamais dans ma courte vie je n'avais connus d'étreinte aussi pure et chargée en émotion. Son dos était pris de soubresauts dus aux sanglots qu'il étouffaient dans mon cou.

_ Oh Karen si tu savais comme j'ai attendu ce moment. Pourquoi n'est -tu pas venue avant, j'étais si inquiet.

_ Pardonne moi Liam. Je me suis perdue un moment et tu m'a fait revenir sur terre.

_ Putain Karen c'est bien toi ! Regarde toi, une vraie petite femme !

Il me fis tourner sur moi même, les yeux pleins de larmes et de fiertés.

_ Mais entre !

Une vrai bouffée de bonheur m'avait envahie. Toutes ces lettres ou nous nous racontions nos vies, toutes les paroles de ma mère pour son fidèle et tant aimé ami. J'avais été élevé dans le but de rencontrer un jour ou l'autre cet homme qui faisait partie intégrante de la vie de ma mère et de la mienne.
Nous avions passez une grande partie de la nuit à nous remémorer les bon souvenirs de nos courriers, de ses souvenirs avec maman. Je crois ne jamais avoir autant ri et pleurer, ce que je me sentais bien, là avec lui.

_ J'ai rencontré Julian tu sais.

_ Ton grand-père est un homme droit et extraordinaire, il avait le droit de savoir la vérité.

_ J'ai pas été très expressive, je n'ai pas beaucoup souris, j'ai été plutôt froide et je ne suis pas retourné le voir malgré son invitation.

_ Tu lui ressemble en tout point et je suis certain qu'il l'a bien compris. Tu y retournera quand tu sera prête.

Il mis sa main sur mon front, s’apercevant sûrement qu'il perlait et ce que cela signifiait.

_ La fièvre hein. Si tu as besoin de mon aide je suis là! N’oublie pas que toi et moi on est aussi complémentaire que je l'étais avec ta mère. La nature nous appartient et nous lui appartenons, un problème et j'accours d'accord ?

_ Pas de problèmes. Et dit moi, toujours pas de bambins qui cours partout dans ton salon ?

Je m' aperçue de ma bourde au moment ou elle était sortie de ma bouche.

_ Excuse moi je......

_ C'est rien, ta ma mère à été et restera la femme de ma vie........Ne reste plus que toi pour nous faire de beau conseillés !

_ Je serai toi j'y compterai pas !

_ Pourquoi ?

_ C'est quelque chose que je m'interdit, regarde le résultat de mes parents ! Pas envie de mettre en danger celui que j'aime.

_ Pourtant quelqu'un t'attire je me trompe ?

_ (Je haussais les épaules) peut être.

_ Alors ne vas pas à contre courant, vie, explore, aime. C'est tellement magique l'amour.

_ On verra bien avec le temps mais crois moi c'est pas dans mes projets pour le moment !

_ Et quels sont-ils ?

_ Apprendre à jouer au Polo pour sauver un ami et( je regardais ma montre).......Rentrer maintenant si je ne veux pas que ma coloc ameute tout le campus ne me voyant pas revenir !

J'embrassais Liam et partie le cœur léger dans les rues de Woodsboro, laissant le vent s'engouffrer en moi et partager mon bien être.
Je décidais de passer par la forêt pour m’enivrer de son parfum si particulier, de sentir mes pieds nus fouler la terre.
Plus de pression, plus de peine, plus rien ne m'habitait sauf le bonheur de ce moment partagé. Je sautillais comme une enfant dans la nuit noir, je chantonnais même ce qui ne m'arrivais jamais mais je me laissais porter par le moment présent.

_ Au secours ! Au secours ! Ptin J' veux pas crever en pleine nuit dans une forêt morbide ! Au secours !

_ Ross ?.........ROSS !!

Ma bonne humeur s' évapora en un instant et mon cœur se mit à battre la chamade comme jamais au rythme effréné de ma foulée. Mon dos me faisait atrocement souffrir et le brasier dans mes yeux se réveillait de nouveau, tous mes muscles se tendaient à chaque secondes qui passaient, nous y étions, c'était imminent. Mon dieux faites que je ne tue personne, et surtout pas Ross.
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:33

Chapitre 7

_ Ross ? T'es où ? Ross ?

Tout mon corps me brûle, tout change autour de moi. J'entends et je sent le loup prendre possession de mon être. Lutter ? Je n'y arrive pas il est beaucoup plus fort que moi.
Tout s'accélère, la douleur, la vitesse de ma foulée, les battements de mon cœur effrénés et je m'éloigne de moi même à chaque secondes
Cette rage et cette envie de sang m’envahie. Pas une envie de sang au sens propre non, mais juste l'envie de sentir mes crocs briser le cou d'un vampire et m’enivrer de son sang se rependant un peu partout. Cette idée exalte complètement tout mon corps et mon esprit. Je ne sent plus rien à présent, plus de douleur, plus d'inquiétude, j'entends juste Ross se rapprocher et moi m'éloigner encore un peu plus jusqu'à ce qu'un trou noir m'aspire vers mon second moi, celui que je ne contrôle pas.

Un affreux mal de tête me fis revenir à moi. La nuit est encore là, profonde et lourde en même temps. Pas un bruit au alentour, pas un bruissement de feuille ni le ululement d'un hibou, rien, juste moi et mon amnésie.
Je sais ce qu'il c'est passée, je m'en souviens mais ce dont je ne me souviens pas c'est ce que j'ai fait en étant loup, ai-je blessée quelqu'un ? Mes mains son couverte de sang et mon inquiétude se révèle à présent exact et effrayante.
Je cherche du regard une silhouette ou une présence familière, rien. Je ne reconnais pas non plus les lieux, je ne suis plus aux abords du village mais beaucoup plus loin. Pas de corps non plus, pas de Ross, pas de Tony, je suis seule et j'ai affreusement peur.

_ Hé, ho !?

Je restais là un long moment recroquevillée sur moi même à me demander ce que je devais faire, fuir ou rentrer au risque d'apprendre que je m'en étais prise à quelqu'un ? apprendre que je n'avais pas sauvée Ross.
Je frottais fort mon visage pour essayé de faire disparaître toute cette tension et m'encourager à reprendre le chemin du village.

Guidée par mon odorat il m'avait fallu une bonne heure pour arriver près des miens. Je traînais les pieds, j'étais éreintée par tout ceci et je craignais également les représailles de mes pères. Quelle angoisse !
Caleb, Tony ainsi que plusieurs autres membres de la meute sont postés autour d'une table proposant un plan pour retrouver ma trace lorsque mon odeur les fis réagir tous en même temps.

_ Karen !

Mes deux pères accouraient vers moi comme s'ils m'avaient perdue pour toujours.

_ Ça vas ? Tout vas bien, t'es pas blessée ?

_ Ou est Ross ?

_ Il est probablement rentré, on ne l'a pas vue s'en aller. Dit moi ou tu à mal.

_ J'ai pas mal. J'ai blessé quelqu'un ? Qu'est-ce qui s'est passé au juste, pourquoi j' m'en rappelle pas ?

Tony m'expliqua que la première transformation est  plutôt complexe en général. Elle doit être accompagné, supervisé. Je ne suis pas un lycan comme les autres, je ne me matérialise pas en loup mais le loup habite mon corps. Mon apparence physique change mais mon corps reste le même. Tony s'en est aperçu ce soir et n'avait pas prévue que je soit comme ça.

_ Tu es le premier lycan à garder ton apparence humaine Karen. Pour le contrôle de sois et les conséquences de la transformation tout reste identique. Tu dois apprendre à fusionner ton esprits humain avec ton esprits lycan. C'est long chemin mais tu y arrivera.

Je me foutais d'être la première d'une lignée qui ne perdurera pas. Un loup reste un loup, peut importe l'apparence avec laquelle il se montre.

_ T'as pas répondu à ma question, qui j'ai blessé ?

_ Maya. Tu t'es jetée sur le vampire qui s'est enfuie dans la seconde mais tu t'es retourné vers Maya et heu.....Tu l'a gravement blessé.

_ Qu'est-ce qu'elle faisait là ?

_ Elle est venue en même temps que nous quand tu à hurlé.

_ Je vous ais appelé ?

_ Oui, comme le membre d'une meute demandant de l'aide. Pourquoi t'en ai tu prise à elle ? J'ai jamais vue une telle rage chez un lycan. Maya t'inspire autant de haine ?

_ Elle s'en sortira ?

_ Je suppose oui, elle guérira, moins vite mais elle guérira.

_ Bien. Je retourne sur le campus alors. A plus tard.

_ Hors de question tu reste ici.

_ Pourquoi ? Parce que ça pourrai être dangereux ? Parce qu'on ne sait pas qui à attaqué Ross ? Et justement, Ross, ne pense tu pas qu'il ai besoin d'explications ?

_ Karen j'exige que tu reste ici !

_ Tu n’exigera rien, ni toi, ni toi ! Je suis majeur et je fais ce qui me plaît. Quant à Maya, demandez lui, je pense qu'elle saura vous dire pourquoi j'ai tant de haine envers elle.

_ KAREN ! REVIENS ICI TOUT DE SUITE !........KAREN !

De nouveau je les laissais sans me retourner. Toutes ces histoires, ces retrouvailles, cette putainde malédiction. Me donner aux vampires pourrait abréger toutes ces souffrances mais avant, je devais des explications à Ross, ça m'étais vital.

Sur le campus, seul quelques lumières encore allumées trahissaient l'insomnie de quelques élèves. En arrivant devant le bâtiment de Ross tout était noir. Soit il était là, endormi, soit il n'était pas encore rentré, ou chez lui.
Je rebroussais chemin finalement et me rendit dans ma chambre à trois bâtiments du siens.
A peine avais-je poussée la porte que déjà Michelle avait allumée sa lampe de chevet.

_ Tes migraines vont mieux ? J'étais inquiète ! Pourquoi tu réponds pas à ton téléphone et pourquoi tu...

_ MICHELLE, Michelle ! STOP ! Je suis grande ok, je ne suis pas obligé de te dire ou je vais et ce que je fais d'accord ! Et pourquoi tu me parle de migraine ?

_ Laisse tomber.

_ Pff......Excuse moi ok, j'ai pas vraiment eu la journée parfaite. Je suis un peu de mauvais poils. Désolée.

_ On à croisé Ross à la machine à café avec Jakson, je te cherchais, j'étais inquiète et il était là. Il n'avait pas l'air bien du tout, il était blanc comme un linge et répondait dans le vague. Bref, quand on lui à demandé si il t'avait vue il nous à dit que tu étais rentrée chez toi prendre des médicaments pour tes migraines.

_ Je vois.

_ Bon ! Maintenant que tu es rentrée je peux enfin finir ma nuit ! À tout à l'heure Karen !

_ Ouais.

Alors Ross n'avait rien dit, mais semblait visiblement affecté. Mon dieux que j'aurai voulu être à sa place pour savoir ce qu'il ressentait, partager ses craintes et pouvoir répondre à ses questions. Affalé sur mon oreiller trouver le sommeil m'était impossible, il fallait que je le vois, que je lui parles.
Je quittais ma chambre sur la pointe des pieds en prenant soin de laisser un petit mot à Michelle pour ne pas qu'elle s'affole comme à son habitude.

Dans les couloirs sombre j'avais pu apercevoir quelque chose sur le toit, ou plutôt quelqu'un rejoindre une chambre. J'ouvrais les yeux et m’efforçais d'adapter ma vue Lycan. Trop tard, seule le mouvement d'une cape noir s'était évanouie derrière les tuiles.

A présent devant la porte de Ross je me trouvais démunie de tout courage. J'avais envie de le serrer dans mes bras, lui dire que j'étais moi tout simplement mais en même temps j'avais si peur qu'il me rejette. N'avoir rien dit ne signifie en aucun cas accepter ce que je suis. La main plaquée sur sa porte j'hésitais un moment avant de frapper légèrement.

_ Ross tu es là ?

Aucune réponse. Je ne voulais pas entrer, je n'y arrivais pas.

_ Ross écoute je ….....J'ai besoin de te parler, savoir comment tu vas et heu......Savoir comment tu gère tout ça..........Ross ? Chuchotais-je

_ Ouais ?

Une voix derrière mon dos me fis sur sauter, décidément il avait le don d'arriver tel un chat, sans bruits.
Ross se tenait devant moi, un café fumant à la main.

_ Oh tu es là.

_ Bah oui ! Entre.

_ Ross je voulais te dire que....

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que déjà ses lèvre tièdes avaient rejoint les mienne. Devais-je me laisser aller ? Non, hors de question, trop dangereux. Je le repoussais doucement et ses yeux me dévisagèrent d'une manière très particulière.

_ Désolée j'peux pas d'accord.

_ Excuse moi.

_ Non t'excuse pas c'est moi, c'est que..

_ Ne te justifie pas Karen, c'est pas grave. Comment vas tu ?

_ T'es vraiment particulier Ross ! Tu me demande comment je vais alors que se serai plutôt à moi de demander....... Que.....Qu'est-ce que tu à vue ?

_ Un vampire me courir après en essayant de me bouffer et mon super héros se transformer en........En super héros pour me sauver. Écoute Karen j'ai assez étudié les Lycan pour savoir qu'une transformation se déclenche lors d' une protection. C'est moi qui ai déclenché ta transformation n'est-ce pas ?

_ Oui.

_ Et ça à commencé lors de l'accrochage avec Livia n'est-ce pas ?

_ Heu.......Oui je crois.

_ Alors par déduction on peu être sûre que c'est elle.

_ On ? Ne t'implique pas là dedans Ross ça pourrai être dangereux pour toi.

_ Tu me protège, je t'aide.

_ C'est pas aussi simple il y à beaucoup de chose que tu ignore sur moi.

_ Je sais. Et je te laisse libre choix de m'en dire plus ou non. Ça ne change rien Karen. Humain ou Lycan tu es ce que tu es et même si ça ne fait que plusieurs semaines que l'on se connais je peux affirmer que pour moi tu es une véritable amie. Ton secret sera bien gardé.

_ C'est pas pour mon secret que je m'inquiète ! Je peux partir du jour au lendemain si j'en ai envie mais c'est toi qui m'inquiète plutôt !

_ Il y à une chose que je ne t'ai pas dite Karen. Il y à un an j'ai surpris Livia en train de bouffer un rat dans les vestiaires en pleine nuit. Elle m'a vue mais elle était trop occupé à dîner pour s'occuper de moi. Depuis je prends de la verveine tous les jours, c'est pour ça qu'elle n'a pas pu me mordre cette nuit.

_ Pourquoi tu ne m'a rien dit !? Tu crois que la verveine te protège ? Inconscient vas ! Ça ne fait que l'affaiblir mais ça ne la tue pas ! Elle joue avec toi !

_ Je ne crois pas. Je reste persuadé qu'elle ne veux pas tuer. Elle à une apparence humaine, ce n'est pas une originel, il y a quelque chose j'en suis certain. Sa façon d'agir n'est qu'une carapace.

_ Comment tu peux savoir tout ça ?

_ Je l'observe depuis plus d'un an. Je peux te dire qu'elle est rentrée il y à dix minute par le toit du bâtiment E. Elle sort et rentre tous les soirs à la même heure.

_ Bon dieux Ross tu te mets en danger tu le sais ça ?

_ Je le sais. Mais comme je te le dis je suis sûre qu'on la pousse à faire quelque chose.

_ Putain Ross, t'es vraiment frapadingue !

_ De toi oui.

_ Arrête avec ça. J'en ai pas le droit.

_ Pourquoi ? Tu me mettrais en danger ? J'y suis déjà et jusqu'au cou.

_ Non, parce que je ne veux pas c'est tout.

_ Vraiment ?

Sa main caressait ma joue comme s'il devinait, comme s'il lisait en moi mon envie folle de ressentir ses lèvres sur les miennes. Son souffle chaud s'échouait dans mon cou à mesure qu'il s'en approchait. Mon cœur battait de plus en plus, la chaleur et l'emprise du loup montait en moi. Je devais arrêter ça tout de suite. Je le repoussais fortement toutes dents sortie.

_ Lâche moi ! Grognais-je d'une voix roque et sortie d'outre tombe.

La porte s'était ouverte et Michelle les yeux apeurés me dévisageait. S'en était fini pour moi, je devrai fuir, demain tout le monde saurai qui je suis.
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:34

Chapitre 8



_ Putain c'est quoi ce délire ? T'es quoi un genre de monstre ? T'es un v.....Oh mon dieux. A L'AIDE !

_ Michelle je..........

Ross pris le visage de Michelle entre ses mains et la fixa durement du regard.

_ Regarde moi Michelle !............Tu ne te souviendra de rien, Karen est une personne ordinaire et tu es juste venue voir où elle était d'accord ?

_ D'accord.

_ Bien, gentille fille.

_ Bon ! Je vois que tu es bien là chère coloc alors je retourne me coucher ! À tout à l'heure !

J'en revenais pas de ce qui venait de se passer. Je restais un moment figer à regarder Michelle s'éloigner et je pris conscience que seul les vampires avaient le pouvoir de persuasion. Sans aucun ménagement je plaquais Ross contre l'armoire qui me faisait face  et serrais sa gorge de toutes la force que je pouvais puiser en moi.

_ Tu te fou de ma gueule Switch ? Tu cherche quoi, à me faire butter hein ? C'est ça ta mission, me livrer ?

_ La.......Lâche moi je peux plus......Respirer.

_ Tu vas crever comme un chien galeux que tu es, un menteur, un …..Vampire.

_ Je......Je suis pas un.....un.....Vampire Putain !

Je ne sais pas pourquoi j'avais décidé de le lâcher mais c'est ce que je fis. Ross s'écroula par terre en tenant sa gorge et en tentant de reprendre sa respiration. Il n'avait vraiment rien d'un vampire physiquement mais ce qu'il avait fait avec Michelle montrait au contraire qu'il en était.

_ Comment tu peux faire ça ? Répond ou j'te jure que cette fois-ci je t'arrache la tête !

Il se leva d'un bond et tira sur son T-Shirt au niveau de l'épaule.

_ Tu vois ça ? Regarde bien ! J'ai vécu l'enfer pour redevenir celui que je suis, j'ai tuer, j'ai souffert alors MERDE ! Ne me refais plus jamais ça c’est clair !?

Mes doigts effleuraient cette marque, la marque de deux crocs plantés dans sa clavicule. S'il n'était pas vampire il avait été mordu mais s'il avait été mordu alors forcément s'en était un, je ne comprends pas, pourtant j'essaye.

_ Comment tu.....

_ Comment j'ai échappé à la morsure ? J'y ai pas échappé, un court moment j'ai.....

La sonnerie du début des cours retentissait dans les couloirs. Déjà ? Ross tira les rideaux sombre qui habillaient ses fenêtres et le soleil envahissait déjà tout l'espace du ciel bleu azur du petit matin.

_ On reprendra cette conversation plus tard.

Je le regardais ahurie sans pouvoir bouger. Je cherchais l'explication à ce que je venais de vivre mais j'en avait aucune et je n'avais sûrement pas envie d'aller en cours sans savoir.

_ Je veux savoir.

_ Plus tard. J'ai sommeil.

_ Désolée Ross je, je ne me suis pas contrôlé j'ai....

_ Plus tard Karen d'accord.

_ Ok.

Les couloirs s'animaient, la tranquillité de la nuit s'évaporait de seconde en seconde et tous mes sens décuplés m'offraient un florilège d'odeur, de paroles, de pensées qui me martelaient la tête. La journée commençaient fort dans la continuité de cette nuit loin d'avoir été de tout repos !

Michelle et sa bande de joyeux luron étaient adossés aux casiers comme chaque matin à discuter de tout et de rien.
Je savais ce que Ross lui avait fait et pourtant je n'avais pas été convaincue de sa prestation. Michelle était loin d'être quelqu'un d’influençable, d'un simple regard encore moins. J'avais besoin de m'assurer que dans ses yeux tout était normal.

_ Salut Michelle !

_ Oh Karen ! Salut, tu as passé une bonne nuit ?

_ Excellente oui et toi ?

_ J'ai dormi comme un bébé.

_ Chouette !

_ Dis moi Karen, on peux s'éclipser un moment pour discuter ? J'ai un petit soucis et je ne sais pas à qui en parler( me chuchotât-elle)

_ Oui, pas de problèmes.

Nous, nous dirigions vers la fin du couloirs central, près des vestiaires du gymnase. Tous les bruits s'éloignaient, je me sentait mieux sans tout ce vacarme entêtant.
Michelle ouvrit la porte et l'odeur masculine des sportifs me chatouillait le nez, aussi désagréable quelle soit.

_ Alors ? Qu'est-ce qui ne vas pas Michelle ?

_ Ce qui ne vas pas ? C'est que ton petit copain Ross m'a prise pour une écervelée ! Ce qui ne vas pas c'est qu'ici on ne tolère pas les monstres comme toi !

_ Quoi ?

Jouer l'ignorance était la meilleure solution, quoi que ! Je senti l'odeur de la barre en ferraille qui dégageait cette odeur semblable au sang et qui allait s'abattre sur mon dos d'ici quelques instants.

_ Aie ! Ça vas pas !

_ Frappez là ! Frappez là jusqu'à ce qu'elle montre son vrai visage !

L'heure n'était pas à la discussion mais plutôt au contrôle de sois. Une fois à terre j'avais eus le droit à une rafale de coups de pieds. Comme les humains je me protégeais la tête, non pas pour éviter un cou mais pour dissimuler mes yeux au cas ou.
La chaleur embrassait mon corps et je m’efforçais de dire à mon loup de rester là ou il était, chose plutôt compliqué.
Mes muscles se tendaient au maximum, pourtant, leur assauts me faisaient un mal de chien et je commençais à avoir la nausée en plus de ma vue qui se troublait.

_ Arrêtez !

_ Continuez ! Ne lâchés rien ! Boby t'as ton portable ? Film la, vas y film, on aura bientôt la preuve de ce qu'elle est !

Non, non, non ! Je le sentait remonter de mes entrailles, je sentais ce grognement remonter le long de ma trachée, je ne devais pas me matérialisé. Donnez moi la force, qui que vous soyez de ne pas le faire. Maman, aide moi !

Il me fallu quelques seconde pour m'aperçevoir que mes assaillant avaient stoppés toutes action. J'enlevais mes mains de devant mon visage et vis Livia

_ Vous êtes con ou quoi ? Lâchez là !

_ Toi la folle ta gueule

Livia eus un petit rire narquois et en une seule fraction de seconde elle plaqua Michelle et ses trois armoires à glace contre le mur. Ses deux mains empoignaient deux gorge et ses avant bras deux autres, une brochette parfaitement linéaire. Je restais bluffé par l'action, personne ne pouvait faire une chose pareil sans se casser les mains ou les avants bras, mais Livia est un vampire alors se casser un membre ne lui procurait qu'une douleur infime qui ne durait que quelques malheureuse secondes.

_ Vous n'avez rien vue, rien entendu. Vous êtes juste venus vous bécoter en bande dans les vestiaires. Ni moi ni Karen n'étions là. Filez maintenant.

Leurs regards étaient dénués de tout discernement. Je pouvais être sûre à 100% que Livia avait réussi là ou Ross avait échoué.
Livia se retourna vers moi tout en massant ses poignets.

_ Ne me remercie pas c'est pas la peine.

_ J'en avait pas l'intention.

_ Je l'ai fait pour pouvoir continué à vivre tranquille comme juste avant que tu débarque ici. Alors à l'avenir soit discrète Moon.

Plus aucun doute, c'est elle qui avait couru après Ross, sinon comment saurait-elle ce que je suis ? Elle à eu beau m'avoir aidé, elle allait payer sa traque car soyons clair là dessus, elle terminera ce qu'elle à commencé.
Je m'étais assise sur un banc des vestiaires histoire  de reprendre mon souffle et attendre que la plaies que m'avait fait un des mecs à l'épaule se referme.
Livia réapparut un regard inquiet.

_ Bouge ton cul Moon, y'a un problème avec Switch.

Ni une ni deux je m'étais levée et suivais Livia dans son sprint digne d'un athlète haut niveau. Plus nous approchions du bâtiment de Ross, plus les cris effrayés des élèves m'envahissaient. Je priais, de toutes mes forces, pour qu'entre le moment ou elle m'avais laissé et maintenant elle n'ai pas profité de ma situation pour finir son boulot. L'odeur du sang s'imprégnait dans mes narines, il lui était arrivé quelque chose de grave, de très grave.
Je me frayais un chemin entre les curieux et je fus stoppé à l'entrée par un flic miteux qui puait la bière.

_ C'est mon ami.

_ C'est l'ami de tout le monde à ce moment précis mademoiselle, reculé et laissé faire les secours.

_ Dites moi au moins ce qu'il à ! S'il vous plais.

Je ne sais pas si dans mon regard l'affolement se lisait mais il tourna un regard vers Ross, puis de nouveau vers moi.

_ Une chien errant l'aurait attaqué apparemment. Il est dans le camion de la fourrière.


Un chien ? Bah voyons. Je ne pouvais rien pour Ross à cet instant mais je voulais voir ce « chien » de mes propres yeux. Livia m'attrapa par le bras.

_ Je te jure que j'y suis pour rien.

_ Toi et moi on réglera ça plus tard Jones. Mais crois moi je vais pas te lâcher.

Dehors tout était désert, seul une camionnette de la fourrière animait le parvis du campus. De doux jappements de terreur s'échappaient de l'arrière, des jappements que je connaissais. Doucement je m'en approchais et c'est avec effrois que je vis ma louve blanche muselée et enchaîné.

_ Ma belle je suis désolée. Ce n'est pas toi n'est-ce pas qui à mordu Ross, tes pas capable de ça. Dit moi qui.

Son regard fuyait comme si elle avait peur d'une représailles.

_ Dis moi.

_ Éloignez vous mademoiselle, cette louve est dangereuse.

_ Vous vous trompez elle ne l'est pas !

_ Elle l'est, maintenant écartez vous s'il vous plais.

_ Je reviendrai te chercher t'en fait pas ma belle.

Livia m'avait rejoint, mais pourquoi elle me suivait et paraissait si avenante et « humaine » avec moi ?

_ C'est un de ton espèce qui l'a mordu. Sa clavicule à été arrachée.

_ Pourquoi tu me pompe l'air ? Vas faire ton rapport et fou nous la paix, à tous les deux !

_  J'suis pas si mauvaise qu'on le prétends.

_ Ce qui m'importe c'est Ross ok.

_ Il faut qu'il soit transfusé en totalité.

_ Quoi ?

_ Si il ne l'est pas votre venin le transformera.

_ Comment tu sais ça ?

_ C'est une évidence. Tiens moi au courant si tu veux bien ok ?

_ T'a voulu le bouffer la nuit dernière et tu me demande de te donner de ces nouvelles. T'as un sérieux problème Livia.

_ J'voulais pas le « bouffer » comme tu dis. Mais si comme tout le monde tu me pose une étiquette alors ok, juge.

Le brancard ou était Ross passait à côté de nous. Livia attrapa le bras du médecin responsable et le regarda fixement, ça n'avait duré qu'une fraction de seconde, imperceptible.

_ Il à besoin d'une transfusion total, AB négatif, immédiatement !

Livia croisa mon regard, le sien était réellement peiné, je ne comprenais plus rien du monde dans lequel j'évoluais. Oui, c'était un vampire, un vampire qui sauve un lycan et qui apprécie un humain, mais mince, qu'est-ce qui se passe dans cette ville de fou ?

_ Prends ça comme un acte amicale, et crois le ou non, je suis plus de ton côté que tu ne pourrais l'imaginer......
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:35

Chapitre 9

J'avais pris ma 2CV et suivais de prêt l'ambulance vers l'hôpital. Je le revoyais étendu par terre dans une marre de sang pourpre à l'odeur ferrailleuse. Malgré qu'il était inconscient on pouvait lire la peur resté figée entre ses traits, son image m’effrayait et faisait monté en moi cette rage puissante qui pouvait me faire dérailler à tout moment.
Pourvu que Livia est eu raison et que la transfusion fonctionne, sinon, je ne sais vraiment pas comment Ross réagirait.
La sonnerie mélodieuse de mon portable me tira de mes pensées.

_ Allo ?

_ C'est Tony, rentre immédiatement Karen.

_ Impossible, je suis l'ambulance vers l'hôpital.

_ Comment tu sais que je sais.

_ Au son de ta voix.

_ Maya à pété un plomb, elle s'en est prise à quelques membres de la meute et est partie furieuse.

_ Ça ne m'étonne pas, elle à sûrement beaucoup de choses à se reprocher.

_ Karen, je ne sais vraiment pas ce qui se passe et visiblement tu en sais beaucoup plus que moi. Tu es en danger, elle à menacé de te traquer et de faire de ta vie un enfer !

_ Qu'elle essaye pour voir.

_ Ton père et moi sécuriseront le campus et les alentours. La meute ne peut pas être partout à la fois Karen, rentre s'il te plais.

_ Je suis assez grande pour gérer mes propre problèmes, je t'appelle demain, je t'aime.

Encore une fois j'esquivais toute tentative de communication supplémentaire et plus approfondie. Enfin l'ambulance se stoppait sur le parking réservé au urgence. J'avais garé la 2 CV là ou je me trouvais, sans me soucier de savoir si j'en avais le droit.
J'accompagnais la marche rapide des urgentistes et du brancard en essayant d'attraper sa main.

_ Mademoiselle, laisser nous faire notre travail, restez en salle, on vous donnera de ses nouvelles dès que possible.

A contre cœur je me résignais et me stoppa au milieu des murs blanc placardés d'affiche d'informations diverses.
Appeler ses parents, il fallait appeler ses parents.

_ Excusez moi madame, mon ami à eu un accident, il faudrait prévenir ses parents.

_ Il à quel âge ?

_ 19 ans, je crois.

_ Alors il est majeur. Tant qu'il ne décède pas, aucun besoin d'alerter sa famille.

_ Il pourrait y rester !

_ Ça s'est aux médecins d'en juger, et personne n'a parlé de pronostic vital engagé à son égard.

Je frappais fort le comptoir de bois ou se cachait la réceptionniste qui sursauta, accompagné d'un petit cri de surprise. Elle n'avait même pas daigné lever les yeux vers moi, mais ou était l'humanité à snober quelqu'un dont l'ami était entre la vie et la mort, Je m'étais retenue de l'insulter et demandais poliment ou se trouvait l'annuaire ainsi que le téléphone.

Je composais le numéro des renseignements, comment savoir le prénom de son père ? Souvent les enfants héritent du prénom de leur père, se sera quitte ou double.

_ Heu, oui, allo, bonjour je........Ross switch s'il vous plais.

_ Quelle ville ?

Merde ! Quelle ville ? En ayant vécu à Paris toutes ma vie, Tony et maman m'avaient appris les différentes intonations et accents des états Unis, c'était un jeu, un amusement. En me les remémorant  interieurement j'en déduisais en quelques secondes que Ross devait être de New-York

_ New-York.

_ J'obtiens le New-York City Hall, je vous mets en relation ?

_ Heu......Oui,

New-York City Hall ? Je ne connaissais rien de cette ville mais ça ne ressemblait pas à une résidence classique avec un simple numéro de rue sur une boite aux lettres.

_ Bureau du Maire Ross Switch j'écoute ?

_ Heu.......bureau du maire ?

_ Oui, du maire. Je peux vous aider ?

J'en revenais pas. Ross Switch, fils de Ross Switch, maire de New-York. J'avais du mal à trouver mes mots tout à coup, comment aborder le sujet ?

_ C'est heu......a propos de son fils madame, pourrais-je lui parler ?

_ Il s'est encore mis dans de mauvaises situations c'est ça ?

_ Non il, heu......

_ Vous direz à Ross, que son père est très occupé ! Depuis l'enterrement de sa femme il est vraiment très occupé, alors qu'il règle ses problèmes avec ce que son père lui envoi chaque mois c'est à dire un chèque très onéreux !. Au revoir mademoiselle.

_ Mais non, c'est....

Elle avait raccrochée, j'étais dans la quatrième dimension c'est pas possible ! Comment pouvait-on être aussi détaché de son propre fils au point de faire passer le message de se démerder seul. Pauvre Ross, je comprenais pourquoi il s'était éloigné de sa vie de la bas.

_ Mademoiselle ?

_ Oui ?

_ Il est en salle de réveil, vous voulez aller le voir ?

_ Oui bien-sûre, il vas bien ?

_ Après une opération draconienne de la clavicule, 19 points de sutures et une transfusion complète, il vas bien, il est sortie d'affaire du moins. Il est encore dans les vapes, c'est normal.

_ Merci beaucoup docteur.

_ Qui êtes vous déjà ?

_ Une amie.

_ Il en aura besoin.

Le médecin me laissa à la porte de la chambre. Une petite lucarne m'aidait juste à apercevoir son visage. Est-ce que c'était ça un sentiment d'amour ? Ressentir son mal, avoir réellement mal. Mal d'être si loin et en même temps si proche. Mon cœur battait, fort, très fort.

Lentement je passais la porte puis fis le tour du lit. Je pouvais entendre sa respiration d’où j'étais, aussi calme qu'elle soit. Je sentais son odeur si particulière, j'entendais les battement lent de son cœur. L'émotion était en train de me submergée quand il ouvrit un œil.

_ Hey beau gosse ! Tu nous à fait une sacrée frayeur.

Un simple rictus animait son visage, un rictus faux, vraiment trop faux.

_ Tu l'a vue ?

_ C'est une pétasse de ta meute.

_ C'est pas ma meute.

_ C'est ton espèce. …...Je vais devenir comme toi ?

_ Non, grâce à Livia.

_ Quoi ?

_ Elle te racontera.

_ J'ai du louper un épisode là.

_ Je vais la retrouver et la déchiqueter.

_ Arrête tes conneries c'est une vraie furie cette chienne !

_ Peut importe.

_ Ptin je suis fatigué.......Karen ?

_ Oui ?

Plus rien, il était reparti. Sommeil ou pas il était parti loin de moi. Ici il n'était pas en sécurité. Si Maya nous observait alors elle savait qu'il allait bien.
Son souhait était de me torturer et pour me torturer il fallait passé par mes amis et ma famille, en commençant bien entendu par les plus vulnérables.

_ Tony c'est moi......Non je ne rentre pas, je veux simplement que la meute surveille l'hôpital, Ross n'y est pas total sécurité......Oui, je serai prudente, je vais juste aller voir quelqu'un.....Merci.

Je devais avoir l'appui de Liam, son soutien, son aide. Seule j'étais forte, c'est une certitude. Mais face à Maya je ne savais pas si je pourrais m'en sortir, j'étais inexpérimenté et elle, avait plus d'une centaines d'années de combats.
Je déposa un baisé sur le front de Ross avant de quitter la chambre, puis l'hôpital.
J'avais hésité et étais finalement partie à pieds vers la forêt, elle seule me donnerait l'avantage en cas de combat surprise.

J'y étais si bien, je me sentais vraiment en sécurité lors-ce qu'elle m'entourait, comme un bouclier indestructible. Cependant, là, maintenant, l'atmosphère s'était chargé d'une puanteur extrême, accompagné de plainte et de pleur déchirante mais très basse.
Après un instant d'écoute attentive et patiente j'en déduisais que quelqu'un gisait probablement blessé à quelques centaines de mètres.

J'avais sortie les crocs au cas où. Comme un chat je frôlais à peine le sol et plus je m'approchais plus j'entendais ces plaintes. « Jamais je ne pourrais atteindre le paradis, je finirais en enfer, comme mon père, pardonnez moi mon dieux. »
Cette voix, même étranglée je la connaissais bien. Je pressais le pas et en quelques foulées rapide mes craintes se révélaient être juste.

_ Livia ! Merde qu'est-ce que t'a ?

Elle était recroquevillée sur elle même, dissimulant une plaie sur son avant bras droit. Son visage était d'une extrême pâleur, craquelé. On aurai dit un vase sur le point de se brisé. Ses yeux bleu glacier étaient devenus d'un jaune ocre terne et semblaient dans le vague. Elle pleurait des larmes de sang qui maculaient ses joues de façon linéaires. Je n'avais jamais vue un vampire pleurer, et je n'aurai jamais penser en être touchée. Merde, toute mes convictions s’effondraient comme un courant d'air.

_ Livia tu m'entends ?

_ Karen, aide moi, s'il te plais aide moi........
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:36

Chapitre 10


Un vampire, un vampire totalement vulnérable, j'aurai jamais pensé ça possible. J'éprouvais de la compassion pour Livia, et je crois qu'a ce moment précis mon seul sentiment, ma seule obligation était celle de la mettre à l’abri, et vite.

_ Ça vas, aller, arrête de pleurer j'arrive pas à réfléchir.

Sans vraiment en mesurer les conséquences j'agrippais Livia, plus petite que moi c'était assez facile de la porter sur mon dos. Direction le village, j'avais pas le choix.
Bizarrement elle me paraissait légère comme une plume.
Tout ceci me semblait trop étrange pour que ce ne soit qu'une simple coïncidence. Pourquoi est-ce que je ne l'attaquais pas ? Pourquoi est-ce que j'étais sur le point de la qualifier d'amie ? c'est un vampire quoi ! Mon ennemi juré, l'ennemi à tuer sans se poser de questions

Par chance Tony était là, il ramassait du bois à l'entrée du village. Ayant senti probablement l'odeur putride et repoussante de Livia il se retourna toute dents sorties et le poil hérissés sur ses bras.

_ Whow ! C'est moi !

_ Mais merde Karen ! C'est quoi cette odeur ?......Qui est-ce ? …....Putain Karen tu nous à ramené un vampire !? Mais t'es folle ou quoi.

_ C'est mon amie !

_ Ta quoi ? Je rêve là ?

_ Elle s'est faite mordre.....Maya je pense.

_ Pose la par terre.

En passant derrière moi, Tony faisait maintenant face à Livia et son visage passait par différente expressions. D'abord l'étonnement, puis la colère, l'étonnement de nouveau et enfin ce qu'il semblait être de la compassion.

_ Quoi ?

_ Non rien.

_ Alors ?

_ Alors il faut que tu partes. Maya est rentrée au bercail. Elle à mis son pétage de plomb sur le fait que tu copinais avec les vampires et qu'elle ne supportait pas un affront comme celui-ci.

_ Tu déconne là j'espère ?

_ Pas du tout ! ….....Écoute, je te connais bien Karen, je sais que si tu fais quelque chose qui t'ai interdit c'est parce que tu as de bonne raison......Cependant ce n'est pas l'avis de tout le monde, vaut mieux que tu reste sur le campus un moment, et emmène cette......Fille en lieu sûre, je passerai dans la soirée.

_ Pourquoi ? J'vais pas me cacher quand même c'est du délire !

_ Pas du tout !!

La voix de Maya avait retentis derrière mon dos comme une déflagration douloureuse.

_ Je te l'avais dit Caleb, regarde là ! Avachi aux côtés de ce macabé avide de sang ! Elle nous mets tous en danger.

Je ne sais pas ce qui me retenait là, maintenant, de lui arracher la tête mais je ne fis que serrer les poings. Dans le regard de Caleb, la honte, le déshonneur. Sans même pouvoir lire dans ses pensées je savais qu'en me regardant il ne voyait plus le reflet de ma mère mais une simple batarde dont la trahison ne serai pardonnable.
A quoi devais-je m'attendre ? Et Livia ? Tony ?
Non ! Je ne vais sûrement pas m'en vouloir de renverser les habitudes des Lycans de Woodsboro, je suis moi et ça, jamais ça ne changera.

_ Tu me fais honte Karen, et tu fais honte à ta mère !

_ Ne parle pas de ma mère !

_ Écoute Karen, la femme de ma vie c'était ta mère, toi je......Je ne te connais pas, je ne t'ai pas éduqué, je.........Je ne serai pas à la hauteur tu comprends ? Et m'impliquer après ce que l'on m'a rapporté et qui de toute façon s'avère réaliste, je n'ai pas d'autre choix que de t'enfermer et de te juger.....Et de la laisser crever.

Je regardais Tony tout en retenant mes larmes. Moi enfermée, Livia livré à une mort lente et douloureuse.....Et Tony dans tout ça ?

_ Laisse là partir ! Elle m'a aider ! Elle à aider Ross ! S'il te plais laisse là s'en aller.

_ A quoi bon ? Elle est trop faible pour atteindre les siens en moins de 24h. Autant qu'elle meurt ici.

_ 24h ? pourquoi 24H ?

_ Mettez Tony et ma fille dans une case et le vampire dans la porcherie.

_ Je ne suis pas ta fille Caleb ! Je le suis par le sang oui peut être mais tu n'est pas mon père ! Tony m'a toujours interdit de l'appeler papa, me vantant les mérites de mon sois disant père exemplaire, me disant qu'il était le meilleur. Et bien je suis déçu du portrait aujourd'hui et je vais pouvoir à présent considérer Tony comme il se doit,comme mon père, le vrai. Tu n'es rien à mes yeux Caleb et tu ne le sera jamais.

_ Bien.

Bien ? J'aurai pensé que mes paroles pouvaient faire mal, mais non, rien, il restait impassible, dénué de toutes émotions. Ma mère me faisait tant d'éloges sur lui que je me demande maintenant si l'homme dont elle me parlait ainsi que Tony n'était pas sorti de leur imagination.
Concernant Maya, pourquoi parler ? Ma vengeance devait être personnel et je devais à tout prix sauver Livia.

Une fois seule dans cette cabane humide et mal odorante avec Tony je faisais les cent pas dans la pièce. Tant de questions se bousculaient en moi. En si peu de temps trop de choses avaient changées. Ces gens là n'étaient pas civilisés et ne le seront jamais, accrochés à des valeurs vieille de plusieurs centaines d'années.
Je repensais à Ross et à son histoire inachevée, que lui était-il arrivé ? Était-il en sécurité ou Maya avait elle encore tout tourné en sa faveur pour m'enlever définitivement mon ami ?

Et ce regard sur Livia en disait long, très long. Tony l'avait regardé avec compassion quant à Caleb, lorsqu'il avait croisé son regard c'est de la vengeance que j'y avait décelé, pourquoi ? Et pourquoi il ne lui restait que 24h ? bon dieux tant de questions dans ma tête, s'en était presque douloureux.


_ Qu'est-ce qu'on peu faire pour Livia ?

_ Rien. Il lui reste moins de 24h et personne en pourra l'aider.

_ Tu baisse les bras trop vite papa, je t'ai connu plus combatif. Comment la sauver, je te demande juste comment on peu faire, quel solution elle à.

_ Elle à été mordu par un lycan, elle est donc empoissonné et ça la tue à petit feu. Le remède est......

_ Quoi ?

_ Si c'est Maya qui l'a mordu alors elle doit manger son cœur.

_ Hurg ! Plutôt répugnant mais plutôt parfait comme plan pour tirer Livia de ce guêpier !

_ Et comment compte tu sortir et la tuer ? Je te rappelle que ton père et la meute ne feront qu'une bouchée de nous, si toute fois on arrive à briser de nos mains cette énorme serrure en argent

_ Nous ? Y'a pas de nous, toi tu reste ici et tu tache de rester en vie. Je m'occupe du reste.

_ Tu n'est pas assez forte Karen. Et je te rappelle que je suis plus vieux ! Tu devrai m'écouter !

_ Faux ! J'ai un gros avantage sur vous. Et qui t'a dit qu'on devait forcer la porte ? Et tu es peut être plus vieux mais je suis plus vive !

Malgré la tension face à cette situation nous gardions le sourire. Il nous fallait attendre la nuit profonde avant de pouvoir entreprendre quoi que ce soit.
Nous avions profité de ce temps libre pour nous remémorer de nouveau pas mal de nos souvenirs, comme si toutes ces petites choses nous aidaient à nous soutenir encore plus fort, comme ci ça nous était vital à notre survie. Malgré tout et à l'approche de l'heure fatidique une question me brûlait les lèvres et l’esprit. Même si j'avais peur de la réaction de Tony il fallait que je la pose.

_ Tony, tu as toujours été honnête envers moi n'est-ce pas ?

_ Oui, pourquoi cette questions.

_ J'ai quelque chose à te demander et je veux être certaine que tu me dira la vérité.

_ Et bien je ferai ce que je peux Karen.

_ Tout à l'heure, quand j'ai ramené Livia. Ton regard sur elle était rempli de tristesse voir de.....Tendresse. C'est pas chose normal venant de toi face à un vampire. Tu la connaissais ?

_ Non, je ne la connais pas.

_ Alors quoi ? On me cache des choses ?

_ Je ne peux affirmer une chose dont je ne suis pas certain. Je peux juste te dire d'y aller, fonce, aide là, aidez-vous mutuellement. Si ce que je pense avoir vu est bien réel alors toi et Livia êtes bien plus lié qu'on ne pourrait tous le penser.

_ Je suppose que tu ne dira rien de plus ?

_ Bien vue !......Maintenant à moi de te poser une question. Qu'as tu découvert pour déclencher la haine de Maya ?

_ Enfin tu me pose la question. Elle copine avec un vampire, une femme, frêle, faible apparemment ou du moins soumise auprès de Maya. Je l'ai entendue  exiger d'un autre vampire qu'elle tue, je l'ai aussi entendue dire qu'a cause de mon arrivée sa place aux côtés de Caleb était remise en question. Cette fille est machiavélique et manipulatrice, mais tu l'aime je me trompe ?


_ Je l'aimais. Avoir touché à ma petite fille à tout changé. Tue là !

Sa petite fille ! Tony avait enfin prononcé le mot que j'avais toujours voulu entendre. Il m'aimait comme un père. Je ravalais mes larmes pour essayé de paraître forte mais il savait aussi bien que moi que ces mots nous les avions attendu trop longtemps et que forcement de l'émotion en découlait.

_ Je vais devoir y aller.

_ J'ai hâte de voir comment tu vas t'y prendre !

Souvent Tony oubliait qu'en plus d'être Lycan j'étais une élémentaire. Le plus naturellement possible j'imitais le chant d'une pie à travers la petite lucarne bardé d'argent. Il ne fallut que quelques secondes pour que l'une d'elle se manifeste.

_ Hey ! Salut toi ! Merci d'être venue. J'ai un service à te demander.

Tout doucement et en répandent des éloges aux creux de ses oreilles, je demandais au petit oiseau voleur de me rapporter la clé jaune que portait Caleb au mousqueton accroché à son pantalon. Je lui expliquais rapidement mon problème et c'est sans l'ombre d'une hésitation que le petit volatile acceptait ma demande.


_ Tu me surprendra toujours Karen, tu es aussi téméraire que ta mère.

_ Merci !


Après plusieurs longues et interminables minutes j'avais enfin la clé entre les mains. Avant d'entreprendre quoi que ce soit j'avais un dernier service à demander à Tony, pas sûre qu'il accepte.

_ Karen, si tu as un soucis tu appelle ok ?

_ J'ai plutôt un autre service à te demander.

_ Ne me demande pas de partir ! Surtout pas !

_ Si justement ! J'ai besoin que tu mette Ross à l’abri, retire le de l'hôpital, emmène le chez Liam, s'il te plais. Je sais que si je réussi à tuer Maya les représailles seront catastrophiques pour ceux qui me sont proche. Pour Liam ils ne savent pas.

_ Tu l'a vue ?

_ Oui, hier. Il sait, il comprendra. Je vous y rejoins dès que.....Que j'ai sortie Livia de là.

_ Mon Dieux si ta mère était là elle me tuerait.

_ Je sais, fait moi confiance c'est tout ce que je demande.

_ Soit prudente......Je t'aime.

_ Je t'aime aussi.

Dehors tout était calme, paisible. Les ronflements de certain me donnait l'avantage, l'odeur de Livia qui masquait toutes les autres aussi.
Sur la pointe des pieds je me rendis jusqu'à la case de Maya. Son parfum de rose amer et de gingembre filtrait à travers la porte.

Dissimuler ma peur, c'était la première chose à faire, me mettre en colère était la seconde.
Je me remémorais tout ce qu'elle avait fait, dit ces derniers mois et la chaleur ardente qui m'embrasait soudain avait suffi à faire remonter le loup du fond de mes entrailles.

Sa tête reposait gentiment sur son oreiller, elle semblait si paisible, si facile et si vulnérable.
Mes griffes sorties je levais la main au dessus de ma tête l’orientant de manière à lui arracher la cage thoracique du premier coup.

Je fermais les yeux une seconde, manque de tact, une fois rouvert, Maya n'était plus dans son lit et sa présence dans mon dos refoulait un grognement terrible, mon plan tombait à l'eau, et ma survie avec.
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:37

Chapitre 11


Croire qu'un loup n'aurai pas senti ma présence était une pensée totalement négligente de ma part, et dangereuse avec cela. Je me demandais à cet instant précis comment j'allais finir. Maya me ferait-elle souffrir comme elle aimait le faire ou alors m'arracherait-elle à la vie d'un simple geste ?

Je calais ma respiration le plus calmement possible pour éviter de montrer ma peur, ne jamais montrer à un animal qu'on à peur, l'affront n'en serait que plus réjouissant pour lui.

_ Tu pensais réellement que je n'allais pas te sentir ? Qu'après ce que tu sais et ce que tu as vue je ne me douterai pas de tes intentions ? Tu es vraiment trop jeune Karen.

_ Alors qu'est-ce que tu vas faire ?

_ Te faire souffrir bien-sûre ! Qu'est-ce que tu attendais d'autre ? J'ai aimé te faire croire que j'étais faible, que tu était au dessus de moi. Je suis une pure sang et toi une bâtarde et je vais te montrer aujourd'hui à quel point je suis plus forte.

Mes pensées allaient vers ma mère et vers Tony, les deux être les plus chères, les plus beaux que je n'ai jamais connu. Je pensais à Livia aussi, j'échouais dans ma démarche et dans mes principes. Quant à Ross, j'aurai au moins eus un aperçu de ce qu'était les sentiments, l'attirance et la douceur de quelques simple mots.

Le premier coup que Maya me portait était si violent que je tombais instantanément sonnée, à genoux, lui tournant toujours le dos. Mon loup ? Ma force ? Je n'en avais plus, je n'avais pas envie d'un tel affront, je n'avais plus envie de me battre, ni pour moi, ni pour personne. De toute façon à quoi bon ? J'étais déjà morte.
Les coups pleuvaient, j'avais mal sans vraiment avoir mal. Des pensées joyeuses m'aidaient à supporter.

_ Tu ne te bat pas Karen ? Tu me déçois ! Cependant j'admire ton contrôle. Sache que jusqu'à ce que tu te matérialise je continuerais, un combat n'est équitables que si les adversaires le son n'est-ce pas ?

Soudain j'étais prise d'un fou rire, incontrôlé, incontrôlable et visiblement très douloureux. Je devais avoir plusieurs côtes cassées à en croire la douleur que ça me provoquait.

_ Équitable tu dis ?  Alors pourquoi tu me frappe ? Ce n'est en rien équitable Maya mais toi et moi savons pertinemment que tu es faible. Non pas dans la force mais dans ton esprit. Tu es faible, tu es lâche et tu ne mérite en rien d'être une originel.

Du coin de l’œil je vis le bout de son pied s'approcher dangereusement de mon visage. Il s'écrasa contre ma tempe et  la violence du geste me priva de ma vue instantanément.
Cette fois-ci, incapable de voir, privée d'un sens majeur à ma survie je ne pus retenir mon loup et le feu s'embrassa instantanément en moi. Je n'avais qu'une seule envie à présent, qu'un seul but, lui arracher le cœur comme j'avais promis de le faire quelques minutes auparavant.
La douleur s' estompais, la guérison s’accélérait à mesure de mon changement physique.

_ Bien ! On vas pouvoir enfin s'amuser !

Sans que je ne puisse l'anticiper Maya empoigna ma gorge et serra aussi fort qu'elle le pouvait. Même comme ça, même en étant ce que j'étais je ne pouvais pas rivaliser. Ses canines étincelaient à la lueur de la lune qui filtrait à travers les rideaux épais de sa chambre. Ses yeux, son visages, rien en elle n'était humain, c'était un originel, un vrai, un lycan effrayant et puissant.

Ses grognements étaient modérés, quasi silencieux. Elle ne voulait pas ameuter les autres, elle voulait régler ça seule pour avoir le choix de l'histoire, de la version qu'elle donnerait à Caleb et au reste de la meute. Maya est une manipulatrice et elle le restera.

L'air devenait inexistant, il ne filtrait plus à travers mes poumons. Je m'éloignais, doucement, tranquillement, en regardant dans ses yeux qui n'avaient aucun scrupules.

Comme si j'étais déjà au fond du tunnel la voix de ma mère raisonnait comme un écho autour de moi, habitant fortement mon espace.

_ Karen ! Reprends toi, souviens toi de ce que je t'ai appris. Tu es une Sommers et une Blackmoon, rien n'arrête une tel force. Sers toi de ta sagesse, de ta puissance et de ta pureté. Tu es un être exceptionnel qui accomplira des choses exceptionnelles, je te l'ai toujours dit. Courage ma fille.

Pourquoi à ce moment là ? Pourquoi comme ça ? Je n'en sais rien. Ce que je sais par contre c'est qu'une force invisible et puissante me poussait à réagir. Maya accentuait toujours la pression autour de ma gorge mais l'énergie lycan en moi rendait la douleur quasi inexistante à présent, comme si les tous les muscles de mon corps devenaient aussi dur que du béton.

Sans qu'elle s'en aperçoive vraiment, absorbée par son envie aveuglante de me supprimer, j'avais sortie mes griffes et dans un élan de courage trouva la force nécessaire pour accomplir ce pourquoi j'étais là.
Ma main entra comme une lame de couteau dans du beurre. Je pouvais sentir la pression de son pouls palpiter dans ma paume, la chaleur de son cœur, le flot de sa vie. J'eus un instant d' hésitation, tuer. Je n'avais jamais ôté la vie à qui que se soit. Je savais qu'un jour ou l'autre ça arriverai, mais pas comme ça, dans des circonstances aussi destructrices.

Je m'étais reprise très vite, me rappelant pourquoi j' étais là et pourquoi je devais le faire. Ma paume se resserrait autour du peu de vie qu'il lui restait. Son regard se figeât dans le mien et un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Elle m'accordait la victoire et m'en félicitait du regard.
Un filet de sang pourpre roula le long de son menton et s'échouait sur mon avant bras, encore à l’intérieur d'elle.
Je pressais son cœur jusqu'à ce qu'il s'arrête de battre, jusqu'à ce qu'elle s'en aille sans trop de douleur. Une fois raide morte je tirais un grand coup et Maya s'effondra sur le sol dans un bruit sourd, j'avais réussi, je tenais dans mes mains le remède de Livia et ma vengeance.

En me retournant un lycan me faisait face, un grand bonhomme au cheveux cendrés et à la carrure imposante. Je le fixais un moment et contre toutes attentes il fit un pas sur le côté pour me laisser passer.

_ Tu as fait ce que j'ai toujours voulu faire.......Cours maintenant, je ne pourrais pas me  taire   bien  longtemps.

Je le remerciais d'un simple regard qui en disait long et m'engouffra dehors, vers la porcherie ou était Livia.

A mon arrivée elle gisait sur le sol miteux dans un état pitoyable, j'eus même cru qu'elle était déjà morte.

_ Livia ? Livia ? …....Aller ma belle courage, faut se lever et partir d'ici, vite.

Elle n'avait même plus la force de se lever et je repensais au moment ou je l'avais portée jusqu'ici, un jeu d'enfant.
J'empoignais Livia et la mis sur mon épaule avant de me stopper devant la porte pour m'assurer que la voix était libre.
Je m'engouffrais rapidement dans la dense forêt qui m'entourait . J'avais l'impression que derrière mon passage elle formait un rempart contre tout ceux qui aurait voulu me suivre.

C'est à l'odorat que je m'orientais, l'odeur d'un vampire est si nauséabonde pour un lycan qu'ils sont repérable à plusieurs mètres. Livia, hormis à cet instant n'avait pas cette odeur qui me donnait la nausée, pourquoi ? Qui était-elle au fond ? Peut être que je le découvrirai aujourd'hui si toute fois je ne me fait pas dépecer à peine arrivée.

Je sentais que je n'étais plus seule depuis près de cinq bonne minutes. Je me sentais de plus en plus en danger, mais pourquoi n'attaquaient-ils pas ?

_ Je sais que vous êtes là ! Je vous sent comme vous m'avez senti ! Je suis là pour aider Livia, elle à besoin de soin et elle à besoin de vous.

Une petite femme brune pas plus haute qu'une enfant avait surgit le plus naturellement du monde d'entre les touffus intense qui nous bordaient.

_ Elle vas mourir ?

Elle paraissait si fragile, si brisée, pauvre « femme ».

_ Non, mais si elle ne mange pas tout de suite ce cœur elle le sera d'ici quelques heures. Faites le lui manger.....S'il vous plaît.

Deux autre vampires aussi pale que la neige m’avaient rejoint. Prudent malgré tout il me tendaient leur bras pour que j'y dépose Livia, chose que j’exécutais dans la seconde, elle était chez elle et elle ne craignait plus rien.

Sans ma nouvelle et étrange amie je me sentais seule tout à coup, perdue, inquiète. La petite femme brune d’où roulait des larmes de sang sur sa joue me regardait hagarde, presque pleine d'admiration.

_ Tu es si brave Karen Sommers, merci d' essayé de sauver ma fille.

Sommers ! Ce nom, mon nom,  encore une fois dans la bouche d'un étranger, où peut être pas. Mais qui sont tout ces gens qui connaissaient ma mère, surtout un vampire ?
Malgré encore une interrogation je faisais enfin face à un membre de la famille de Livia, en l’occurrence sa propre mère et en cherchant bien elle me rappelait quelqu'un......La persécutée de Maya !
Je décidais de ne rien dire, juste esquisser un léger sourire.

_ Je suppose qu'après avoir tuer un membre de ton clan, tu n'a plus de chez toi ?

_ Oh ! Ne vous en faites pas pour ça, je sais me débrouiller.

_ Je n'en doute pas une seconde mais tu restera ici malgré tout, le temps que ton esprit y vois plus claire........Tu es d'accord avec ça ?

En savoir plus, savoir peut être qui je suis au fond, qui est Livia et pourquoi Maya persécutait cette toute petite « femme », l'invitation ne se refusait pas.

_ Merci de votre hospitalités.

Je découvrais pour la première fois à quoi ressemblait un camp de vampire et j'avoue ne pas avoir été déçue. Tout y était  moderne et chaud, on se serai cru dans les rue humaine de wodsboro. Tous me dévisageaient et se forçaient à ranger leur canines, comme je les comprenais !

_ Oh j'oubliais, je suis Nala.

A l’énoncé de son prénom je m'étais figée sur place.

_ Ma.....Ma mère m'a parlé d'une Nala un jour, une jeune vampire qui l'avait aidé dans une situation plutôt coquasse, est-ce que c'est de vous dont elle parlait ?

_ C'est bien moi. Je n'ai pas très bien connue  ta mère, enfin pas personnellement mais je devais l'aider, c'était ainsi.

_ Pourquoi ? Ça ne peut pas être ainsi !! les vampires n'aidaient pas les humains, pas vingt ans en arrière !

_ C'est une bien longue histoire Karen, je te la raconterai je te le promet mais avant ça, il faut que Livia soit totalement rétablie, elle vous concerne cette histoire, elle vous concerne toutes les deux.

Mon cœur se retournait de mille façons dans ma poitrine, se serrait, saignait, s'emballait. Livia et moi étions liée, j'en avais la certitude  à présent.
Nala me tapota l'épaule et me laissa seule dans cette étrange petite maison blanche. Je tâtais mes poches à la recherche de mon portable et composais le numéro de Tony.

_ Allô ?

_ C'est moi où est-tu ?

_ Chez Liam avec Ross.

_ Il vas bien ?

_Il vas bien, et toi où est tu ?

_ Chez Livia, tout vas bien......Tony ?

_ Oui ?

_ Est-ce que je suis en sécurité ici ?

_ …....Plus que n'importe où ailleurs.

_ Tu sais n'est-ce pas ?

_ Oui, je pense, mais ne me le demande pas, ce n'est pas à moi de te le dire.

_ Je sais......Prends soin de Ross s'il te plaît.,

_ J'y veille, et toi reviens moi vite, tu me manque terriblement.

_ Tu me manque aussi papa, je t’appelle dans quelques jours.

_ Soit prudente.

_ Toujours.

Un bon matelas me faisait de l’œil, je n'avais jamais été aussi épuisé ! Je m'allongeais et en une minute je quittais le monde animé pour celui du silence.

En ouvrant les yeux j'avais l'impression d'avoir dormi des jours entiers. Je m'étirais, doucement, et je me sentais bien et en sécurité.
Il m'avait fallu un petit moment pour m'apercevoir que quelqu'un se tenait à mes côtés sur une chaise.

_ Livia ?

Elle était si pâle, si belle, si vampire.

_ J'ai dormi longtemps ?

Elle regarda sa montre d'un air amusé.
_ 6 heures au total, un vrai loirs !

C'est comme si rien ne s'était jamais passer, comme si la morsure de Maya n'avait jamais eu lieu, comme si le meurtre que j'avais comis n'était qu'une mascarade mais le sang sur mes mains et mes vêtements eux, disaient tout le contraire et me ramenaient à la réalité.

_ Tu es déjà sur pied ? Fascinant !

_ Et c'est grâce à toi  Karen.......Merci, merci beaucoup.

_ Pas de quoi !

Je la regardais différemment, avec un intérêt certain pour le secret que l'on partageait mais dont on ne savait rien. Elle aussi semblait me regarder d'un autre œil, plus serein et plus curieux surtout.

_ Alors tu as rencontré ma mère ?

_ Ouais. Tu savais qu'elle et ma mère s'étaient déjà rencontré ?

_ Si tu m'avais dit que ta mère était Evy Sommers je t'aurai dit oui, mais vue que tu as caché ton véritable nom alors non !

_ Il y à vraiment beaucoup trop de coïncidences et de chose qui ne tournent pas rond autour de nous.

_ J'te le fais pas dire.

_ Selon ta mère, elle pourrait nous donner des réponses......Tu t'y sent prête ?

_ Plus que jamais.

Ensemble et soudée nous nous rendions près d'un joli feu que la « famille » de Livia avait allumé rien que pour nous. La plupart des vampires, toutes génération confondue s'y trouvait, comme pour écouter un récit familiale dont personne ne devait rater la narration.
Deux places en son centre nous étaient dédiées.
C'est main dans la main que nous entrions dans le cercle de l'inconnu, enfin nous allions découvrir ou redécouvrir nos vies.
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:38

Chapitre 12


Mon stress était à son maximum et je devais batailler dur pour ne pas commencer à me matérialiser en présence de mes congénères ennemis.

Assise au beau milieu de ces étranger j'avais du mal à me sentir à l'aise. Livia assise à mes côtés me serrai fortement la main pour me rassurer.

Nala commença par expliquer qui j'étais aujourd'hui, ma présence ici, ce que j'avais fait pour sauver Livia de la morsure de Maya. Je n'aimais pas vraiment qu'on me mette sur un pied d'éstale mais je me sentais fière d'avoir fait ce que j'avais fait et en tirer de la reconnaissance face au vampire ne me déplaisais pas tant que ça.

J'écoutais aussi l'histoire de ma mère, de mon oncle, des lycans et des vampires que je connaissais déjà.
Après un long récit de souvenirs et de douleurs Nala pris les choses sérieuses en main, la vérité, la mienne, la notre.
Elle se tourna d'abord vers sa fille.

_ Livia mon ange, je t'ai souvent parlé de ton père, de mon envie de le sauver et le fait d'avoir échoué dans ma démarche.
Ton père s'appelait Marty et il était le frère d' Evy et donc l'oncle de Karen, ce qui fait de vous des cousines.

A cet instant quelque chose dans mon cœur se souleva, une douleur immense de mensonge, de regrets, ma mère était-elle au courant ?
Livia lâcha ma main et se leva d'un bond.

_ Alors mon père était humain ? Il était quoi d'autre ? Pourquoi est-ce que j'aime tant la nature et que j'ai un contact particulier avec les animaux ? Tu m'as menti !!!!......Tu m'a presque obligé à tuer quelqu'un pour garder ton secret je me trompe ?

_ Tu ne te trompe pas mon ange. Je t'ai menti oui, j'ai menti à tout le monde. Maya voulait sa place au côtés de Caleb, l'arrivée de Karen était prévue mais pas si tôt. Tout devait-être organisé pour que vous combattiez toutes les deux, pour que Karen fasse une erreur et qu'elle soit bannie de sa tribut. C'est une histoire bien compliquée dont je ne suis pas fière. J'ai voulu te protéger et protéger Karen.

J'écoutais sans vraiment le faire, je pensais et réfléchissais aux conséquences prochaines. Caleb ne laisserait pas ça là, certains membres de la meute non plus. Nos appartenances commune à l'humanité et au sang provoqueraient probablement un combat sanglant et meurtrier.
Livia était tellement aveuglé par la colère que l'idée que l'on puisse s'allier lui échappait. Comment lui faire comprendre qu'elle était aussi particulière que moi ? Comment lui dire qu'elle était une élémentaire ?

_ Nala ?

_ Oui Karen ?

_ Vous êtes tombée enceinte alors que mon oncle n'était pas encore totalement vampire n'est-ce pas ?

_ Oui.

_ Alors Livia est mi humaine, mi vampire et mi conseillé ?

_ Oui.

_ Et mon grand père est le sien ?

_ Effectivement.

_ Laissez moi l'emmener chez lui.

_ Je....C'est très risqué Karen je......Je ne peux pas.

_ Elle comprendrait mieux, elle aurait quelque chose de son père à quoi se raccrocher, s'il vous plaît laissez moi l'emmener ! De toute façon il est bien trop tôt pour que la meute est prévue quoi que se soit.

Karen me regardait de ses yeux bleu glacier, est-ce qu'elle m'enviais ? Je ne sais pas mais ce que je voyais dans son regard c'est l'envie folle de m'accompagner et de rencontrer Julian.

_ Maman, tu m'a menti, tu m'as caché qui j'étais. Accorde moi au moins cette faveur. Je veux savoir qui je suis vraiment et connaitre ceux qui me sont proche et dont on m'a caché l’existence.

Nala eu du mal à se résigner mais c’est pourtant ce qu'elle avait fait.
Livia et moi étions parties tranquillement à travers la forêt. Au départ seul le silence nous accompagnait, même le vent n'osait pas prendre part à notre « balade ». Du coin de l’œil je la détaillais, les vampires ne pouvaient pas cacher leur larmes, elles étaient pourpre et lourdes.

_ T'imagine Karen, t'imagine ce que nous avons provoqué ? C'est sûre, demain on sera morte, tout ça parce qu’on fait les frais d'unions interdite, on est des erreurs de la natures, des déchets, des bâtardes.

_ Là je t'arrête de suite ! Je permettrais pas que dise des choses pareils ! Des erreurs tu dis ? N'est-tu pas fière d'être différente ? N'est-tu pas fière d'être le fruit de l'amour ? Nous sommes peut être l'avenir, l'entente entre nos trois espèces !
Les humains, les lycans et les vampires ensemble, dans les même écoles, les mêmes villes, partageant les même choses! Nos parents, sans le savoir nous on peut être sauvés !

_ J'ai peur Karen tu comprends, je suis morte de peur. Toutes ma vie on m'a interdit de me lier à qui que se soit, toute ma vie on m'as caché ce que j'étais vraiment. Mon père aura été une énigme pour moi pendant près de 20 ans !

Malgré les peurs, les doutes, Livia et moi avions créer des liens avant même de savoir ce qui nous liais.
J'éprouvais une certaine satisfaction à être ce que je suis. Je m'imagine maintenant accomplir de grandes choses, de voir nos deux espèces se donner la main en entrant dans le monde des humains sans aucun complexe ni aucune haine.

Les rues de Woodsboro se dessinaient à travers les arbres, la maison de Julian n'était plus très loin et mon cœur se soulevait d’excitation et d'angoisse comme lorsqu'on se trouve dans un manège à sensations. Qu'allait-il penser de nous, de Livia, lui qui avait toujours eu une certaine animosité envers les vampires, ceux qui lui on pris son fils et sa fille par la même occasion. Verrait-il en Livia sa petite fille ou alors une erreur qui devrait disparaître ?  Mon téléphone me sortait de mes pensées lorsqu'il se mit à sonner.

_ Allo ?

_ C'est moi.....Ça vas ?

_ Angoissée, surprise, meurtrie aussi. Et toi ?

_ Ça vas bien, Liam est comme il y a bien des années, fidèle à lui même. …..Et Livia ?

_ Elle vas bien, on vas bien toutes les deux.

_ Tu veux parler de ce qui s'est passé ?

_ Il n'y pas grand chose à dire pour le moment, c'est un petit choc. Je vais chez Julian, je sais que tu ne vas pas approuver mon initiative mais je dois l'y emmener.

_ Effectivement t'as raison mais je comprends ta démarche.

_ Et Ross ?

_ Furieux ! Il aimerait être à vos côtés, ce qui est impossible pour le moment.

_ Embrasse le pour nous et dit lui que tout sera bientôt terminé. Et au niveau de la meute, des nouvelles ?

_ Rien de précis, juste des vibrations qui me reviennent en écho, Caleb est furax, sur la défensive et j'ai un peu peur pour la suite. Karen, tiens moi au courant de ce qui se passe chaque jours d'accord ? Là il faut que j'y aille.

_ Pas de problèmes, soit prudent, bye.

Ce qu'il y avait d'agréable avec Tony c'est que le surplus de paroles n'était pas nécessaire, de simple mots suffisaient à se comprendre.
Les yeux de Livia changeaient, devenaient plus sombre, comme si Woodsboro avait sur elle un effet particulier.

_ J'suis pas à l'aise.

_ Je sais, avance on y est presque, et garde la tête haute, tu es tout ce qu'il y à de plus normal ok.

Tout était calme à l’intérieur, seule une lumière tamisé filtrait au travers des rideaux vert pomme de son salon.
Ma main frappait doucement à la porte et la réponse de Julian ne se fis pas attendre.

_ Oui ?

_ Julian, c'est Karen.

_ Karen ? Entre je t'en pris !

Je pouvais sentir la respiration factice et rapide de Livia dans mon dos, elle était éffrayé.

_ Stress pas je suis là ok.

_ Karen !

_ Hey Grand père !

J'avais l'impression de l'avoir toujours connu à cet instant et me frayais un chemin entre ses bras chaud et sa tasse de café fumante qu'il tenait à la main, effaçant l’accueil maussade que je lui avait accordé quelques temps plus tôt.

_ Tu à amené une amie ?

_ Heu.....Je te présente Livia.

Au moment ou son visage remonta pour affronter celui de Julian, il changea de couleur, lâchant sa tasse de café qui explosa sur le carrelage de l'entrée.
Sans un mots il s'approcha d'elle, les yeux instantanément habités par de grosses larmes. Livia ne pus retenir les siennes si particulières.

Julian pris son visage en coupe entre ses mains et la fixa un moment du regard, les sourcils de ma cousine se crispaient pour retenir l'émotion si forte qui montait en elle, il avait compris, sans une explication, sans une parole, qui elle était.
Il l'a pris dans ses bras si fort que Livia soupira. Son regard avait croisé le mien à ce moment là et un merci silencieux était sorti de sa bouche.

Après un long moment de silence un peu gênant pour moi, Julian défit son étreinte autour de Livia et se tourna vers moi puis vers elle comme pour nous admirer toutes les deux.

_ Il vas falloir m'expliquer tout ça parce que j'avoue que là je suis perdue.

Nous nous étions assis tous les trois dans le salon et à tour de rôles racontions le morceau d'histoire que mon grand père avait manqué. Enfin il pouvait se raccrocher à quelque chose qui lui rappelait son fils, à quelque chose de bien réel. Je le sentais heureux mais malgré tout inquiet, très inquiet.

_ Avoir sauvé Livia de cette manière vas engendrer un combat mortel Karen, en est tu consciente ?

_ Je le sais. Que voulait-tu que je fasse d'autre ? Que je laisse mourir une innocente et de surcroît ma cousine pour une histoire de clan et de cœur ?

_ Je ne te reproche rien, je voulais simplement être sûre que tu sois consciente des conséquences.

_ Est-ce......Est-ce que je peux vous demander quelque-chose ?

_ Tu es libre de t'exprimer Livia.

_ Je comprends les animaux, je comprends le vent et les plantes, j'aime la forêt et le bien être qu'elle me procure, pourquoi ?

_ Tu as déjà du entendre parler des conseillés ?

_ Que brièvement.

_ Les conseillé sont ceux qui depuis des décennies gèrent le conflits et l’existence tel qu'elle est des autres, vous, les vampires et vous, les lycanthropes. Les conseillés se sont vus octroyer des pouvoirs qui en les étudiants, les protèges contre d'éventuelles attaques de vos espèces.
Je suis par exemple ce que l'on appel un illusionniste,  peux me rendre invisible aux yeux des autres  ou créer un environnement qui n'existe pas.
Karen elle, est une élémentaire, une fusion total avec la nature et apparemment tu es sa complémentaires.

_ Sa complémentaires ?

_ Les conseillés fonctionne par paire. Seul ils ont le pouvoir certes mais à deux ils sont beaucoup plus fort. Vous êtes les deux seules enfants conseillés qu'il reste, vous êtes les descendantes de chaque espèces à toutes les deux, vous êtes unique.

Livia avait englouti toutes les paroles de Julian et semblait se rendre compte à présent de ce qu'elle était vraiment. En approfondissant la discussion l'on savait qu'elle était moins humaine que moi dus à le transformation de mon oncle Marty, Livia avait plus de gêne vampire que de gêne humains mais elle ne ressentait pas le besoin de se nourrir de sang, un bon point.

Nous parlions aussi de ses pouvoirs qu'elles devait apprendre à gérer et apprendre à coordonner avec les miens. Les conseils allaient bon train lorsqu'on frappa à la grosse porte d'entrée de chez notre grand père. Livia se leva d'un bond, ses yeux prenant une teinte plus clair, quasi blanc.
Julian posa une main sur son épaule.

_ Montez, toutes les deux et ne bougez pas avant que je vous le dise.

Nous exécutions dans la seconde l'ordre de Julian et du haut de l’escalier je pouvais entendre le poignée se tourner et la porte s'ouvrir.

_ Caleb ! Ça fait si longtemps, je suis heureux te voir.

_ Julian ! Désolé de t'importuner à cette heure-ci mais je voudrai voir ma fille s'il te plais.

_ Tu viens de la manquer ! Elle est passé avec une de ses amies et est repartie après m'avoir dit au revoir.

_ Bien. Je t'aurai pensé plus créatif. Je n'insisterai pas, fasse à un illusionniste on à peu de chances n'est-ce pas ? Cependant dit bien à ma fille et à son amie que si elle ne se rendent pas toutes les deux demain soir à clairière fleurie, je décimerai, moi et ma meute le peu de vampire qu'il reste à Woodsboro. Dit lui aussi que si elle se rends je l'épargnerai parce qu'elle est ma fille, et que parce qu'elle est à moitié humaine, les émotions dus à votre race chamboulent les émotions et les jugements.

_ Je te l'ai dit elle n'est plus là.

_ Attention vieillard, tu pourrai faire les frais de ton mensonge malgré le respect que je te porte.

_ Bonsoir Caleb.

Livia serrai le montant de l'escalier tellement fort que lorsque la porte se referma le morceau de bois qu'elle tenait si fort se brisa d'une traite.

_ Calme toi Livia ! C'est pas en montrant ta force que tu le sera automatiquement !

Julian nous avait rejoint et son teint était devenu plus que pâle.

_ Il faut que vous partiez pour ce soir les filles, ils pourraient revenir. Vous savez où aller ?

_ Je vais aller chez Liam, Tony et notre ami Ross y sont. Les lycans ne soupçonne pas que nous sommes en contact avec lui, je pense que ça ira.

_ Bien. Soyez prudente et appel moi si ça tourne au vinaigre Karen c'est compris ?

_ Compris.

J'avais le pré-sentiment que je ne reverrai plus jamais mon grand père, pourquoi ? Aucune idée mais l'idée de perdre encore un proche me soulevais le cœur et soulevait ma colère. Nous échangions une dernière étreintes avant de nous engouffrer dans les jardins voisin, silencieuse, pour rejoindre la maison de Liam qui était pour moi comme un oncle, un meilleur ami. Je savais aussi que j'y verrai Ross et Tony et ça me rassurai.

Nous étions presque arrivé lorsque Livia me coupa dans mon élan et me stoppa d'une main.

_ Quoi ?

_ Tu ne sent rien ?

_ Non, quoi ?

_ L'odeur du sang, ça sent le sang à des kilomètres.

Je pris conscience de ses paroles et tenta de m'enfuir vers la maison mais elle me reteint encore plus fort.

_ Ils sont encore là, n'y vas pas.

_ Tu déconne ou quoi ? Ils sont peut être en train de les tuer !!!!

_ Ou le contraire.

_ Lâche moi Livia !

Je crois que jamais je n'avais couru aussi vite, même Livia restait derrière et dieu sait qu'elle courrait vite.

Nous y étions et la porte d'entrée était grande ouverte et pas un son n'en sortait.
Doucement je m'avançais, j'avais peur de voir ce que je redoutais. Sur le pas de la porte un pied dépassait et une boule me montait à la gorge.

Plus j'approchais et plus un corps allongé se distinguait, à mon grand soulagement, un lycan que je ne connaissais pas.
Je pris mon courage à deux mains et entra dans la maison, soudain j'eus l'impression qu'une faux me  sectionnait les jambes et Livia me rattrapa au vol, m'empêchant de m'écrouler sur le sol.

_ Non, non, …..NOOOOOOOOOOOOON !!!
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:39

Chapitre 13


Liam était étendu sur le sol qui me paraissait si froid. Je me jetais à ses pieds comme pour implorer quiconque m'entendrais de l'aider.

_ Liam, Liam réponds moi.

Livia s'était assise à ses côtés et pris son poignet du bout des doigts. J'avais  compris à son regard qu'a travers sa peau, les pulsations de son cœur étaient devenues inexistantes.

Ses yeux encore ouvert étaient dirigés vers la cuisine, comme pour me dire quelque-chose, effectivement, du grabuge sourd mais perceptible se faisait entendre.
Livia de sa paume ferma ses yeux et partie vers la cuisine. Moi ? Je ne pouvais plus bouger, je ne trouvais plus la force d'analyser quoi que se soit, je n'arrivais pas à pleurer, je n'arrivais même pas à imaginer Liam hors de ma vie.

Dans la pièce tout avait été comme soufflé et je m'étais infiniment consolée en me disant que Liam s'était défendu face à eux, le vent et la nature auraient au moins essayé de l'aider.
Je lui déposais un baiser sur le front avant de m'engouffrer à mon tour dans la cuisine.

Ce que je vis me laissa tétanisé. Tony se trouvait à terre, se tenant le bas ventre. Son visage n'était que sang, méconnaissable, torturé, apeuré, en colère.
Livia elle aussi était pleine de sang, mais pas le sien, non, elle venait de sauver Tony d'une mort certaine en arrachant la jugulaire du lycan et en s'abreuvant de tout son être.
Son teint était si pâle, faisant ressortir des veines bleu sur tout le pourtour de son visage, ses yeux étaient transparent et ses canines sanglantes aussi luisante et destructrice qu'une lame de couteau, elle ressemblait à une bête féroce, elle ressemblait à un vampire.

Lorsqu'elle avait croisé mon regard c'est comme si elle était revenue sur terre, comme si elle s'était déconnecté du monde où elle se trouvait quelques secondes auparavant. Ses yeux reprirent leur teinte bleu glacier et ses dents se réalignèrent en un sourire presque parfait. Elle avait tué, pour la première fois, elle avait tué pour moi, pour Tony, elle s'était promise de ne jamais prendre une vie humaine où non, et notre combat l'y avait forcé et je pouvais lire la déception en elle.

_ Je suis désolée.

Elle se détourna de moi et mis son bras autour de tony.

_ Aide moi au lieu de t'excuser.

J'allais moi aussi aidé Tony à se relever et soudain je me rendis compte qu'il n'y avait aucune trace de Ross.
Je laissais Tony à son sort, il commençait déjà à guérir. Je grimpais les escaliers deux par deux tout en hurlant le nom de mon ami dans l'espoir qu'il me réponde.

_ Ross ?......ROOOOOOSSSSSS ????


Je faisais toute les pièces sans y trouver âme qui vive jusqu'à ce que j'entre dans une petite pièce aussi grande qu'un débarras.
Ross y était allongé, le souffle rapide et saccadé. De son cou s'écoulait un flot pourpre et je savais d'avance qu'il n'y survivrait pas.

_ Ross.........Je......J'suis désolée......Je......Je t'aime tellement, j'avais encore tant de chose à vivre avec toi, te....Te dire que j'appréciais ta compagnie, te demander de sortir un soir, exprimer les sentiments  que j’éprouve, notre premier baisé.....Mon dieu épargnez le, je vous en supplie ne me retirez pas encore un être chère, pas lui........TONYYYYYYYYY !!!!!

J'avais l'impression que Ross voulait me parler, mais il n'y arrivait pas.

_ TONYYYYYYYY !

_ Oh mon dieu, Ross.

_ Fait.....Fait quelque chose, soigne le, sauve le démerde toi mais fait quelque chose.....Maintenant !

_ Tu sais que ce que tu me demande est contraire à l'étique Karen.

_ Je m'en tape de l'étique !

_ C'est de l’égoïsme.

_ J' m'en fou ! Si tu ne le fais pas je le ferai.

_ Tu ne le peux pas, tu n'es pas originel à 100%

_ Jt'en supplie.......A genoux je t'en supplie !

Je savais que c'était de l’égoïsme, je savais que l'impossibilité de Ross à répondre me donnais l'avantage, je savais que je décidais à sa place mais je le voulais, pour moi, pour moi seule et  pour toujours.

Ross n'avais pas été mordu, on lui avait juste arracher la jugulaire d'un coup de griffe tout comme Livia l'avait fait à ce Lycan quelques minutes plus tôt, et je savais que le venin de Tony le sauverai et le transformerai.
Les dents de mon père transpercèrent son poignet et Ross se raidit à cette dernière attaque avant d'être pris de convulsions et de cessé quelques seconde plus tard de vivre pour de bon dans son corps humain.

_ Emmenez le au camp des vampire, Caleb n'y viendra pas, il attendra demain que vous vous y rendiez. Je vais aller annoncer à Julian le décès  de Liam, je vous rejoins après si ta communauté accepte de  m'accueillir.

_ Vous y serez le bienvenue.

…....

Ross hurlait, je pouvais entendre ses plaintes au travers des murs épais de la maison de Livia. L'imaginer en train de souffrir autant me déboussolais. Avais-je bien fait ? N'avais-je pas décidé trop vite ?

_ Tu prends enfin conscience de ton geste ?

_ Pourquoi il cri comme ça ?

_ Il meurt.

_ Quoi ?

_ Tu es un lycan et tu ne sais pas ça ? Les vampires passe par des phases, les lycans non. Ross quitte son corps en tant qu'humain pour devenir lycan à part entière.

_ Mon dieux !

_ Et c'est irréversible.

_ Tu me juge ?

_ Je t'informe.

_ De toute façon tu ne l'a jamais aimé donc on peut en comprendre ton ressenti.

_ Tu ne sais rien de moi ! Tu ne sais pas le mal que ça m'a fait quand son regard s'est posé sur toi, jamais moi il ne m'a regardé.

Alors ma cousine avait toujours eu des vues sur Ross mais sous les conseils de sa tribut et les pressions de Maya elle n'avait jamais rien entrepris. Comment la regarder en face maintenant, comment vivre avec ça ?

_ Je suis désolée Livia je ne le savais pas.

_ Ça ne fait rien. Son choix est fait depuis longtemps et je m'y suis faites. J'ai simplement du mal à comprendre ton geste, si on m'avait laissé le choix j'aurai souhaité rester humaine.

J'avais baissé la tête ne trouvant pas quoi répondre et en me disant que ses paroles étaient juste et fondées, mais que m'avait-il pris ?

Les cris avaient cessé, ce silence avait quelque chose de morbide et d'inquiétant. Je repensais à Liam et de grosse larmes roulaient sur mon visage, comment je pourrai vivre avec son absence ? J'avais attendue de le rencontrer pendant si longtemps et on me l'avait enlevé en une fraction de seconde. J'avais troqué sa vie et celle de mon père Tony et de Ross pour la seule vie de Livia.

Je senti l'odeur de Nala derrière moi mais je ne me retournais pas.

_ La mutation est terminé, il vas bien.

_ Merci de l'info Nala et merci d'accueillir vos ennemis parmi vous.

_ De rien, c'est la moindre des choses, tu as sauvé ma fille............Il veut te voir.

Mon regard se tournait enfin vers elle.

_ Est-il en colère ?

_ Il me semble que oui......Parles lui, explique lui tes motivations.

_ Ouais.


En entrant dans la chambre ou était Ross je sentais mon cœur battre d'une pulsation supplémentaire.

_ Heu.....Salut.

_ Salut.

_ Comment tu te sent ?

_ Trahi, blessé. Et toi ?

_ Je suis désolé je..

_ Je sais, tu m'a sauvé la vie.

_ Oui mais...

_ N'en dit pas plus, ne t'embête pas avec d'autres excuses, ce qui est fait est fait non ?

_ Oui.

_ Tu te rappel la cicatrice sur mon épaule ?

_ Oui.

_ C'est un vampire qui me l'a faite. Je l'ai tué pour récupérer mon humanité et ce que j'ai enduré je ne le souhaite à personne.

_ Je comprends.

_ Non ! Non tu ne comprends pas ! Si ça avait été le cas tu n'aurai pas demandé à Tony de me mordre et tu m'aurais laissé mourir.

_ C'est juste que...

_ Je pensais que tu étais mon amies, je me suis trompé. Je pars demain, inutile de venir me dire au revoir.

_ Mais Ross....

_ Je ne veux pas de tes explications, laisse tomber.

Il ne m'avait pas laissé le temps de lui dire mes sentiments, m'avait-il entendu lorsqu'il était aubord de la mort ?
Du courage ? Je n'en avais plus, Je perdais peut à peut tout les gens que j'aimais.

_ Hey tout vas bien ?

_ Ça vas aller.

_ C'est parfait car il faut se préparer pour demain.....
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:41

CHAPITRE 14


_ Se préparer ? Laisse tomber, j'ai plus rien à perdre, je vais y aller et sera réglé.

_ Karen !!!! reprends toi ! C'est toi qui m'as dit de garder la tête haute, que toi et moi on ferai de grande chose, qu'on était né pour ça ! T'as oublié ?

_ Oublie c'est mieux et laisse moi.

Je sentais le soupir de Livia dans mon dos juste avant qu'elle ne partes. Je m'étais couché là où Ross s'était changé en monstre. Son oreiller diffusait encore le parfum de ses cheveux, les draps la chaleur de son corps. Il était parti.

_ Karen ?

_ Tony !

Je me précipitais dans ses bras pour m'y lover et relâcha toute ma tristesse en des sanglots d’enfants incontrôlable.
Ses mains caressaient mes cheveux et je sentais son cœur souffrir autant que le mien.

_ Il est en colère c'est tout, laisse lui du temps. Liam est entre de bonne main, Julian s'occupe de tout.......Il n'a pas souffert croit moi mon ange, il est parti la tête haute.

Même si les paroles de mon « père » se voulaient rassurantes elles ne faisaient que serrer mon cœur encore plus fort. Il me fallu un long moment pour me calmer mais Tony était resté là, à genoux sur le planché à me consolé sans un mots, comme on avait l'habitude de le faire.

_ Livia m'a fait pars de ta décision, c'est complètement con comme raisonnement tu sais !

_ M'en fou ! Je veux juste que ce carnage se termine. Marre des bain de sang, des larmes et de la peur. On aurait jamais dus revenir ici.

_ Ne dit pas ça c'est faux et tu le sais.

_ Je voudrai être seule maintenant s'il te plais.

_ Pas de problèmes mais sache que je serai derrière toi demain que tu le veuille ou non.

_ On verra ça demain.

Tout était si silencieux chez les vampires. Pas d'excès, pas de cris, juste des gens quasi normaux avec la seule différence qu'il avaient besoin de boire du sang.

J'avais pris une bonne douche et m'étais engouffré dans les draps frais de nouveau. J'avais tant espéré en venant ici, j’espérais tant à présent.
Caleb comprendrait-il ? Me pardonnerait-il la mort de Maya ? Même justifiée je ne suis pas sûre qu'il puisse comprendre ce qui m'as motivé.
Et Ross ? Était-il encore là ? Se souvenait-il des paroles que je lui avait dites ? Encore une fois la tristesse m'envahissait mais demain tout serai terminé, je serai en paix, avec ma mère, loin des préjugés, des lois et de la haine ancestrale qui règne entre nos trois espèce depuis si longtemps.

Je sentais encore le parfum de Ross comme si une brise l'avait emmenée jusqu'à moi. Mon dieux que les sentiments étaient douloureux.
Soudain j'avais senti un corps chaud, le sien, s’emboîter derrière le mien et m'enlacer.

_ Je ne veux pas que tu y aille demain, pas seule, je ne veux pas te perdre.

_ Pardonne moi.

_ Je n'ai rien à pardonner Karen, je comprends. Puis tu sais, je préfère encore être un lycan qu'un vampire.

_ Raconte moi ton histoire.

_ Il y à quatre ans je suis sortis un soir sans l'autorisation de mes parents. J'ai vaqué dans un parc une bière à la main et je suis tombé sur un homme, grand, beau, intriguant.
J'ai cru au début qu'il faisait comme moi, qu'il s'évadait mais je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir.
La seconde d'après j'étais perché sur un arbre et il s'abreuvait de mon sang. J'ai eu peur au début, puis comme si l’instinct de survie prenait le dessus j'ai trouvé la force d'attrapé le briquet que j'avais dans une de mes poches de jeans et j'ai allumé la flamme près de son manteau. Il s'est enflammé, m'a lâché et s'est évaporé.

Je le regardais dans les yeux à présent et je pouvais constater que la douleur lui revenait peu à peu, comme si quelque chose d'horrible avait découlé de cette morsure.

_ Bref, quelques heures plus tard j'étais sur pied et je me sentais fort. J'ai pus le cacher un moment à mes parents jusqu'à ce que ma mère le découvre. T'imagine, son fils, un vampire. Elle l'a très bien géré ceci dit. Elle me nourrissait dans le dos de mon père jusqu'à ce qu'il nous surprenne.
Ce jour là il à cru qu'elle en était un et l'a abattu sans un mots de plus. Il à tué sa propre femme et à fait croire en me montrant à des spécialiste qu'il n'avait pas eu le choix, qu'elle était comme moi, que c'était elle qui m'avait mordue. Il savait qu'elle ne l'était pas mais il l'a quand même tué et à continué à prôné qu'elle était un vampire.
Mon père à ensuite fait des recherche et à su que pour me rendre mon humanité il fallait que je tue le vampire qui m'avait mordu. La dernière phase était avancée et il ne me restait que peu de temps.
Je me suis rendu au parc et j'ai fait celui qui cherchait une proie. Au bout de trois jours il s'est montré, la proie était mon père. Je lui ais arraché la tête, je suis redevenu moi.

_ Je suis désolé pour ta mère. Si seulement j'avais pus imaginé une seule seconde ce que tu avais subit jamais j'aurai fait ça.

_ C'est pas le pire.

_ Comment ça ?

_ Mon père à cherché un vampire pendant des mois dans les rues et s'est finalement fait mordre.

_ Ton père est un.....

_ Ouais et c'est ça le comble ! Au final tu m'a rendu service, en tant qu'humain je ne pouvais rien faire mais maintenant je pourrais venger ma mère à force égale.

_ Ceci explique cela.

_ Comment ça ?

_ J'ai appelé ton père quand tu à été admis à l’hôpital et j..

_ Quoi ? T'as fait quoi ?

_ Bah oui j'ai voulu le prévenir quoi ! Enfin c'est un truc qu'on fait dans ses cas là non !? mais il ne m'a pas parlé, c'est son assistante qui l'a fait et je n'ai même pas eu le temps de lui dire ce qu'il tétait arrivé.

_ Son assistante ? Pff la chiechienne à son papa ouais ! Il pratique la persuasion visuel et c'est elle son repas, il se nourrit de son sang quotidiennement.

_ C'est dégueu rien que d'y penser.

_ Ouais.

J'avais plongé mes yeux dans les siens et pour la toute première fois de mon existence j'avais envie d'embrasser un garçon, ce garçon, et bien plus.

_ Alors ?, il me semble qu'avant que je meurt j'ai entendu un truc comme  « j'avais encore tant de chose à vivre avec toi, te....Te dire que j'appréciais ta compagnie, te demander de sortir un soir, exprimer les sentiments  que j’éprouve, notre premier baisé...etc.... »

Je senti le sang me monter aux joue et l'embarras m'envelopper totalement.

_ Alors ? Tu te rappel de tout finalement ?

Il eu juste un sourire, un magnifique sourire et puis plus rien, sauf lui et moi peau contre peau. Je crois que ce fus le plus beau moment de ma vie, toutes ces sensations, différentes, agréables, douloureuse. Je n'aspirais qu'a une chose, vivre et mourir dans ses bras.

_ Tu vas te battre n'est-ce pas ?

_ Oui, oui je vais me battre, Livia et moi somme du même sang même si tout nous oppose et si me dresser contre les idées reçues et les vieilles traditions peut faire changer les choses alors j'irai jusqu'au bout.

_ Et je serai là pour te soutenir.
_ Merci.  

La nuit avait été bien courte et déjà les premiers rayons du soleil filtraient au travers des fenêtres. Je savais qu'aujourd'hui serai déterminant. Comment me sortir de ce merdier sans faire couler le sang de chacun des clans ? Je n'avais aucun plan, aucune stratégie, juste la vérité qui si horrible soit elle sera probablement difficile à expliquer et à faire croire.

Livia, Nala, Tony, Ross et quelques autres vampire m'attendaient dehors. Je les sentais, je sentais leur inquiétude leur énervement et leur lassitude.

_ Bonjours.

_ Salut.

_ Je préfère y aller seule, se sera plus correct comme ça, eux et moi tout simplement. J'ai tué un membre de mon espèce et je dois en assumer les conséquences......Sans vous.

_ Ça ne sert à rien Karen, on viens.

_ NON ! Vous ne venez pas. Respectez mon choix.

_ Karen ( Tony s'était approché) laisse moi venir, j'ai joué un rôle là dedans.

_ ….....D'accord mais seulement toi et personne d'autre, où je n'y vais pas et ça sera pire.

J'avais trouvé ça trop facile mais ils m'avaient laisser partir seule avec Tony. Pour la toute première fois depuis que j'avais atteins l'adolescence Tony m'avait pris la main et je ne la refusais pas. Nous avancions sûre de nous et déterminé. La frontière des arbres, la clairière fleurie, nous y étions et eux aussi, au complet, Caleb menant la meute d'un pas certain, le regard dur et sans pitié. Nous allions mourir........
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Re: "Evy Sommers Tome 2 : Origines" de lulla

Message par Martyn le Mer 11 Déc - 0:42

Chapitre 15


Une bataille à grande échelle, je n'avais jamais vécue ça. Qu'est-ce que je devais faire face à Caleb ? Comment me défendre ? Comment lui faire entendre raison au sujet de Maya ? C'était elle la clé de ce conflit, de tout ces morts.

_ Karen ! Je vois que tu es raisonnable. Ou est ton amie Vampire ?

_ Elle n'est pas là, elle n'a rien à voir là dedans, c'est moi qu'il faut blâmer.
_ Toi oui, mais elle aussi ! Je ne vais pas me battre contre mon propre sang, sans faire de victimes de l'autre côté.

_ Pourquoi faire des victimes d'abord ? Pourquoi faire couler du sang encore et toujours ? Ne peux tu pas te mettre à la page, essayé de les comprendre tout comme eux de leur côtés ? Ils m'ont accueilli, ont accueilli Tony, pourtant nous sommes sensé être ennemis non ?

_ Karen, tu ne comprends rien ! Nous avons des valeurs et des principes qu'il nous faut respecter.

_ Ma mère m'a tant parlé de toi en bien, elle à tari tant d'éloges, j'ai du mal à croire que l'homme dont elle me parlait soit celui qui es devant moi.

_ TA MERE ! M'a laissé, j'ai pleuré, j'ai hurlé, mais elle m'a laissé.

_ Elle t'as laissé certes car elle n'avait pas d'autres choix ! Et d'ailleurs, lui à t’ont laissé le choix d'être ce qu'elle était devenue ? NON ! Elle à fait tout ça pour sauver ses proches, pour te sauver toi ! Et où est ta reconnaissance ? Hein ?

_ Tony ne lui à pas laissé le choix !

_ Tony l'a sauvé ! Et toi où était-tu ? C'est lui qui m'a élevé, qui m'a appris tout ce que je sais, qui m'a aimé......C'est lui mon père !

_ Alors on commencera par Tony ! Tu m'a enlevé Maya, je t’enlèverai Tony, comme ça on sera quitte niveau douleur.

_ Parlons de Maya tiens ! C'est elle l'instigatrice de tout ça ! Elle à forcé Livia à tuer, chose qu'elle ne souhaitait pas, elle à poussé Nala à forcer sa fille. Elle à mordu Ross et à tué …...a tué Liam ! Cela ne fait-il pas d'elle une ennemie beaucoup plus dangereuse que les vampires eux même ? Elle voulait la place de ma mère, elle voulait ma pertes......Elle aura obtenue gain de cause mais n'aura profité de rien et c'est le principal.

_ Grant.......Occupe toi de Tony, ne le fait pas souffrir, fait juste en sortes qu'il meurt rapidement.

_ NON !

_ Laisse ma puce, je vais me battre t'en fait pas ! C'est pas un guignol dans on genre qui vas m'impressionner. Puis.........Non, rien.....Je t'aime.

_ Tony !

Grant était au milieu de la clairière faisant face à Tony. Je sentais qu'il n'avait en rien envie d'affronter son ami. Pourtant c'est ce qu'il fit.
Des cris de terreur sortaient de ma bouche à chaque assauts. Je devais agir et fonçais vers eux lorsque la main de Caleb enserra ma gorge me décollant du sol.

Je le regardais en pleurant, j'essayais de voir de l'amour dans ses yeux mais ils étaient eux aussi embrumés par les larmes.

_ J'aurai tant voulu que tu m'aimes, que tu comprenne ma douleur Karen, j'aurai tant voulu être ton père.

_ La haine comme l'amour se mêlaient en moi. Je lui crachait au visage et son emprise se resserra d'avantage.

_ Désolée Karen.

_ STOP !

Un silence de mort se fis tout autour de nous et Caleb me lâcha dans la seconde.

_ Evy ?

_ Maman !

Comment ma mère pouvait-elle être morte et là ? S'en était fou, est-ce que j'étais déjà morte ?

Elle s'approcha de Caleb qui tomba à genoux devant elle. Elle était si belle et si pur, elle ressemblait à une poupée de cire.
A son tour elle s'agenouilla à la hauteur de Caleb et d'un doigt remonta son menton pour qu'il lui fasse face.

_ Il y a plusieurs années j'ai laissé un homme pur ici et aujourd'hui c'est un homme cruel que je découvre. Où est ton cœur Caleb, où est ton amour ?

Il s’effondra en larmes sur les genoux de ma mère qui caressait ses cheveux, personne ici semblait comprendre ce qu'il se passait, sauf Tony peut être qui regardait ma mère avec une grande admiration.

_ J'ai essayé Evy, j'ai essayé d'oublier, de te détester, …......J'ai si mal, je me suis perdu dans les ténèbres de la colère et du chagrin.

_ Regarde autour de toi, regarde ta fille. Elle à toujours aspiré à de grande choses, mais la plus grande était de connaître son père, de lui montrer à quel point elle lui ressemblait. A tu vu tout ça ? À tu regardé au fond de son cœur et au fond de ses yeux comme tu l'as fait avec moi ?

_ Non.

_ Non ! Tu était aveuglé par tes principes. Dois-je te rappeler que tu à aimé un vampire ? Dois-je te rappeler que ta mère en était une ? Dois-je te rappeler aussi pourquoi je suis partie ?

_ Non.

Ma mère se dirigea vers moi et un sourire enveloppait la totalité de mon visage.

_ Mon ange, tu es si belle et si courageuse. Je suis fière de toi.

_ Ma.....Maman comment c'est....Possible ?

_ Tu te rappel de mon amie Anita ?

_ Anita Blake ?

_ Oui ? Anita Blake. Tu sais que sa spécialité est de relever les morts. Et bien j'avais donner comme mission à Tony de lui envoyer une lettre de ma part. Celle-ci disait qu'en cas de gros problème elle devait me relever pour que je puisse vous ouvrir les yeux à tous les deux.

_ Alors tu reste pour toujours ?

_ Non, je n'ai que quelques heures, le temps d'éclaircir vos esprits et de vous montrez que malgré la différence, l'éloignement et les préjugés nous sommes tous pareil, tous égaux, que l'on soit, humain, loup, vampire ou les trois à la fois.

_ Maman.

Je pleurais, je ne pouvais que faire ça. Elle disait vrai, elle avait toujours raison, toujours la bonne parole, toujours la pureté d'une âme meurtrie par l'amour.

Derrière nous tout les vampires étaient là, ainsi que Ross. Ma mère avança vers Livia, un soupir s'échappant de son être.

_ Mon dieux ! Tu lui ressemble tellement...........Oh mon dieux, il serait si fière de toi.

Livia s'agenouilla devant ma mère et lui embrassa les mains comme le ferai un souverain envers sa reine.

_ J'aurai tant voulu le connaître vous savez.

_ Je sais. Il l'aurai voulu aussi, relève toi maintenant, je ne mérite pas cet accueil.

Une main sur la bouche, Nala avait elle aussi du mal à croire à la présence réel de ma mère.

_ Evy ! Evy c'est.......Incroyable.

_ Nala ! Tu m'avais caché ça ! Ta fille est magnifique.

Ma mère se retourna pour tous nous observer, un sourire aux lèvres.

_ Vous êtes tous si beaux, ne gâché pas ça, apprenez à vous faire confiance, à vivre mains dans la mains. On aimes jamais assez et vous êtes tous lié d'une manière ou d'une autre à ces deux jeunes filles. Vivez ces moments si particuliers et si intenses. Vivez les pour moi, vivez les pour vous.

Comme une fumée s'évapore, ma mère disparaissait peut à peu.

_ Karen, je t'aime mon ange. Tu as accomplis tout ce dont je rêvais, je te fais confiance pour la suite. Et n'oublie pas, je serai toujours là, dans ton cœur, je ne serai jamais loin.

_ Maman !.....Maman.....

Elle était partie, pour toujours cette fois-ci. Nala approcha, traversa la clairière et contre toutes attente pris la main de mon père pour qu'il se lève.

_ Nous allons surmonter ça.

_ Oui.

_ On pourrait convenir de règles, d'obligations. On pourrait convenir de cohabiter ensemble non ?

_ Je réfléchirai  a tout ça Nala et je te tiens au courant.

_ Vous êtes les bienvenues.

_ Essayons et voyons ce que ça donne alors.

Mains dans la mains avec Livia nous nous contentions de sourire. Grâce à ma mère, grâce à la sienne et à leurs amour qui avaient valus notre existence nous pouvions voir l'aube d'un jour nouveaux, d'une alliance et de l'espoir.

C'est ça l’histoire D'Evy Sommers, un combat dont elle sera sortie finalement  vainqueur.


FIN
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