"Entre deux rives" de lulla

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"Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:33

hellow! j'me lance dans une nouvelle fics je ne sais pas du tout où je vais mais j'y vais :lol!:j'espère que ça vous plaira.


Une simple enjambée d’une rive à l’autre me séparait de lui, d’eux, de ce monde chaotique pour lequel j’avais luttée.
Je retrouvais le souffle vital allongée sur l’herbe fraiche me demandant si tout ceci avait bien eu lieu, si il était réel.
Le son de sa voix comme un murmure au creux de mon oreille raisonnait; j’avais réussi.


I: NOUVEAU DEPART


Je n’en pouvais plus de cette vie à New York. Trop bruyante, trop clichée. Ma vie était d’une banalité effrayante, sans lutte particulière, sans buts prédéfinis. Je faisais ce que savais faire, ce que j’avais appris, écouter, encore et encore les problèmes récurrents des gens en difficultés qui s’asseyaient à la même chaise dans ce même bureau depuis maintenant trois ans.
Ils m’avaient transmis leur morosité, leur regard triste et leur ton accusateur. Il fallait que je change d’air.

_ Salut maman….écoute je vais prendre un peu de vacances et je voudrais récupérer les clés d’ Elvine c’est possible?

_ Je me demandais quand est-ce que tu allais me les demander.

_ Je serai là dans une dizaine de minutes.

Pour on ne sais quelle raison, ma défunte grand-mère m’avait léguée une vieille bâtisse en Ecosse et avait très clairement précisé que j’en étais la seul et principale héritière mais ce qui m’inquiétais c’est que ma mère d’origine si curieuse n’avait jamais franchit la porte de cette maison et n’avait pas pris la peine de m’en expliquer la raison.

_ Saaaaalut!

_ Bonjour ma fille comment tu vas?

_ Pff, épuisée! Il faut impérativement que je change d’air j’ai l’impression d’étouffer avec ce boulot!

_ Je t’avais dit que tu t’impliquerais trop, tu es sensible et assistante social n’est pas un métier qui te correspond!….tiens voilà la boite de ta grand-mère.

_ Tu l’as déjà ouverte?

_ Non! Malgré une motivation débordante je n’ais jamais réussi à trouver le courage de l’ouvrir et ne me demande pas pourquoi je serai incapable de te le dire.

_ Pourquoi tu ne m’as jamais parler de cette maison?

_ J’ai découvert son existence au décès de ta grand-mère.

_ Vraiment?….étrange!

_ Oui plutôt!

_  Ecoute, je prends mon portable tu pourra me joindre à n’importe quelle heure. Je pars demain pour un petit mois ok! Alors ne t’inquiète pas trop!

_ Oui, oui aller oust!

_ Hum, gros câlin……à dans un mois.

_ Amuse toi bien!

_ J’essayerai!

Je repartais avec cette boite mystérieuse que je décidais d’ouvrir qu’as mon arrivée à Aberfeldy.

*********

Deux jours c’étaient écoulée et je me retrouvais enfin sur le terre ferme de ce magnifique pays vert et valoneux, accueilli au son si particulier des cornes muse.
Le taxi que j’avais réservée quelques jours plus tôt m’attendait pour parcourir les cent dix kilomètres qui  séparais Edimbourg d’ Aberfeldy. Le paysage était si magnifique qu’il m’en faisait oublier le béton froid et le brouhaha Newyorkais qui faisait mon quotidien. Ici les manoirs, les cottages, les bâtisses magnifiques étaient déposés au milieu de mère nature qui significativement était la maitresse des lieux.

_ Voilà mademoiselle vous êtes arrivée! Je peux pas aller plus loin. Il vous faut emprunter ce chemin sur environ un kilomètre c’est la que se trouve le cottage Derichio.

_ Merci.

Seule avec mes deux grosses valise, je n’avais pas prévue de me retrouver à devoir arpenter un chemin sinueux sur un kilomètre. Le taxi s’éloignait rapidement comme si cette fameuse maison l’effrayait,   embrument l’atmosphère d’un coup d’accélérateur.
Je ruminais déjà au bout de quelques mètres mal menée par mes talons que j’avais eu la grande intelligence de porter ce jour ci en particulier. C’était tout aussi désagréable que le chemin était parsemé de petits cailloux comme si le petit poucet avait semé son aller-retour pour ne pas s’y perdre et bien entendu ce qui devait arriver, arriva, je m’étalais d’une traite m’emmêlant dans mes bagages devenus tout à coup très encombrants.

_ Et merde!!

Les quatre fers en l’air et les mains écorchées je jurais tout ce que je pouvais et sortie de nulle part une voix chaude à l’accents prononcé se mêlait à la mienne.

_ J’ai l’impression qu’un peu d’aide ne serai pas superflu.

_ Oh! Bonjour!…..j’en ais bien besoin oui!

D’une main généreuse il m’aidait à me lever. Je tapotais activement dans la foulée mes vêtements pour me débarrasser des particules poussiéreuses dont j’étais recouverte.

_ Vous allez où?

_ La vieille maison au bout du chemin.

_ Ah! J’aurai jamais pensé que Madame Derichio la vendrai un jour!

_ Elle ne l’as pas fait. En fait je suis l’héritière légitime, Elvine était ma grand-mère

_ Oh, elle est décédée?
_ Ah mon grand regret oui!……mais je ne me suis pas présentée désolée, …..Guardiane Derichio.

A l’évocation de mon prénom son regard c’était transformé, j’avais l’impression d’être aussi effrayante que la bâtisse de ma grand-mère.

_ Enchanté je suis Azael Vaughn…..je suis un peu chamboulé j’ai connu votre grand-mère et je ne savais pas que..

_ Vraiment? Il ne me semble l’avoir jamais vue quitter les Etat Unis!

_ Cela fait bien longtemps je n’étais qu’un enfant à l’époque

_ Oh,…je vois.

_ Je vous accompagne?

_ Pardon?

_ Je vous aide à porter vos bagages?

_ Heu…oui pardon je…oui avec plaisir.

**********

_ Voilà vous êtes arrivez.

_ Un grand merci Azael sans vous j’aurai piqué une sacrée crise de nerfs!

_ Ce fut un plaisir, je dois y aller….à bientôt!

_ A…….bientôt!

En moins d’un battement de cil, à peine le temps d’introduire la clé dans la serrure qu’il avait déjà disparu.

_ Etranges ces écossais!

Je découvrais ainsi l’objet de ma curiosité et quel maison, tout était poussiéreux, inhabité sombre et froid.

_ Hé bah! Y’as du boulot!
Je relevais mes manches à peine les valises posées, je devais rendre cet endroit plus habitable et chaleureux.
Mes vacances commençaient sur les chapeaux de roues mais avec l’environnement qui m’entourait je n’allais manqué de me ressourcer.

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:35


CHAPITRE II : LE GRIMOIRE DE MON HISTOIRE





Le cottage ressemblait enfin à un endroit agréable, je pouvais percevoir le moindre détail de l’authenticité des vieilles poutres, sentir l’odeur du bois brut enfin délivré de l’entrave poussiéreuse qui c’était accumulé au fil du temps.

J’étais là, assise, la boite mystérieuse de ma grand-mère devant moi et je ne sais pour qu’elle raison elle m’angoissait, elle dégageait quelque chose de mystérieux et de diabolique avec ses bêtes cornues et ses anges en colère incrustés dans son marbre lourd.
Deux morceaux de pierre précieuses, rubis et ambre je pense s’entrechoquaient en son milieu.
Après une grande inspiration mes mains soulevèrent délicatement le couvercle froid et à mon grand étonnement seul une lettre au papier vieilli m’attendait.

«  Mon ange,

Je t’est toujours dit que tu était un être exceptionnel, un enfant appart doté d’une force magnifique et sombre tu as toujours pensée que mes paroles étaient liés à ton parcourt dans la vie, ton arrivé un peu particulière parmi nous.
Le jour où je t’est recueilli sur le pas de ma porte je savais que ça arriverait, qu’un jour ou l’autre ça devait se produire.
Tu dois te poser beaucoup de questions, pourquoi cette lettre, cette maison, cette angoisse qui te pèse depuis si longtemps. Je ne suis pas en pouvoir de t’expliquer ce que tu es en droit de savoir mais un grimoire que tu trouvera enveloppé d’ un drap noir au grenier t’apportera toutes ces réponses mais attention il renferme aussi des choses terrible.
Ta vie vas changer, tu aura besoin d’une épaule sur laquelle te reposer, quelqu’un à qui parler.
Je pourrais t’y aidé mais pas comme je le voudrais c’est pour cela qu’Azael est là, fait lui confiance il t’apportera beaucoup.
Porte toujours le bijoux que je t’es donné à ta naissance, ne le quitte sous aucun pretexte.
Suis ton instinct Guardiane.
                                                                                           Elvine. »



A cet instant précis j’avais peur, je ne savais plus quoi penser de tout ça. Azael n’était pas une coïncidence alors, qu’avait il à voir dans ma vie et comment ma grand-mère pouvait elle connaître un jeune homme d’une vingtaine d’année alors qu’elle n’était pas venue ici depuis bien des années.
Tout se bousculait dans mon esprit, je repensais à tous ces cauchemars qui avaient rythmés mon enfance, à toutes ces angoisses dont ma grand-mère parlait.
Il fallait que j’en sache plus, que je reste ici bien plus longuement que je ne l’avais prévue.

_ Bonjour!

_ Azael! Qu’Est-ce que tu fais là? Je ne t’avais pas entendue.

_ Je suis venu voir si tu allais bien, si tu n’avais besoin de rien.

J’étais incapable de lui répondre, qu’Est-ce que je pouvais bien lui dire? J’avais un peu de mal à croire à la réalité des mots de ma grand-mère.

_ Tout vas bien merci.

_ Je peux m’assoir?

_ Je t’en prie fais comme chez toi.

_ Le monde dans lequel on vit n’est pas forcement celui que l’on crois et Elvine en savais quelque chose…….tu veux en parler maintenant?

Je restais bouche bée ne sachant de nouveau que dire, que faire.

_ Une autre fois alors, tu n’aura qu’as prononcer mon nom et je viendrais.

_ Qui est tu Azael Vaughn?

Sa seul réponse fut un sourire avant qu’il ne laisse le silence et son départ m’envahir comme si à cet instant  il avait été vital à mon espace.
Tout devenait si irréaliste autour de moi, ce bout de papier, cette boîte me donnait le sentiment que ma venue ici ne tenait pas dû au hasard.
Sortir, il fallait que je sorte, que je sente l’air entrer dans mes poumons que je ressente la normalité, la vie tout simplement.

La verdure à perte de vue m’entourait. Les pieds nue sur l’herbe fraiche je me sentais bien, encrée à cette terre qui est la mienne, encrée à mon monde.
Je marchais sans me poser de questions, sans savoir ou j’allais laissant mes pas me guider la où ils voudraient bien m‘emmener.
Le bruit de l’eau ruisselante attira mon attention et j’avançais vers elle intriguée par cette rivière qui se cachait dans la forêt.

_ Wahou!

J’étais subjuguée par la beauté qui s’offrait à moi. Une immense rivière, une immense faille gorgée d’eau me séparais d’une clairière fleurie, lumineuse habitée d’un quelque chose de paradisiaque.
Le sourire aux lèvres je courais à toutes jambes vers le petit ponton de bois qui menait jusqu’à l’eau limpide d’où me parvenait sa fraicheur.
Cette rivière était si vaste qu’on penserait plutôt à un lac, seul son courant calme la trahissait.

_ Plutôt apaisant comme endroit non?

Dans ma précipitation je n’avais pas remarqué que quelqu’un se tenait au bord de l’eau non loin de moi.

_ C’est un endroit incroyable oui!

_ Guardiane c’est ça?

_ Hum…oui c’est ça!…….on s’est déjà croisés?

_ Nan, mais ici les nouvelles vont vite, On est à Alberfeldy!……je ne me suis pas présenté,  Bélial.

_ Enchantée!….vous avez tous des prénoms aussi peu commun dans la région?

_ Pas tous non, seulement les plus chouette!

_ Les plus chouette! Allons bon!

_ Je plaisante…….Bon c’est pas tout mais je dois y aller! A  bientôt Guardiane.

_…..à bientôt Bélial!


Bélial était surement la personne qui rentrait le plus dans la normalité, il s’exprimait comme tout jeune de notre âge et avait ce petit côté arrogant qui le rendait assez sympathique.

Je sentais que le moment était venue pour moi de faire face à mon histoire et d’ouvrir le grimoire dont Elvine parlait dans sa lettre.
Le chemin du retour était tout aussi agréable que l’aller j’étais tout simplement bien.
A mon arrivée sur le parvis du Cottage je ressentais le besoin d’appeler Azael et instinctivement je prononçais son non.

_ Je suis là!

_ Pas croyable!

La tournure de ce moment devenait surréaliste, Azael se tenait assis sur l’arrête de la toiture comme s’il m’attendait.

_ Pourtant si.
_ Comment tu…..qu’Est-ce que tu fais là haut?

_ Tu m’as appelé je suis venu.

_ Bref je ne vais pas chercher à comprendre pour le moment c’est déjà assez déstabilisant!…….j’aimerais que tu sois là quand j’ouvrirais le grimoire, je veux pas être seule ça me fais un peu peur.

_ Avec plaisir.

Je ne sais quel lien nous liait mais il était très fort.
L’ascension vers le grenier se faisait lentement, en silence, un silence brisé par le craquement du bois sous nos pieds.

_ Guardiane?

_ Oui?

_ Est tu certaine d’être prête à entendre et accepter  tout ce qui vas suivre?

_ J’ai le sentiment de ne pas avoir le choix comme quelque chose qui m’y pousse. Je sais que je vais découvrir des choses qu’une personne normal n’est pas sensé découvrir mais c’était important pour ma grand-mère donc ça l’est pour moi.

_ Elle ne c’était pas trompé en disant que tu était quelqu’un d’étonnant….le grimoire est là.

_ Je ne vais jamais pouvoir le lire en une fois il est bien trop gros!

_ Tu vas pouvoir…..viens par ici.

_ Qu’est-ce que tu fais?

_ Fais moi confiance et ferme les yeux.

Azael avait posé une main sur le grimoire et l’autre sur mon front. Sur ses conseils je fermais les yeux et lui accordait ma confiance.

_ Tu es prête?

_ je le suis!

Un fort courant électrique envahissait mon crane et des flashbacks défilaient plus ou moins rapidement.
Des anges au ailes noir, d’autre aux ailes blanche, des être habités d’une lumière intense, des environnements chaud et sombre, des prairies fleuries et des gens qui ris, une guerre monstrueuse entre ses deux mondes entre tout ces êtres et le silence, angoissant et au milieu de tout ça un enfant, nu que l’on essaye de se partager, autour du quel on parles, on cris et ma grand-mère un de ces être lumineux qui m’accueille dans ses bras, les larmes d’Azael et ceux de ce garçon que j’ai croisé cet après midi, Bélial et enfin pour clore le chapitre mon pendentif, celui là même que je porte depuis ma naissance posé délicatement autour de mon cou.
Mes yeux s’étaient rouvert effrayés au moment où Azael retira sa main de mon front.

Je le regardait sans rien y comprendre, je ne comprenais rien de ce qui venait de ce passer et je comptais sur lui pour m’éclairer.

_ A tu compris qui tu étais?

_ Non.

_ Il existe un monde au-delà de vos yeux, du regard humain, de vos sentiments.
Le bien et le mal règne réellement sur ce monde comme les légendes et les croyances l’indique, les démons, les anges je fais partis de ce monde et toi aussi.
Cet enfant que tu à vue c’est toi, le jour de ta naissance.
Grace à toi une trêve à été instauré entre nos parties et la guerre à cessé.
Chacun emprunte le chemin de sa destiné, chacun de nous fais ce pourquoi il à été créer .
Pourquoi tu me dira? Tout simplement parce que tu est née mi ange, mi démon ta mère était la pureté et ton père le mal un mélange unique, un être unique qui à réussi par sa simple naissance à rétablir l’ordre.
Tu à été nommé gardienne de ces mondes, de cet équilibre et ton pendentif en est le symbole.
Comme tu le remarque c’est la moitié d’une dague, l’autre moitié était au cou de ton père mais malheureusement ont le lui à ôté ainsi que sa vie ce qui signifie qu’aujourd‘hui l’équilibre est menacé.
Magoa  grand et puissant démon est à l’origine du problème et il viendra bientôt pour te prendre l’autre moitié de la dague et monter une armée pour reprendre tous les pouvoirs mais tu est loin d’être vulnérable voir invisible mais avec la moitié de dague Magoa est aussi fort que toi.

Mes yeux étaient écarquillés, fixés sur Azael et j’avais toujours autant de mal à croire à tout ça et savoir exactement qui j’étais.

_ Alors je suis un ange et un démon c’est ça?…..mais je n’est pas d’ailes, pas de super pouvoir où de trucs super fantastiques.

Un rire amusé s’échappait incontrôlé.

_ Parce que tu vois et tu pense avec des yeux d’humain, tu à été élevée comme eux et tu n’as jamais été confronté à la réalité de tes vraies origines, je suis là pour t’enseigner ce dont tu as besoin.

_ Pourquoi tu étais là le jour de ma naissance pourquoi tu pleurais et pourquoi Bélial était là aussi?

_ Je constate que tu as rencontré Bélial………..c’est très simple à comprendre tu as le même sang que lui et moi….nous somme tes frères. Je suis le premier fils de l’ange Gabriel, Ta mère et Bélial le premier fils du démon Baltazard, ton père.

_ Bon dieux! J’ai l’impression d’être dans un roman. Ma mère est vraiment l’ange Gabriel? Et mon père Baltazard?…..j’ai du mal à croire à toute cette histoire Azael tu m’excusera…….Tu es mon frère quoi!

_ C’est dur à accepter quand on ne se doute pas de ce qu’il se passe derrière vos yeux c’est normal tu t’y fera et tu comprendra. Tu es notre survie, notre équilibre.

Azael c’était levé et déployait de large ailes blanche, aussi pure que celle d’une colombe, il était entouré d’une lumière magnifique et je fus subjuguée par sa beauté.

_ Maintenant tu vois avec tes yeux d’Ange.

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:36

CHAPITRE III : MON FRERE CE DEMON

_ C’est magnifique Azael!

_ Bon, fini la distraction je vais devoir te laisser on m’appel.

_ Tu me laisse toute seule!?

_ Surement pas! Bélial est en chemin. Je m’absente trois jours. Fait bien attention à lui il est arrogant, excentrique et sans aucuns scrupules donc ne te laisse pas embarquer dans ses virées farfelues d’accord?

_ Pas de problèmes.

_ Je préfère éviter de le croiser, je peux te laisser seule deux minutes avant qu’il arrive?

_ Oui quand même!

_ A dans trois jours Guardiane.

_ Ouais.

J’étais là, assise au milieu de ce grenier poussiéreux et chargé d’histoires, j’avais accepté tellement facilement ces révélations que j’en étais étonnée, peut être que tout au fond de moi je savais ce qui allait m’arriver. Je ne me sentais plus seule mais je pensais à ma mère, et si il m’arrivais malheur, si elle découvrait qui j’étais réellement accepterais t’elle? Supporterait elle cette réalité qui pour nous humain n’est pas envisageable? J’avais tellement peur de perdre son amour, son soutien qu’as nouveaux mes angoisses reprenaient possession de mon  être.

_ Salut soeurette!

_ Bélial! Ravie de te revoir.

_ Tu t’es fait désirée, ça fait 24 ans que j’attends ce moment.

_ Vraiment?

_ Ouais!…..enfin on vas pas faire dans le sentimental c’est pas vraiment mon genre! ….tu compte resté enfermée dans ce grenier miteux où on s’organise un truc fun?

_ Un truc fun? Azael m’a prévenu que tu voudrais me corrompre avec tes idées déjantées.

_ Sacré Azael! Il à passer sa vie à se terrer comme un Ange sage et sans défauts, il est lisse, , trop pur et à l’image de son créateur…..j’ai bien vue ta vie Guardiane, pas un faux pas, toujours au service des autres, tu n’as pas envie de te défouler un peu, de faire des choses que tu n’as jamais faites, de vivre un peu avec ton temps et surtout avec ton âge?

_ T’insinue que je suis une vieille fille?

_ Bah..heu…un peu…….une soirée en boîte, à Londres ça te tente?

_ Et comment on fait pour aller à Londres monsieur le démon?

_ On vole!

_ Quoi?

_ Tu as des ailes non, alors sert t’en!

_ Je sais pas comment on fait.

_ Sérieux il t’as rien dit par rapport à tes ailes?

_ Non.

_ Ok! Je vais m’en charger alors, lève toi et suis moi dehors.

J’exécutais la requête de Bélial. Effectivement il était arrogant et excentrique mais je sentais qu’au fond de lui il avait une âme paisible qu’il cachait sous son armure démoniaque.

_ Alors, bon j’te l’accorde au début c’est quelque chose qu’on ne contrôle pas mais tu apprendra à le faire……parlons d’Elvine…….
Une vieille peau dénué de tout discernement, aigri et moche en plus.

_ Ca vas pas bien, t’as un problème?

_ Bah quoi, c’est vrai non! Elle à toujours été pimbèche à rabaisser les autres à longueur de temps à vouloir être un demi ange dominateur.

_ Bélial reste respectueux tu veux bien.

_ Ca vas venir!…..mais revenons à nos moutons, t’es pas d’accord avec moi? Ose me dire que t’as grand-mère n’était pas une coureuse de pantalons, toujours à user de son charme, qu’elle n’avait pas ceci dit,

_ Je vais t’en mettre une, je vais te casser la gueule.

_ Parfait, tu sent la chaleur qui t’envahie?, ne lutte pas vas y casse moi la gueule.

Effectivement une chaleur insoutenable parcourrait mon dos et l’envie de frapper Bélial était plus que tentante  mais la douleur qui m’oppressait était insurmontable et m’arrachait des larmes tout aussi douloureuses.
Le visage de Bélial se figeait comme s’il comprenait ma douleur, son arrogance et son sourire insolent c’était envolé.

_ Courage c’est presque fini, tu peux surmonter ça.

En un clignement de paupières tout avait disparue, la douleur, la peur, la chaleur. Un bruit comparable à celui du vent me fit me retourner mais rien ne se semblait se trouver derrière moi.
Bélial avait retrouvé ses expressions et reprendre où je m’étais arrêté était évident.
Sans réfléchir je me jetais sur lui avant qu’il ne m’esquive en s’envolant en haut d’un sapin immense et en moins d’une seconde je l’avais rejoint empoignant sont cou et serrant au plus fort que je pouvais mais rien y faisait il riait comme un enfant hilare.

_ Quoi? Pourquoi tu rit comme ça?

_ Tes ailes?….regarde ou t’es?

Il avait réussi à me distraire et stupéfaite je perdit l’équilibre et m’écrasais sur le sol douloureusement.

_ Aouh!

_ Aller relève toi.

_ Alors c’est mes ailes, les miennes?

_ ouais, elles te plaisent?

_ Pourquoi les deux ne sont pas blanche?

_ Mi ange mi démon c’Est-ce que tu es.

_ Tu pensais réellement ce que tu as dit sur Elvine?

_ Bien sûre que non il fallait un élément déclencheur à ta colère. Elvine était un être exceptionnel, un ange au libre arbitre extraordinaire, avec un cœur immense et une joie de vivre qui n’avait d’égal, elle me manque éperdument.

_ Un ange au libre arbitre? Qu’Est-ce que c’est?

_ Ta grand-mère à choisi de vivre une existence humaine, de vieillir, d’accepter la maladie et les contraintes de la vie.

_ merci pour elle, elle aurait appréciée tes paroles. Mais dit moi pourquoi est tu plus civilisé et dans l’air du temps qu’Azael? Tu es à l’aise dans l’époque à laquelle tu vie, tu as le langage et l’attitude qui vas avec, bref tu parais normal et lui non pourquoi?

_ Azael interagit avec ton monde mais il n’y vit pas, il reste caché des humains c’Est-ce que font la plupart des anges sauf ceux qui ont une mission qui demande une présence réel.
A leur contraire les démons on le choix de vivre où non, de vaquer d’un monde à l’autre et c’est comme ça que je vis, en entière cohésion avec les humains.

_ Mais tu ne vieilli pas alors comment tu fais?

_ Les humains vois seulement ce qu’ils veulent voir alors pour eux, du moins ici à Alberfeldy je suis Bélial Carpenter, j’habite un petit chalet non loin de la ville, je vis de mes rentes et j’ai quarante deux ans….ouais, quarante deux t’imagine un peu le truc, surveiller son langage, faire bonne figure, heureusement que je peu m’amuser un peu ailleurs sans aucunes contraintes!

_ Quarante deux ans, haha, effectivement!

_ HAHAHA!

_ Te vexe pas mais j’ai du mal à imaginer!

_ Et cette virée à Londres alors, partante?

_ laisse moi réfléchir.

_ Alleeeeer! Dit moi ce qu’il faut que je fasse?…..le regard du chat potée?

_ bon ok.

_ Chouette! Aller frangine, on décolle!

Qui n’as jamais rêver de voler? D’appartenir au monde. Ce sentiment de tout dominer, d’être en total symbiose avec la nature, se sentir libre de tout.
Notre envolée vers Londres c’était effectué en quelques battements d’ailes et j’avais aimé ça, être tout là haut avec Bélial, avec mes ailes, j’aimais être un Ange.

Mon frère nous avait mené vers une boîte branchée de Londres le Fridge, je n’étais jamais entrée en boîte de nuit j’avais jamais osé affronter l’exubérance des gens surement due à ma timidité ou à ma pudicité je ne sais pas mais aujourd’hui je n’avais pas le choix que de le suivre et je dois avouer que dans mon nouveau corps ça ne me déplaisais pas.

_ Prête à se déchainer sur la piste soeurette?

_ Affirmatif!

_ cool! Profite en avant la semaine prochaine!
_ Qu’Est-ce qui vas se passer la semaine prochaine?

_ Tu aura vingt cinq ans, l’âge mûre, celui ou tu deviens un ange adulte!

_ Explique je suis paumé là!

_ on pensait que tu aurai eu le déclic plus tôt, effectivement le jour de tes vingt cinq ans il y à une fête, une consécration un truc ou tout les proches viennent, fête ton entré dans le monde adulte bref un bon gueuleton quoi!

_ Et tu pensais me le dire quand?

_ Après ce soir!….aller viens danser on en reparlera demain.

Je le connaissais depuis quelques heures et il avait déjà le dernier mot sur tout mais il était si brut, nature que je n’arrivais pas à lui tenir tête.
Il m’entrainait sur la piste essayant de me décoincer mais sans grande conviction de ma part.

_ Aller, lâche toi Guardiane!!!!

_ Je vais plutôt aller au bar ok j’me sentirais plus à l’aise.

_ Ok, j’te quitte pas des yeux!

En plus d’être un démon moderne de plusieurs centaines d’années  il s’avérait être un excellent danseur et de surcroit plutôt apprécié de la gente féminine et voir toutes ces filles grouiller autour de lui me faisais sourire vue du bar mais l’ambiance fêtarde avait pris soudain une atmosphère plus lourde que je ressentais vivement et qui se confirmait en voyant le regard sombre et furibond de Bélial en ma direction.

_ On se casse!

_ Qu’Est-ce qui se passe?

_ Pas le temps de papoter.

Il m’extirpait avec une rapidité impressionnante de cube bruyant et s’envolait en un éclair, moi dans ses bras et c’est très vite que l’on se retrouvaient sur le parvis du cottage.
Comme pour me protéger il s’était mis devant moi et tendait l’oreille une bonne minute, stoïque avant de se détendre.

_ Alors, sympas cette soirée non?

_ C’était quoi ça?

_ Hum,….je sent qu’Azael vas me botter les fesses…..j’ai senti deux des serviteurs de Magoha dans le coin on ne pouvait pas rester.
_ Tu me mets en danger?

_ Tu l’est déjà de toute façon alors pourquoi se priver des bonne choses et tu t’es laissé convaincre facilement…quand je te dis que je suis le meilleur!

_ Pourquoi j’ai l’impression que tu m’as manipulé?

_ Bon d’accord j’ai un peu usé de mon pouvoir de persuasion pour que tu cède, mais juste un peu.

_ Qu’Est-ce que tu m’as fait j’ai rien vue!

_ Je t’es murmurer quelques petites suggestions, rien de bien méchant.

_ j’ai envie de te dire de grandir un peu mais à ton âge je crois c’est incurable.

_ Guardiane fais pas la gueule aller je voulais que tu vois que tu pouvais t’amuser, que la vie c’est plus amusant que ça!

_ Et bien dorénavant laisse moi prendre mes propres décisions tu sera gentil. Maintenant tu peu dormir sur le paillasson j’ai pas vraiment envie de t’avoir à mes côtés, BONNE NUIT!

Je lui claquait la porte au nez, fière de m’être imposé à lui et un sourire béant et satisfait prenait possession de mon visage.

_ ET ARRETE DE RIRE JE TE VOIS!

_ BONNE NUIT BELIAL!

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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:37

CHAPITRE IV : LA MAITRISE DES ELEMENTS



Aussi loin que je me souvienne je n’avais plus connu un sommeil si léger, sans crainte, j’avais juste fermé les yeux pour enfin les rouvrir apaisés au petit matin bercée par ce doux rayonnement tiède que m’apportait le soleil.

Tout était silencieux, pas de Bélial à l’horizon, même pas le bruit du vent.
De tout mon être je m’étirais éveillant chaque parcelle de mon corps une à une sentant l’énergie couler dans mes veines et mon cœur reprendre son rythme régulier.

En observant tout autour de moi quelque chose avait changé, je pouvais voir le moindre détail, explorer la moindre particule j’avais tout simplement l’impression d’avoir acquéris l’œil persan d’un oiseau cela m’effrayais certes mais je savais que certains changements seraient inévitable.

Dehors tout était calme, doux, un peut trop à mon goût et inhabituel. En ouvrant la porte mes craintes se justifiaient, mes yeux se rivaient sur le sol ou une centaines d’oiseaux y étaient déposés, levant la tête pour y chercher leur congénère c’est un Bélial affalé et ronflant qui occupait une branche que je vis.
Je le connaissait peu je vous l’accorde mais assez pour dire qu’un simple murmure avait suffit pour que sa nuit soit douce.

_ J’aime le chant des oiseaux au réveil Bélial tu serai donc sympa de remettre les choses en ordre

_ Hummm, laisse moi dormir!

_ Les oiseaux Bélial!

_ Rhah!!!!

D’un claquement de doigt tout s’animait enfin, l’air mélodieux de la nature reprenait ses droits

_ Merci!

_ Tu sais que ces bestioles caquette sans cesse, tout le temps! Ils ne la ferment jamais et si j’avais dormi à l’intérieur tu aurai peut être pus apprécier ton petit orchestre matinal.

_ T’aurai pus rentrer chez toi Bélial Carpenter!

_ Excuse moi Guardiane je n’avais pas prévu de devoir jouer la Baby Sitter  avec toi!
_ Mais je ne t’es rien demandé, j’ai jamais rien demandé à personne d’ailleurs et tu es libre de t’en aller et de faire tes choix toi-même.

_ Excuse moi je suis pas du matin.

_ J’ai remarquée.

_ Du changement depuis hier?

_ Mon regard à changé, je vois le moindre détail de ce qui m’entoure.

_ C’est une bonne chose, tu es prête pour la suite

_ Mais encore?

_ l’apprentissage. Les démons maitrise la terre et le feu et les anges L’air et l’eau et toi tu es sensé tous les maitriser.

_ Et on commence quand?

_ Aujourd’hui, il faut juste que j’appel un instructeur ils sont seul à pouvoir t’enseigner cette maitrise enfin en ce qui nous concerne tu ne comptera par sur moi pour aller te chercher un ange tu verra ça avec Azael.

_ A vos ordres!

Le petit déjeuné se déroulait en silence, Bélial mangeait à allure rapide les cheveux ébouriffés et les yeux encore endormis.
Je le détaillait, il avait l’air si normal, si humain, j’avais beaucoup de mal à l’imaginer combattant le bien à son profit, incité les gens à accomplir de mauvaises choses.
Les démons avaient ils une part de bien en eux ou seul quelque uns comme lui était pourvu d’une once d’humanité?
Il eu un rire moqueur qui  coupa net mes pensées.

_ Quoi encore?

_ Je ne suis pas pourvu d’humanité, je ne suis pas gentil ni conciliant. J’agit comme tel avec toi parce que tu es toi, ma sœur, mon sang et la seul idée que je puisse te blesser me blesse.
C’est comme ça! Tu es une partie de moi et oui les démons eux aussi crées des liens familiaux et seulement ça, pour le reste, les anges, les humains sont des marionnettes, un ballon de foot dans une cour de récré je n’est aucun scrupules ni regrets à faire du mal aux autre alors oui je t’aime tu es ma sœur mais en aucuns cas je suis GENTIL ok! Maintenant que c’est dit le sujet est clos.

Je ne pouvais répondre à cela, il était ce qu’il était depuis tellement de temps que le changer aurai été chose impossible mais ses paroles à mon égard m’arrivaient en plein cœur comme un bouquet de rose rouge un jour de St Valentin.

_ Pffff! T’es trop sentimental, tu me soule je vais boire mon café dehors!

_ Arrête d’entrer dans mon esprit Bélial!

_ TU PENSE TROP FORT!!!

Dehors une voix masculine se mêlait à celle de Bélial, une voix encore inconnue. J’eus à peine le temps de me lever pour épier leur conversation qu’un homme se tenait tout proche de moi caché sous une sombre capuche qui cachait son visage

_ C’est un honneur Guardiane de faire enfin ta connaissance. La pureté de ton visage et la force qui émane de ton âme reflète l’image que je me faisais de toi.

Sa main brûlante s’était emparé de la mienne pour y déposer un baiser chaud et agréable.

_ Je voudrais pouvoir en dire autant  mais votre visage reste pour le moment une énigme.

_ Toutes mes excuses.

Délicatement l’entrave à son identité glissait centimètres par centimètres pour dévoiler un démon que je connaissait, je l’avais déjà vu il y avait de ça des années.

_ Je….je vous connais, je vous ais déjà rencontré il me semble.

_ Tu étais si petite et espiègle! Je m’en souvient, c’est moi qui est rendu à Elvine sont humanité.

Ses yeux étaient d’un rouge sanguin, ses cheveux d’un noir ébène  retenu par un ruban afin que leur longueur n’entrave pas son visage, ses dents étaient similaire à celle d’un vampire et sa beauté! Sa beauté aurai envoutée quiconque l’aurait croisé d’ailleurs mes yeux ne pouvaient se résigner à quitter les siens.

_ Je suis Tchazz ton instructeur. Je te laisse aller prendre une douche il faut que ton corps et ton esprit soient totalement détendu. Prends ton temps.

L’eau brûlante qui ruisselait sur mon corps m’apportait un apaisement total qui me rendit songeuse, repensant au visage de Tchazz, à ses yeux, son timbre de voix. Tout était fait chez lui pour que je succombe comme si c’était une évidence comme si c’était inévitable et à cette minute précise je souhaitais qu’il soit ici avec moi partageant ce bien être et ce désir fougueux qui m’envahissait soudain mais pour je ne sais quelle raison je revins vite à la raison pour me rappeler que l’on m’attendait.
J’enfilais à la hâte un jogging et un t-shirt avant de rejoindre Bélial sur le perron.

_ Tchazz est parti?

_ Il nous attends à clairière.

_ LA clairière? Cet endroit magnifique où l’on s’est rencontré pour la première fois?

_ Celle là même! Toi tu la vois mais les humains eux ne voient qu’une extension de la forêt. Cette clairière est un peut notre dojo, on s’y entraine, on s’y combat.
Aujourd’hui nous serons seul mais tu sera amené à l’avenir à y croiser des anges et des démons qui tout comme toi apprennent.

_ ok!

Revenir ici était tout aussi féerique qu’il y a quelques jours, cet endroit était un véritable havre de paix.

_ Prête Guardiane?

_ Autant que je puisse l’être Monsieur.

_ Tchazz ça ira…..tu vas fermer les yeux, te vider complètement de tout et respirer à ce rythme là.

Il s’empara de ma main pour la poser délicatement contre son torse ou son cœur ardent battait au rythme de l’exercice qu’il m’imposait.
Me concentrer seulement sur ce qu’il m’indiquait et non sur mes divagations était devenue très compliqué.

_ Tu y es! Maintenant visualise l’endroit, réimplante ce que tu connais dans ton esprit, ressent chaque fleur, chaque pierre, chaque mouvements du vent et…….STOP arrête toi où tu es……..que vois tu?

_ Je vous vois à quelques mètres de moi, je vois cette fleur de coton qui danse avec le vent et Bélial qui nous regarde de plus loin les bras croisés là sur ma droite.

J’avais l’impression d’avoir les yeux ouverts mais en les touchant ils étaient bien clos car le passage de mes doigts assombrissait l’univers reconstitué que j’avais créer.

_ C’est parfait tu fais du bon travail…….à présent essaye de ressentir la terre sous tes pieds comme si elle faisait partie de toi et focalise toi sur les galets qui la parsème…..tu y est?

_ Oui, c’est étrange j’ai l’impression que mes doigts agissent comme des aimants je les sent lourds et j’ai la sensation d’être en contact avec la texture lisse des galets alors que je ne les touche pas, enfin je crois ne pas les toucher.

_ Parfait Guardiane! Ordonne et souhaite qu’ils viennent jusqu’à toi, contrôle les ils sont toi il sont ton extension.

Par une gestuel automatique que mes bras accomplissaient sans aucune demande j’ordonnais à la nature de m’appartenir, sans me poser de questions, sans me sentir ridicule je prenais cet exercice au sérieux et sans rien y comprendre j’avais l’impression d’être vide que plus rien ne me raccrochais à mon corps que seul mon esprit était conscient et vivant et la peur de cette sensation nouvelle m’envahissait.

_ N’est pas peur Guardiane, contrôle ta respiration, toujours au même rythme tu es parfaite……maintenant ouvre tes yeux, lentement.

Hésitante j’ouvrais les yeux et la magie qui me survolait était époustouflante. Les galets, tous ceux que j’avais visualisés virevoltaient tout autour de moi guidé par mes mains en mouvement.

_ Ne relache rien!

_ Tchazz?…..Tchazz?

Je l’entendais mais ne le voyais plus.

_ Bélial tu le vois?

_ Guardiane attention derrière toi!!

Par instinct, par peur ou par auto défense je ne sais pas je portais mes mains devant moi envoyant valser à la vitesse d’un éclair la pluie de galet sur Tchazz qui se trouvait derrière moi.

_ Oh! Pardon, pardon, pardon Tchazz vous allez bien? Je suis désolée je….

_ Ne sois jamais désolé d’avoir vaincue! Continuons.

Jusqu’à ce que le soleil s’évanouisse j’avais appris. La terre, le feu, la nature elle-même je ne faisais plus qu’un avec eux je les contrôlait.
Cette journée avait été éreintante et je n’aspirais qu’as une bonne nuit de sommeil.

_ Tu es impressionnante Guardiane tu crois tellement à ce que tu est et à ce que tu fais que le processus est en version accéléré chez toi c’est surprenant. Tu contrôle ces éléments à présent je pense donc que notre rencontre s’achève ici.

_ Alors c’est tout? Vous êtes venu juste pour ça? Je ne vous reverrais plus?

_ Aurais-je oublié quelque chose? À tu besoin de moi pour autre chose?

Pourquoi est-ce que je m’étais emporté comme ça? Je ne me reconnaissait pas je me sentais blessé par si peu d’intérêt mais pourquoi?

_ Non excusez moi c’est que j’ai peu d’amis ici, je ne connais personne et vous auriez pu combler se vide. Mais je comprends que vous ayez d’autre occupation.

_ Bien! Je vais donc vous laisser…….ah! Guardiane, si tu à besoin tu n’aura qu’as m’appeler et je viendrais.

_ Ok!

_ Ma petite sœur serait elle amoureuse?

_ Amoureuse? Nan mais ça vas pas toi hein!!!!

_ Houuuuuu! J’ai rien dit j’ai rien dit!

_ Rentrons s’il te plais je suis vanner j’arrive même plus à mettre un pied devant l’autre.

_ Aller grimpe ptit singe je vais te porter jusqu’à la maison………..tu sais L’amour chez nous est bien différent de votre mode à vous……Guardiane?….oh, oh?…..ok, merci de porter un si grand interêt à mes paroles!

Lover contre l’épaule de mon frère j’avais sombré dans un profond sommeil.
Un baiser effleura mon front ce qui me fis ouvrir un œil.

_ C’est moi rendors toi on est à la maison

_ humm

_ Guardiane?

_ Moui?

_ Tu crois que je peux dormir en bas?

_ La punition est levée et j’ai envie d’entendre les oiseaux demain matin.

_ Merci princesse bonne nuit.

_ Bonne nuit Bélial.

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:38

CHAPITRE V: CEREMONIE


_ Toc, toc!….réveillée?

_ Azael! Contente que tu sois rentré, tu vas bien?

_ Ca vas!

_ C’est pas très convaincant ce « ça vas! »,….aller raconte.

Je tapotais l’espace libre à mes côtés pour qu’il me rejoigne et m’explique ce qui le contrariait tant.

_ Bon je vais pas m’éterniser sur le sujet j’en ais pas le droit mais je peux juste te dire que j’ai passé trois jours plutôt dur à tout point de vue et viens se rajouter à cela le fait que tu sois partie en virée avec Bélial et que ça aurai put être très dangereux et pour en rajouter encore une couche tu à appris la maitrise des éléments sans moi et je t’avouerai que je suis un peu vexé.

_ Bah le sois pas, me reste encore l’eau et l’air et ça c’est ton parti même si c’est pas toi qui me l’enseigne.

_ C’est là que tu te trompe tu n’as plus besoin ni de moi ni d’un instructeur et si Bélial avait été intelligent il t’aurai expliqué qu’une fois un élément maitrisé l’apprentissage des autres est inutile pour la simple et bonne raison que la pratique est la même, concentration, possession, harmonie, colère.

_ Ah! Je suis désolée je ne le savais pas.

_ Bon, passons à plus important! tu sais qu’aujourd’hui c’est une journée particulière?

_ …nnnnnnon! Qu’Est-ce qu’il y a aujourd’hui?

_ La cérémonie! Tu as oublié.

_ Merde! Oui complètement.

_ Quelqu’un souhaiterai t’aider à te préparer, tu t’y sent prête?

_ Qui?

_ Notre mère.

Ce « notre mère » avait raisonné comme une bombe en moi, je ne pouvais pas la qualifier comme le faisait Azael et je ne pensais pas me sentir prête, ni à la regarder ou même à la salué.
Elle avait fait de moi ce que j’étais, elle avait troublé ma normalité et tant de chose me manquais que j’éprouvais en ce moment plus de colère que de compassion à écouter le pourquoi de mon abandon.

_ non!….je suis pas prête je veux pas, non, pas maintenant, pas aujourd’hui s’il te plais.

_ Pourquoi?

_ Vous m’avez tout pris. Elle, lui vous, tout est vide autour de moi, tout ce qui donnait un sens à ma vie est mis de côté, ma mère Carmen, mon boulot, mon appart, mon meilleur ami Nathan, tout ça vous me l’avez pris. Je me sent seule, j’ai peur je ne sais pas ou je suis, je ne sais plus qui je suis, vous m’avez mise là au pied du mur j’ai pas eu le temps de respirer, d’analyser de comprendre ce qu’il m’arrivais d’ouvrir les yeux sur le fait que tout les contes que l’on me lisais dans mon enfance étaient finalement fondés sur une réalité d‘un monde derrière un monde .
On me conditionne depuis que je suis ici, on me suis, on me traque.
J’ai besoin de mes proches c’est tout, pas d’une mère biologique avec de grande ailes blanche et un regard de chien battu qui cherche à s’excuser.

_ Bien,……. je reviendrai quand tu sera prête.


J’ai pu voir dans ses yeux une fraction de seconde de la peine, je l’avais surement blessé mais mes sentiments ne comptaient ils pas? Tout allait si vite que je ne distinguais plus rien et comme si mes paroles avaient raisonnées tel un écho Bélial m’avait rejoint.

_ Hey! Ça vas?

_ Nan! Je sais pas ce qui m’attends. J’aurais voulu que Nathan mon ami d’enfance soit là. Il aurai su comment me rassurer il à toujours trouvé les mots juste au bon moment c’est comme si je n’avais pas de secret pour lui comme si il était une partie de moi-même, il me manque énormément.

_ Alors écoute moi frangine, Une fois les formalités de cette journée terminé, une fois que tu aura tout évacuée je te promet une chose, on ira tout les deux voir ta mère, Nathan, qui tu voudra. Je comprends ce que tu ressent mais après ça, il faudra que tu rencontre Gabrielle elle aura beaucoup de choses à te dire et crois moi elle à peut être de grande ailes blanche mais pour ce qui est de l’air de chien battu ne compte pas trop là-dessus, ta mère est une femme forte, une des plus forte même et tu serai impressionné de voir la capacité qu’elle as à écouter les autres.

_ Tu parles d’un ange là!

_ C’est le cas! Mon père n’avait peut être pas tord à toujours me répété que j’étais un moins que rien, que je n’étais pas digne de lui, de son statu et que j’aurai mieux fait de naître dans le camp opposé. Peut être avait’ il raison…….Bref! je te propose de t’amener quelqu’un de neutre si tu veux elle s’appel Lilith c’est une démone plutôt sympas même si elle est très cruelle avec les humains.

_ Vas pour celle là!

_ Je te l’envoie dans la seconde, à tout à l’heure.

_ A tout à l’heure Bélial.

Lilith, les démons avaient décidément des prénoms d’une bizarrerie pas possible mais pas le temps de penser, elle était déjà là comme un chasseur humant sa proie rodant autour de moi et me sentant avec cette impression de vouloir me bouffer.

_ Saaaaalut! Moi c’est Guardiane

_ Je sais je sais.

Sa voix était douce, suave ses cheveux d’un noir ébène époustouflant et sa beauté incroyable mais malgré ça elle ne cessait pas de me tourner autour encore et encore.

_ Tu vas me tourner autour encore longtemps?

_ Oh!…..pardonne moi c’est que tu es si….humaine que s’en est troublant, Tchazz ne m’avait pas menti non plus sur ta beauté.

_ Tchazz?

_ Hum, hum…..bon viens par ici que je fasse de toi la plus belle des créatures.  

J’avais passé un long moment en sa compagnie en silence sans un mot et sans presque un souffle perceptible je n’avais pas osé entamer une conversation, elle non plus peut être mais elle m’inspirait confiance par son calme et sa droiture.

_ Tu fait du bon boulot j’ai du mal à me reconnaitre!

_ Des siècles d’expérience chérie!

_ J’en doute pas! Quel âge à tu?

_  723

_ Ah ouiiiiiii!

_ et je t’interdit de penser que je suis un vieux débris!

_ J’oserai pas.

_ Et pourquoi ça? Parce qu’on est cruel, sanguinaire et pleins d’autre qualificatifs que j’apprécies soit dit en passant? Nous le somme c’est exact mais nous somme comme vous pourvu de sentiment et capable d’amour, de joie, de complicité de douceur et d’amitié et que les humains en doute m’irrite au plus haut point jeune demoiselle.
C’est certes une partie de nous même que l’on cache mais une partie de nous même que l’on aime.
Je sais pas si on t’as mise au courant mais c’est moi qui t’es baptisé et qui t’es mise la dague autour de ton petit cou tout boudiné, je suis ta marraine et de ce fait je suis là si tu as besoin d’une présence féminine dans ce monde ou dans le tiens.

_ On ne m’en avait rien dit effectivement et je te remercie pour ton soutien ça me touche.

_ Et voilà! Tu es prête! Robe d’époque, chignon tiré et une touche de maquillage font de toi une démone, humm à croquer!
Tu as besoin d’un chaperon?

_ heu…hum….je dirais plutôt deux si tu vois ce que je veux dire.

_ Tu es trop prévisible chérie il t’attendent dans le couloir……Guardiane! Quoi qu’il arrive prends la bonne décision, que ton cœur te guide et surtout, surtout ne soit en rien impressionné par ce que tu pourrai voir là dehors.

Aux bras de Bélial et d’Azael j’avançais lentement essayant de trouver une respiration calme et régulière qui effacerait mon angoisse.
La porte d’entrée arrivait beaucoup trop vite sous ma main tremblante et faire machine arrière était bien entendu hors de question.

Tout ce monde, tout ces inconnus pourquoi était ils là présent et incliner à presque en embrasser la terre?

_ Pourquoi ils s’incline comme ça ? (chuchotais-je à mes acolytes)

_ Il te vénèrent sous l’ordre des puissants.

_ C’est une blague j’espère? Hors de question qu’ils s’incline

_ Laisse faire!!

_ Surement pas!

Je m’approchais de la première femme qui se présentait devant moi.

_ Relevez vous!

_ Pardon?

_ Relevé vous….vous aussi allez! J’ai aucun besoin d’être vénérer je suis à votre égal, une simple personne alors debout je vous le demande s’il vous plait levez vous!

_ CELUI QUI OSE NOUS FAIRE AFFRONT SERA CHATIER!

_ Une voix lourde et autoritaire s’élevait au dessus de moi et à mon grand étonnement Bélial et Azael eux aussi s’inclinèrent.

_ Vous faites quoi là? Relevez vous merde!

_ On ne fait pas affront aux puissants Guardiane incline toi! M’ordonnait Bélial toutes dents serrées.

Deux immense homme trônaient sur leur fauteuil luxuriant ayant vue sur toutes ces personnes à leur pieds.

_ Qui êtes vous pour ordonner ça? Personne ne devrait être esclave c’est minable d’agir ainsi.

_ Quel côté démoniaque Guardiane je ne peux qu’apprécier ton insolence mais faisons les présentation si tu veux bien.
Voici Dieux roi du ciel et créateur  des anges et bien entendu tu te doute que je suis Lucifer, ravi de faire enfin ta connaissance.

_ Hé bien ce n’est pas réciproque bête cornu. Et vous Dieux êtes vous vraiment comme cela? Ne devriez vous pas implorer la paix et laisser vivre libre vos anges?

Le plus calmement du monde ils se chuchotaient à l’oreille sans animosité, sans rivalité c’était à ne plus rien y comprendre.

_ Guardiane mon enfant je comprends que tu te sente perdue parmi tout ceci et cette cérémonie est faites pour ça, pour t’aidé à faire ton choix.

_ De quel choix me parlez vous?

_ Tu es notre gardienne, notre équilibre et ça ca ne changera pas, jamais, mais tu comprendra qu’il est inconcevable que tu engendre une progéniture mi ange mi démon tu es et dois rester la seule et nous somme là aujourd’hui pour t’aider à choisir à quelle famille tu souhaites appartenir.

_ Mais je ne veux appartenir à aucune de vos deux famille je veux juste être moi comme je l’est toujours été sans avoir à choisir.

_ Le choix doit être fait et si tu ne t’en sent pas capable nous le front pour toi.

Je cherchait Bélial, Azael ou Lilith du regard pour y chercher du réconfort, de l’aide mais leur yeux foulaient toujours la terre.

_ Vous n’avez aucun droit de choisir pour moi, de me forcer ou m’inciter à une tel décision!

De nouveau ils chuchotaient l’un l’autre hochant la tête de si de la sans même me regarder. Cette attente insoutenable cette impression de n’être qu’un pion qu’on utilise me rendait des plus nerveuse.

_ Bien! Puisque tu n’est pas capable de prendre une décision par toi-même nous l’avons fait pour toi, désolé c’est inévitable.
Tu deviendra donc démon  à part entière une fois la 666éme lune passer.

J’avais entendue leur verdict mais une voix dans ma tête monopolisait toute mon attention.
Cette voix je l’ais toujours connue c’était celle de ma grand-mère qui m’ordonnait d’invoquer le libre arbitre et très vite!

_ J’invoque le libre arbitre!

_ Pardon? Me lancèrent les deux homme en cœur

_ Le libre arbitre, j’invoque le libre arbitre.

_ Tu paiera les conséquences de ton choix Guardiane en est tu consciente?

_ Peut importe vous ne choisirez pas à ma place!

_ Bien, à ta convenance alors! La cérémonie est close.

_ Putain Guardianne t’es malade ou quoi? Faire face au puissant comme ça c’est les défier, c’est dangereux!

_ La preuve que non….mais c’est pas ce qui me préoccupe pour le moment.

_ Quoi?

_ C’est Elvine qui me l’as conseillée, elle était là dans ma tête, pourquoi, comment? Qu’Est-ce que ça signifie?

Pour la énième fois pas de réponse seulement une danse d’ailes entre mes deux frère, une danse remplie de complicité qui fie jaillir d’eux même un lueur éblouissante d’où en sortait ma grand-mère auréolée d’une lumière blanchâtre et agréable.

_ Grand-mère c’est toi? ….mais comment tu…

_  Guardiane mon enfant je n’est que peut de temps alors écoute moi.
Il y a bien longtemps Magoa est venu me voir et m’as clairement prévenu qu’as la 666éme lune il ressusciterai les puissants grâce à la dague du destin alors veille sans relâche sue la tienne et méfit toi de tout ceux qui t’entoure.
Il est tant mon enfant prends soin de toi et prends soin d’eux ils en auront besoin, je t’aime Guardiane.

_ Grand-mère!…..grand-mère!

Bélial et Azael s’ecroulèrent sur le sol, inconscient, faire revenir Elvine avait été très épuisant visiblement.

_ Allez je vais vous ramener.

J’attendais patiemment leur réveil ils allaient devoir répondre aux nombreuse questions qu’avait suscité cette cérémonie…….

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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:39

CHAPITRE VI: REPONSES



Je les regardaient, les détaillaient me demandant comment tout cela pouvait exister, comment ce monde avait été créer, en existait il d’autre? d’autres créatures me regardaient elles de loin? Tant de questions sans réponses, Je ne savais pas si j’étais capable de les entendre d’ailleurs est-ce que ça changerai quelques chose? Est-ce que ça m’aiderais?
Mon téléphone s’était mis à sonner me sortant une fois de plus de mes songes et sans prendre la peine de vérifier l’interlocuteur je décrochais.

_ Allo?

_ Salut ma belle!

_ Nathan! C’est tellement bon de t’entendre, comment vas-tu?

_ Ca vas super. Dis moi j’ai besoin de te voir, trop de choses à te raconter tu me manque.

_ Et moi donc! Tu es le bienvenu tu le sais et ta présence me ferai un bien fou j’en ais besoin en ce moment si tu savais!

_ Tu sais quoi, si je te dis que je viens d’atterrir à Edimbourg et que je serai là dans 2 ou 3 heures ça te vas?

_ Et comment! Décidemment tu me surprendra toujours Nathan McNamara.

_ C’est tout moi! À tout de suite ma belle.

Ce simple appel, cette simple voix avait balayé toutes mes préoccupations, un large sourire se dessinait sur mon visage.

_ T’es toute guillerette dis moi!

_ Azael! Ça vas?

_ Ca vas, ça vas ( il se tenait la tête douloureusement)

_ Arf, foutu mal de crane!

_ Bélial! Tu vas bien?

_ Ouais , ouais ça baigne!

_ Au risque de vous paraître indifférente à votre mal être actuel, j’ai pleins de questions à vous poser tant que tout est clair dans mon esprit.

_ Nous somme là pour ça tu le sais.

_ Ouais bah si tu le sent lance toi Azael moi j’ai besoin d’un temps de récup….tu m’excusera petite sœur.

_ Une vrai feignasse tu changera jamais, ton père n’as pas tord!

_ J’te demande pardon le cul serré, t’as un problème d’identité là?

_ Oh ça vas vous deux, vous vous entendez on dirai deux gamins! J’me fou de vos querelles je veux juste des réponses peut importe qui me les donnera!….bon!…..c’est quoi toutes ces histoires de 666eme lune? de conséquences dû à mon choix? je veux tout savoir et ne me ménage pas.

_ Bien!…….La rivière qui sépare la forêt de la clairière n’est pas une simple rivière c’est une prison.
Tout ceux qui se sont dressés contre les puissants, anges ou démons on été emprisonnés avec leur armée, ils ont été jugés et condamnés comme chez vous mais à la 666eme lune une énergie céleste permet au détenteur de la dague du destin d’en libérer quelques uns s’ils acceptent d’être esclaves dans leur royaume mais je t’avoue que peut s’y résigne car ils savent pertinemment que seul ils ne sont rien et qu’ils finiraient par mourir de la main d’un des leurs pour avoir osé se dresser contre leur créateur. Ainsi vas la loi de notre monde mais continuons.
Comme tu le sais déjà Magoa à volé la moitié de dague de ton père qui soit dit en passant n’est pas mort comme tu le crois mais seulement prisonnier de celui-ci et dans 1 mois cette fameuse lune s’élèvera dans le ciel et Magoa tentera à ce moment de libérer les armées, de les associer à sa cause et bien évidement faire tomber Dieux et Lucifer et prendre les commande des deux royaume en rependant le chaos entre nos clan et pour cela comme tu t’en doute il devra s’emparer de ta moitié……Tu es là pour ça, pour nous protéger toute les 666eme lune, là est ta destinée.

_ Donc en résumé j’ai un démon complètement barge à mes trousses et je dois tout faire pour pas me faire piquer mon médaillon pour pas que vous vous fassiez trucider! Humm j’suis emballer par l’idée tu ne peux pas imaginer!

_ Je vais quand même prendre part au débat…..Guardiane, on est là, les puissants sont là il n’y arrivera pas on te protège même si des malveillants rode et essayeront surement de nous berné on est là ok! Alors pas de prise de tête à ce sujet.

_ A ce sujet? Je devrai me prendre la tête pour d’autre si je comprends bien ton sous entendu?…….Bélial?

_ C’est un lâche Guardiane je te l’avais dit…….je continu……effectivement choisir le libre arbitre engendre des conséquences pour toi et ton élu, enfin tes élus, on aurai dû t’en parler je sais mais on pensait que tu prendrai une décision différente de celle-ci…..

_ Mais pourquoi tu t’arrête à chaque fois? Répond moi de but en blanc merde et n’attends pas que je te demande la suite!!! C’est maladif ça chez vous ma parole!

_ Oui, oui pardon c’est que c’est pas facile à expliquer……est tu déjà tombée amoureuse….vraiment amoureuse?

_ heu……j’ai déjà eu des aventures mais tomber amoureuse non je crois pas….pourquoi?

_ Chez nous l’amour est bien différent du votre. Comme tu viens de le dire tu as eu des aventures en tant qu’humaine et ça on ne peut pas t’en vouloir c’est votre fonctionnement mais nous que ce soit ange ou démon nous avons qu’un seul élu, qu’une seule âme sœur on peut l’attendre des siècle avant de la croiser mais le jour ou cela se produit on sais que c’est elle, c’est une évidence, c’est notre destin et en choisissant le libre arbitre tu compromet ton avenir amoureux et je te souhaite de ne pas le trouver avant que tu retourne d’où tu viens…..je t’explique……une fois la 666eme lune passer tu retournera à ta vie d’avant mais tu n’aura plus le droit de contact avec nous, c’est la règle nous pourrons te voir mais toi tu ne le pourra plus et étant donné que tu es une sang pur tu n’échappe pas à notre règle et si tu croise ton élu j’ai bien peur que la douleur qui envahira ton cœur te rendra malheureuse voilà la conséquence principal de ton choix.

_ Mais…..vous….vous non plus je ne vous verrai plus?

_ Jusqu’as ce que tu meurs et nous rejoigne c’est exact.

Pourquoi la tristesse m’envahissait alors que c’était ce que je voulais, quitter ce monde? Pourquoi leur visage eux aussi si triste ravageaient mon cœur? Je les aimais et visiblement j’aimais aussi ce que j’étais.

_ J’ai besoin d’un verre !

C’est la seul chose que j’avais trouvé à dire pour m’isoler, pour essayer de digérer tout ça. Seul assise sur l’îlot de la cuisine j’ingurgitais verre de soda après verre de soda, cette boisson hideuse était devenu mon antidépresseur depuis plusieurs années. Et comme à l’accoutumé j’étais repartie dans mes songes avant d’en être stoppé net par une main agréable posé sur mon épaule.

_ Tchazz! Je croyais ne plus vous revoir!

_ J’ai cru ressentir chez toi une certaine tension, j’étais pas très loin et je me suis dit qu’une présence amicale serai peut être la bienvenue.

_ Hé bien! J’apprécie l’attention effectivement j’en ais bien besoin.

_ Qu’est-ce que tu bois?

_ Du soda!

_ Du quoi?

_ Du soda! Ne me dites pas que vous n’avez jamais bu de soda?

_ Je suis un vieux démon Guardiane!

_ Ah je ne peux pas laisser passer ça……gouttez!

_ Vraiment.

_ vous voulez me vexer?

Prudemment il portait le verre jusqu’as ses lèvres délicieuse avant de faire la mou d’un enfant découvrant le plaisir de son premier bonbon.

_ Humm, c’est bon ça procure une sensation de picotement c’est…..

_ Pétillant!

_ J’allais dire magic!

_ Aussi oui!

_ Guardiane je voulais te parler de quelque chose…

Toc, toc, toc!

_ C’est Nathan, venez je vais vous présenter!

P.O.V Tchazz

Pourquoi maintenant, pourquoi Guardiane?
Elle était si belle, je l’avais attendu si longtemps. Au premier regard j’avais su, le chamboulement inhabituel de mon cœur, le tremblement de main tout ces petits signes qui font de l’amour un moment si merveilleux c’était elle et elle n’en avait pas conscience.
Le simple fait de respirer son odeur semblable à l’été qui s’éveille, de me perdre dans ses yeux immense et transparent, un simple mot, cela suffisait à mon bonheur.

Ce Nathan! Je savais pertinemment pourquoi il était là et quel étaient ces intentions mais savait il seulement que je pouvait lire à travers lui? Pour le moment je devais rester discret, pour elle, pour moi. Comment pouvait il trahir et blessé sachant le lien qui les unissait.
Je me perdais dans ma douleur lors ce que sont visage se postait tou
t prêt du mien.


_ Vous êtes d’accord?…..allez dites oui ça me ferais tellement plaisir!

_ Heu…..oui, oui.

_ Vous verrez vous ne regretterez pas une journée dans mon monde, je vous le promets!


Un peu de normalité, enfin, une simple journée à faire découvrir à Tchazz et Azael les petit plus qui font de ma vie ce qu’elle est, je m’en réjouissait d’avance.
L’arrivée de Nathan apporterait elle à mon histoire un peu de sens?………

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:40

CHAPITRE VII: UNE JOURNEE DE NORMALITE



Décidément la mini Austin de Bélial nous laissait que très peu de place mais à bien y réfléchir ça ne me déplaisais pas.

Nathan trônait à la place passager, Bélial au volant, Azael collé à la fenêtre de gauche s’était perdu dans la beauté des paysages, j’avais pris la place du milieu et comme vous pouvez vous en douter Tchazz occupait ma droite.
Etre aussi proche de lui me brûlais presque la peau de désir et j’avais du mal à comprendre pourquoi cet « homme » m’ennivrait tant.

Je risquais un coup d’œil discret vers lui et comment ne pas y avoir pensé! Il avait changé.
Ses yeux pourpre étaient remplacés par deux billes brune perçantes et ses canines acérées s’étaient rangées à même auteur que les autres, une apparence humaine était de rigueur face à Nathan et au monde.
Je repensais à mes paroles me mordant les lèvres, ne sachant pas si Nathan avait ou non décelé quelque chose d’anormal face à Tchazz, Bélial et Azael.

Comme si Tchazz avait ressenti mon inquiétude il s’empara avec délicatesse de ma main m’accordant un sourire ravageur auquel je ne pouvais résister.
Ses caresses sur ma peau me firent tourner la tête, un vertige de bonheur, une sensation de bien être fabuleux que je ne connaissais pas.
Mon cœur s’était mis à frapper fort dans ma poitrine accompagnant un délire sensuel qui habitait maintenant tout mon corps.

Reprends toi bon sang! Grommelais-je intérieurement.

_ Alors Bélial tu nous emmène où?

_ Rien de mieux qu’un pub branché, une chope de bière , une piste de danse bondé un hamburger à la main! Hein Tchazz?

_ Tait toi et roule gamin.

Bélial souleva un sourcil et haussa les épaules me regardant via le rétroviseur.
Un échange de sourire et un clin d’œil de sa part m’assurais que la journée se passerait bien.
En regardant bien, Nathan aussi toisait un reflet, mais pas le mien.
Le regard qu’il renvoyait à Tchazz était rempli de défit et d’arrogance que ne manquait pas de soutenir mon démon.
J’avais repéré le malaise mais ne comprenais pas ce qui avait bien put le déclencher; il fallait que j’intervienne.

_ Tout vas bien Nathan au fait? Pas trop fatigué par ton vol?

Tout en soutenant son regard agressif il me répondit le plus calmement du monde.

_ Comment ne pas aller bien quand tu es là? Tu le sais, ta seul présence suffi à mon bien être.

Un rictus cruel au bord des lèvres il se détourna enfin de Tchazz, mais que lui arrivait il?
De nouveau mon regard balayait l’habitacle avant de venir se poser sur Tchazz qui avait presque le visage déformé par la colère.
Ses mâchoires s’étaient resserrées, ses lèvres retroussées. Je sentais le bouillonnement de son corps enflammer le mien.
A mon tour je déposais ma main sur la sienne ce qui eu comme effet de le calmer instantanément.
Il prit une grande inspiration avant de se perdre à l’identique d’Azael dans les paysage valloneux.

Je comprenait enfin, c’était moi, dés le départ, j’étais son élu ça ne faisait plus aucun doute. J’ouvrais enfin les yeux sur la certitude que je m’efforçais de ne pas voir, où d’accepter.
Mais lui, était il le mien? Ce désire permanent était il la preuve tangible de mon amour naissant? Je ne savais pas comment ça fonctionnait pour eux j’étais humaine avant d’être gardienne.
Et, que venait faire l’affront de Nathan dans tout ça? Serait il amoureux de moi? Impossible pensais je c’est mon meilleur ami.
Bélial coupa net mon monologue interne en hurlant tout ce qu’il pouvait!

_  youhouuuuuuuu! On y est les amis!

Je respirais enfin l’air frais du dehors, l’odeur printanière s’installait pour mon plus grand bonheur.
Azael tournait sur lui-même appréciant sans doute le semblant d’humanité qu’il touchait du bout des doigts. Tchazz aussi semblait apprécier ce monde, ce qu’il apportait comme la douceur du soleil caressant ses paumes ouverte comme quelqu’un qui implorait la pluie.
Je me sentais vraiment bien, à ce moment précis la charge que portait mes épaules s’était évanouie, j’allais me sentir revivre, le temps d’une journée.

_ Guardiane! Tu connais mon côté pointilleux en matière de look et franchement si ont doit se balader avec se clown toute la journée ça vas pas le faire! C’est relooking total ou je l’enferme dans la bagnole!

Tous les yeux se rivèrent sur tchazz qui portait un sarouel rouge et un polo noir qui lui montait jusqu’au cou digne de la série V.
Bélial essaya d’étouffer un rire bruyant, sans grand sucées se qui lui valu une gifle cinglante derrière la tête de la part de l’intéressé.

_ Outch!

_ Te fou pas de moi Bélial.

_ Bah quoi? Je suis pas le seul à le penser non? Guardiane?

_ Allons y pour le relooking alors. lançais-je d’un ton amusé à Tchazz.

Il faisait la moue, embarrassé par sa différence qu’il avait oublié de dissimulé au profit de son apparence physique.
Comme un groupe d’amis tout à fait normal nous arpentions les rues nous prenants de gros fou  rire, blaguant, faisant les fous sans nous soucier des autres. Notre ange coincé et notre démon explorateur prenaient part et plaisir à nos divagations enfantines jouant le jeu de la découverte à fond.

_ ICI! S’écria Nathan, cette boutique là.

C’est donc tout les quatre que nous étions entré dans le magasin quasi désert, une chance pour Tchazz qui se cachait de honte derrière nous tant on avait plaisanté à son sujet.
Le vendeur lâchât presque la pile de cintre qu’il tenait en l’apercevant.

_ Juste ciel quelle horreur! Je vous l’empreinte y’a urgence là! Mais de quel planète tu sors mon gars pour t’habiller ainsi? Arg!!!!!

Etouffant nos rire nous regardions Tchazz disparaitre avec le vendeur non sans crainte mais bien obligé de le suivre.

………

_ C’est qui Guardiane?

_ …heu….moi!

_ Venez avec moi.

Attentive à sa demande j’arpentais curieuse un petit couloir étroit menant aux cabines d’essayages.

_ Il refuse de sortir il se sent ridicule, par tous les saints essayez de le convaincre qu’il est tout simplement sublime. Me chuchotais le vendeur angoissé à l’idée d’échouer.

_ Tchazz?

_ Je peux pas sortir comme ça je suis ridicule Guardiane!

_ Laisse moi voir au moins avant de tirer des conclusions hâtives!

Délicatement il ouvrait le rideau et je fus impressionnée par le rendu d’une telle tenue sur lui.
Le jean brut qu’il portait épousait la moindre de ses formes et le t-shirt blanc étouffait ses muscles parfait sculptant son corps comme une merveille de la nature.
Bouche ouverte et yeux écarquillés j’étais incapable de trouver les mots juste pour le qualifier sans me trahir.

_ Tu vois j’avais raison, tu ne trouve rien à dire je suis nul là dedans.

_ Ah NON!, non bien au contraire avec un look pareil elles vont toutes tomber comme des mouches!

Cette phrase était si banal à l’habitude mais là elle me revenait en écho comme une vieille blague vaseuse.

_ Mais ce n’est pas « elles » que je souhaite faire tomber comme une mouche.

_ Je sais.

_ Oui, je sais que tu sais.

Il s’était rapproché de moi avant que ses lèvres viennent s’évanouir sur ma joue embarrassée de la manière la plus tendre qu’il soit.

_ Merci pour tout Guardiane.

Je gardais les yeux baissés d’embarra. Je ne savais pas quoi faire et que faire d’ailleurs pour le séduire? Comment devais-je m’y prendre? À ce moment précis je regrettais d’être loin de ma mère et j’aurai aimé que Lilith soit là pour me guider.

_ Bon, je reste comme ça alors c’est sûre?

_ On ne peut plus sûre!

Et c’est d’un regard jaloux et envieux que ses acolytes l’accueillait.

_ Bah c’est toujours mieux que ton sac poubelle. Lâchât Nathan d’un ton pinçant.

_ Merci de votre aide. lançais-je au vendeur avant de régler et quitter le magasin.

_ Nathan s’il te plais?

_ Ouais?

_ Qu’Est-ce qui te prends je te reconnais plus!

_ De quoi tu parles?

_ De quoi je parle? Je vais éclairer ta lanterne! tu ne fais qu’attaquer Tchazz depuis ton arrivé et ton comportement est déplacé, c’est quoi ton problème avec lui?

_ Tchazz par-ci, Tchazz par là! Arrête de voir le mal où il n’y en à pas Guardiane, on plaisante c’est tout!

_ Hey les friends on traine ou quoi? on vous attends nous!

La journée s’était déroulée de la manière que j’avais espéré. Petit tour au Starbuck, fast food, cinéma nous n’avions pas chaumé faisant découvrir à Tchazz et Azael tout ce que leur monde ne leur apportait pas. Ils étaient passer par tous les sentiments, la peur, le dégout, l’émerveillement, le rire et presque les larmes j’avais réussi le pari que je m’étais lancé à moi-même à savoir les faire devenir humain le temps de quelques heures.
La soirée bien entamé nous avions échoué dans un pub branché d’Edimbourg  ou la musique raisonnait forte et agressive, beaucoup trop pour mes oreilles.

J’essayais de me frayer un chemin au travers des danseurs hystérique cherchant l’air saint entré dans mes poumons. Quelques minutes plus tard mon souhait était exaucé et l’air s’engouffrait rafraichissant le long de ma gorge.
Je m’étais assise sur les marches d’un escalier en béton décidant d’attendre mes amis ici, au calme et seule.

_ Hey mais que fait ma filleule toute seule sur ces marches gelées?

_ Lilith! Je te retourne la question!

_  Mais je me délecte des humains ma chère c’est mon pécher mignon. me dit elle d’un air coquin qui n’appartenait qu’a elle…..Mais tu me parait encore bien songeuse et inquiète qu’est-ce qui ne vas pas ma toute belle?

_ pffff! Je ne sais pas comment le séduire, lui faire comprendre, comment agir, l’attitude à adopter….enfin tu vois quoi!

_ Enfin tu as ouvert les yeux!

_ Tu le savais

_ Quand je suis entré dans ta chambre j’ai pu lire sur ton visage et dans ton esprit l’admiration que tu lui portait avant que tu ne m’en ferme les portes! Et oui tu à été inattentive une fraction de secondes se qui m’as permis d’entrevoir tes pensées…..désolée.

_ Je ne t’en veux pas!……mais quel conseils me donnerais tu?

_ Aucun.

_ Aucun?

_  C’Est-ce que j’ai dit. Nous somme si déférentes toit et moi, nos monde aussi, nos lois, nos règles mais l’amour Guardiane, l’amour n’as pas de règle, n’as pas de lois il se vit de la même manière peut importe le monde dans le quel elle s’immisce.

_ Mais tout ça ne servirait à rien si ce n’est qu’as nous faire souffrir.

_ Le libre arbitre hein! Tu à fait le mauvais choix, tu vas souffrir, lui aussi jusqu’as ta mort tu vivra une existence difficile et douloureuse.

_ Hé bah merci de ton soutien moral ça fait plaisir!

_ A quoi ça me servirait de  te mentir? Tu me reprocherais de ne rien t’avoir dit et c’est pas un bien de dissimuler un sentiment qui ressortira sous peut……..vivez votre histoire aussi courte qu’elle soit, aimez vous tel que vous êtes, tout simplement

_ Merci marraine.

Elle m’adressa un sourire ému, touché par mes paroles, l’appeler marraine aussi vite était visiblement inespéré pour elle.

_ Merci à toi!…..bon je vais continuer ma chasse, souhaite moi bonne chance!

_ Bonne chance!….hé? Dit au autre que je les attends dehors s’il te plais!

_ Ok se sera fait!

Je soufflais bruyamment soulagée que les relations amoureuse soit à l’identique autant pour lui que pour moi.
Mon portable se mis à sonner et l’écran indiquait « maman » l’heure était bien trop tardive pour que ce soit un bonsoir, la panique me gagnait.

_ Maman? Qu’Est-ce qui se passe?

Les sanglots, seul des sanglots me parvenaient, horrible et plein de tristesse je me sentais faiblir tant mes jambes tremblaient.

_ Maman je t’en prie parles moi, calme toi qu’Est-ce qui se passe, dit moi que tu vas bien…maman?

_ Nathan! …….c’est Nathan ma puce.


                                                   
…………………

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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:41

CHAPITRE VIII: LE POIDS DES SENTIMENTS



_ Nathan? Répétais-je dubitative.

_ Oui ma chérie. Il avait prévus de venir te voir, il avait des projets pour vous deux, il…

_ STOP! Mais dit moi ce qui se passe enfin!

_ On à retrouvé sa voiture en contre bas d’un ravin….il n’a pas survécu mon ange, je suis désolée.

J’analysais la situation. J’étais là, Nathan était là, il dansait à en perdre halène sur la piste de danse, non, il ne pouvait pas être mort ils ont surement du se tromper de personne il n’y à pas d’autres explications.

_ Se doit être une erreur maman Nathan est…

Je me stoppa net, réévaluant la situation une deuxième fois, sous un autre angle.
Moi, mes frères, Tchazz, Nathan parait presque trop à l’aise en leur présence…..et si lui aussi était un Ange? Ça me semblais plausible car s’il en était un il était forcement passé par la case « MORT »!
Soudain mon cœur lâchait sous le poids des mots, de la douleur qui naissait là tout au fond de moi.

_ Oui mon ange….il est mort.

_ Maman je…j’ai besoin de….je te rappel.

Je raccrochais les yeux dans le vide. Un afflux de larme brouillait ma vue.
Nathan, mon Nathan m’avait quitter, je ne lui avait pas dit au revoir, je n’est pas pu lui dire à quel point je tenais à lui, à quel point il avait été un ami, un frère pour moi car dans ce monde, celui ou j’évolue dorénavant je ne reconnais plus mon ami, il était si différent. Mais que me cachait il?
J’étais soudain prise d’une vive colère qui me brûlait le corps et me fit serrer les poings.

Cherchant une issue pour me défouler au delà des regards j’avais échouée dans une ruelle sombre où je pris mon envole, fonçant à la vitesse de la lumière, aussi vite que ma rage me le permettait pour finir par me poser sur le toit d’un manoir immense et sombre.

J’hurlais intérieurement, je ne comprenais pas, je ne réalisais pas. Pourquoi était il là? Quelle était sa mission si toute fois tout cela s’avérait vrai? Savait il qui j’étais, qui étaient Tchazz, Bélial et Azael? Et eux savait il? Me mentaient ils aussi?

Tout se chamboulait, s’entrechoquait dans mon esprit, j’étais totalement perdue et personne pouvait m’aider.

Le vent s’était levé, du moins je le pensais.

_ La colère t’aveugle Guardiane.

Je fus prise d’un sursaut lors ce que je vis cet ange magnifique se posant à mes côtés, cette femme aux larges ailes cristallines, aux cheveux fluide et blond qui était elle? Ses yeux étaient aussi bleu que l’océan ornés de poussières d’étoiles scintillants dans la nuit. Elle était toute vêtue de blanc et forçait le respect d’un seul regard.

_ Qui êtes vous?

Elle baissa les yeux avant de venir se perdre dans les miens et je sus à cet instant qui elle était.

_ Gabrielle?

_ C’est exact, me fit elle un rictus embarrassé aux coin des lèvres.

_ Qu’est-ce que vous me voulez?

_ T’aider. T’aider à comprendre ce qui brouille ton jugement.

_ Rien ne brouille mon jugement sauf peut être votre présence inutile et malvenue.

_ Ca ça fait mal mais je m’y attendais.

Je la regardais en coin et m’aperçu de mon comportement hostile à son égard. Finalement que connais ai-je d’elle?

_ Excusez moi je suis horrible aujourd’hui.

_ Je ne t’en veux pas…….c’est Nathan n’est-ce pas?

_ Mon jugement n’était pas si brouillé que ça si vous le savez c’est que ma déduction le concernant était juste non?

_ Elle l’est. Nathan est un élu.

_ Un élu?

_ Oui comme Elvine il fait partie de ces êtres humains sélectionnés pou rejoindre les anges, les légions. Il à été conditionné pour te protéger jusqu’au jour où tu découvrirais ta vrai nature.

_ Alors là j’en reviens pas! Ce n’est plus qu’un simple mensonge mais carrément une trahison! Il à toujours été un ange et me l’as toujours caché! Je comptais donc si peux à ses yeux?

Ma colère se décuplait à mesure que ses paroles avançaient.

_ J’ai besoin de certaines réponses clair Gabrielle. Pourquoi est-ce que je n’est rien décelée? Et comment peut il être mort si c’est un ange?

_ Nous lui avons accordé le libre arbitre pour qu’il veille sur toi, pour qu’il vieillisse comme toi il était donc dépourvu de tout pouvoirs.
Rappel toi ce jour là, le jour où il s’est fait renversé pour évité que se soit toi lors ce que vous aviez quatorze ans.

_ Je m’en souviens.

_ Son cœur à cessé de battre quelques secondes et ces quelques seconde dans ton monde sont comparable à plusieurs heures dans le notre.
Il à donné sa vie pour toi, si jeune et nous avons vu en lui le protecteur idéal. Il s’est entretenu avec Dieux et après avoir écouté ton histoire, la notre il à accepté de veiller sur toi jusqu’as se jour mais à promis sa vie en retour je jour où sa mission serait achevée…..mais une chose m’inquiète il y à quelques chose dans son âme qui à changer, une chose différente mais les protecteurs sont des magiciens et je ne peux m’immiscer en lui pour y comprendre ce qui se passe. Je te demande d’être prudente Guardiane, les protecteurs obtiennent toujours se qu’ils veulent peut importe les moyens employés.

_ Je lui en veux! Je lui en veux tellement, il est si différent, si arrogant si détaché….grr je voudrai le tuer une seconde fois.

_ Ne sous estime jamais les pouvoirs d’un protecteur, comme je te l’est dit ce sont des guerriers qui obtiennent toujours ce qu’ils veulent.

_ J’ai l’impression qu’il veux s’en prendre à Tchazz, est il en danger?

Elle se mis à sourire. Un sourire rempli de fierté et de sincérité.

_ Tchazz ne craint absolument rien c’est un instructeur. Il est beaucoup plus fort qu’Azael, Bélial et Nathan réuni……tu l’aimes je me trompe?

_ Tout est confus mais sa simple présence me rassure, me comble, m’apaise alors si c’est ça l’amour je peux dire oui, je pense l’aimer.

_ Tu sais les démons ne sont pas tous horrible et les anges ne sont pas tous des anges. Ce que je veux te dire c’est que Tchazz est un très bon démon et je le connais assez bien pour être persuadé que même éloigné de toi dû au choix que tu as fait il restera à tes côtés, te faisant ressentir à chaque instant qu’il est là, prêt de toi, tout contre toi.

_ Bélial m’avait dit que je serai étonné de voir à quel point vous êtes forte. Aujourd’hui je comprends enfin pourquoi, vous êtes le seul être surnaturel qui ai répondu clairement à mes interrogations……merci Gabrielle.

_ Sacré Bélial!…..je suis là pour ça, pour toi.

_ Je suis heureuse de vous avoir rencontré.

_ J’espère que l’on aura d’autre moment comme celui-ci, plus privilégiés…….Carmen à fait de toi un être formidable Guardiane elle mérite cent fois plus que moi d’être ta mère.

Une boule se formait dans ma gorge ce qu’elle disait était vrai ma mère valait toute les mère du monde mais j’avais mal pour Gabrielle.

_ Merci beaucoup……..Gabrielle? J’ai une dernière question avant que vous partiez.

_ Je t’écoute.

_ Pourquoi je ne peux pas voir ma grand-mère si elle-même est une élue?

_ Elvine est très persuasive et quand elle se fâche elle est pire qu’un démon en colère me dit elle sur le ton de la plaisanterie.
Elle ne voulais pas revenir dans un corps plus jeune elle à exigée de demeurer esprits. Elle vis paisiblement au jardin d’éden et ne manque pas de veiller sur toi constamment.

_ Si jamais vous la croisé dites lui que je l’aime.

_ Elle le sais et tu aura l’occasion de le lui dire par toi-même fais moi confiance……à bientôt mon enfant.

Elle s’était évanouie lentement comme si le ciel l’avait happée.

Je soufflais un moment, admirant cette lune majestueuse qui me fixait fièrement de sa lumière intense.
Mon portable sonna de nouveau et je su avant de l’extirper de ma poche que c’était ma mère.

_ Allo?

_ Mon anges comment te sent tu?

_ Je sais pas. La colère contient mon chagrin rien ne sort. Mon cœur est meurtri mais rien ne sort……quand auront lieux les obsèques?

_ Demain à 16h30

_ Si rapidement?

_ John et Louisa ne veulent pas perdre de temps. Ils souhaites que….Nathan repose en paix le plus rapidement possible.

_ Je serai là….et Hayley? Comment vas t’elle?

_ Oh elle te réclame ma fille si tu savais le chagrin qui l’habite c’est affreux.

Je serrais les dents pour contenir ma douleur et empêcher le chagrin de grimper le long de ma gorge.

_ Je serais là maman mais là tout de suite j’ai envie d’être seule, toute seule tu comprends?

_ Je comprends mon anges…à demain alors.

_ A demain maman je t’aime.

Le cottage était tout prêt, les garçons devaient être rentré, pleins d’inquiétudes.
Je marchais doucement foulant le sol au ralenti, essayant d’apaiser ma colère pour éviter tout dégâts à mon arriver et j’avais grand mal à y parvenir.

Instinctivement, sans avoir relevé la tête j’avais su emprunter le bon chemin et je me retrouvais devant La porte de ma si jolie maison.
Mon corps me brûlait de nouveau et  cette fois je n’avais pas envie que ça s’estompe, je laissait cette douleur me parcourir et je senti mon visage se déformer, mon souffle s’accéléré je compris que mon côté démoniaque s’éveillant en moi, je ne luttais pas, je me sentais bouillir, je sentais mes paumettes se surélevées et de grosse veines entourer mes yeux mais peut importe Nathan allait payé le mal qu’il venait d’imposer.

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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:42

CHAPITRE IX: AU REVOIR



La magie de l’amour, la douceur d’une main, un simple souffle qui caresse l’espace pouvait apaiser un être en colère.
La présence rapide de Tchazz à mes côtés avait chassé se brasier qui se consumait en moi.

_ Calme toi Guardiane.

_ Où est il?

_ A l’intérieur mais s’il te plais reprends toi.

_ Promis….aller laisse moi passer.

_ Guardiane!

_ Laisse moi passer tout ira bien.

J’avais poussé la porte.
Bélial et Azael se trouvaient sur le canapé n’osant soutenir mon regard, probablement inquiets de ma réaction face à la vérité qui m’explosait à la figure.
Nathan lui était posté sur l’îlot de la cuisine un cure dent agité au coin des lèvres accompagné de son air nonchalant et provocateur.

_ J’ai l’impression qu’il faut qu’on parle!

_ Parler? Pourquoi? Pour qui?

_ Te fou pas de moi Nathan!

_ Et que veux tu savoir madame la gardienne!?

_ bah pourquoi t’es aussi con par exemple! Ce serai un bon début non?

_ Dit plutôt que tu voudrais savoir pourquoi j’ai fait ce choix, pour l’amour? Pour l’amitié? pour les deux peut être? Alors puisque tu es si curieuse écoute mon histoire.
J’ai passé toute ma vie, du moins mes quatorze premières années à essayé de te conquérir à essayé  de te faire comprendre à quel point j ‘étais amoureux de toi. J’ai tout fait mais t’as jamais rien vu, jamais rien entendu tu restais obstinément bloqué dans cette relation amicale qui me soulais à un point que tu ne pouvais imaginé!
Alors, ce fameux jour de l’accident, je me suis dit, waouh! On me donne une seconde chance, avec toi et puis j’ai analysé, pourquoi lutter pour une cause perdu? Un combat voué à l’échec ? Par contre il me restait l’immortalité, le pouvoir, la puissance!
Oui Guardiane, on en est là! J’ai fait tout ça pour moi et non pour toi et ne me dit pas que tu ne me reconnais plus parce que j’ai toujours fait semblant pour mener à bien ma mission et revenir plus motivé que jamais parmi ce monde! Et pour info même en colère je suis toujours amoureux.

De grosse perles salée roulaient sur mes joues meurtries de chagrin, mon cœur se serrait au point que respirer m’était difficile, mes membres tremblaient de cette douleur assassine qui me parcourait. Je ne pouvais me résoudre à croire ses paroles.

_ A….alors tu à joué un jeux, toutes ses années? Non, non je peux pas le croire Nathan, tu peux pas être c’que tu dis!

_ C’est pourtant la stricte vérité et pour t’en faire prendre conscience voilà ce que je te propose.
Où tu pars avec moi ce soir et tout ira bien où tu reste aux côté de ces ….débris et c’est un ennemi que tu aura face à toi au combat.
Que choisi tu?

Sans attendre ma réponse et bien qu’il la connaissait déjà Bélial s’était levé d’un bon, furieux. Ses majestueuses ailes noir déployées lui donnais un air effrayant et sombre, le reflet de ce qu’il était vraiment. Son visage n ‘avait plus rien d’humain, il ressemblait à un animal enragé près à bondir et c’Est-ce qu’il fit, bondir sur Nathan avant qu’il ne retombe au sol dans un fracas qui fis tremblé les meubles comme si il avait défié le vent.
Il se relevait hargneux toutes dents sorties cherchant et humant la présence de Nathan qui s’était volatilisé en un écho qui enveloppa le salon!

_ A demain Guardiane, et mets du noir c’est ma couleur préférée!

Toutes les paroles de Gabrielle prenaient tout à coup tous leurs sens. Nathan s’était rangé du côté de Magoa voilà pourquoi elle ne décelait pas ce point gênant émanant de lui. Je me souviens aussi de ses paroles «  les protecteurs sont des magiciens, des guerriers qui obtiennent ce qu’ils veulent »  voilà pourquoi il s’était volatilisé, la magie y était pour beaucoup mais comment pouvait il faire tout cela en seulement trois jours d’existence dans son nouveau corps?

Aujourd’hui je perdait mon ami, mon meilleur ami et malgré sa trahison je ne pouvais me résoudre à le haire autant que je le devrais. La tristesse qui m’habitait était inqualifiable et je m’effondrais à terre le visage enfouie au creux de mes mains pour essayé d’étouffer les sanglots qui me submergeaient.
Azael m’avait rejoins me calant doucement entre ses bras, sans un mots, il n’y en avait pas besoin d’ailleurs sa seul présence, son étreinte s’accompagnait de celle de Bélial et de Tchazz me démontrant qu’ils étaient là, tous les trois pour me soutenir dans cette épreuve et celles qui suivront.


Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis l’accrochage et pas une paroles n’avait filtré. J’avais décidé de prendre un bain pour évacuer le surplus oppressant.
Sans dire bonne nuit à mes frères et à mon élu j’avais rejoint mon lit, frais, réel et je m’y sentais bien mais il y manquait une chose.
Je tournais et virais cherchant ce qui pouvais bien m’empêcher de trouver le sommeil et en me plongeant dans la clarté habituel de la lune je sus que c’était Tchazz qui manquait au tableau de ma paisible nuit.
Doucement je l’appelait et dans la seconde j’entendis sa main heurter calmement ma porte.

_ Oui, entre. Chuchotais-je.

_ Tout vas bien?

_ oui, oui….en fait je….tu veux bien rester jusqu’à ce que je m’endorme?

_ Bien sûre.

Il s’installa  à mes côtés, ouvrant son bras, m’offrant un refuge confortable. Son cœur battait doucement, il me berçait me rassurant. J’osais aventurer ma main sur son torse et c’est le miens qui s’emballa. Mes yeux s’étaient perdu dans les siens et la nuit se refermait sur notre intimité.


La lune avait été témoin de notre amour, elle était témoin de tout. Lové tout contre lui je me questionnait sur comment pouvait ont tuer un démon, ou ange? Je trouvais bizarre le fait de penser à cela après un pareil moment mais je me lançais malgré tout.

_ Comment on peut vous tuer?

_ T’as l’intention de me supprimer? J’ai pas été à la hauteur? Me fit il d’une voix taquine.

_ Non mais je ne saurai pas quoi faire face à Magoa où….Nathan.

_ On à les même faiblesse que vous, les parties vitales mais nous ne nous battons pas avec les mains enfin si mais pas de la même manière ….on utilise les éléments.
Avec de la glace par exemple tu pourra tuer un Anges en formant un pieux de glace et en lui plantant dans le cœur et tu peux faire de même avec la terre pour un démon.

_ Oh! Et en ce qui me concerne?

_ Tu es les deux….donc..

_ Donc un ange ou un démon pourrait me tuer?

_ Exact. Aller arrête de penser et repose toi tu en as besoin pour demain.


Je m’enivrais de son parfum avant de m’endormir d’un sommeil paisible entouré de ses bras protecteurs.

Au petit matin j’étais réveillée par le doux chant d’un merle qui avait eu la merveilleuse idée de venir se poser sur l’avancée de ma fenêtre. Un sourire au lèvres je m’éveillais doucement. Ma main s’échouait sur la place vide à mes côté et je me redressais d’un coup surprise de l’absence de Tchazz car à sa place c’est un bout de papier vieilli qui m’accueillait.

«  Mon ange,

Si je ne suis pas à tes côtés ce matin c’est que l’on m’as appelé pour une formation….les nouveaux démons n’attendent jamais pour leur apprentissage.
Je ne serai donc pas présent aujourd’hui, un jour particulier où tu aurai eu besoin de soutien.
Je sais, je sais tu n’aurai pas voulu de ma présence ni de celle de tes frères mais je veux que tu reste prudente.
Lilith est actuellement aux Etats Unis pour un conseils. Je t’en conjure, si tu te sentais en danger fait appel à elle, appelle là de toutes tes forces.
Je te souhaite bon courage.

                                                                    Je t’aime. »


Ce tout petit bout de papier avait suffi à me donner le courage nécessaire.

Je devais partir tôt, un moment avec mes proches avant les obsèques de Nathan m ‘était vital.

_ Bélial, Azael? Vous êtes là?

_ Oui! Répondirent mes deux moitiés à l’unisson.

_ Je vais y aller. Je sais oui je dois resté prudente.

_  Mieux vaut deux fois qu’une. m’avertis Azael.

J’eu le droit à un baisé sur chaque joue de leur part avant de m’envoler dans le ciel bleu qui accompagnait cette journée.



************************


J’observais du haut d’un arbre ma mère, les parents de Nathan ainsi qu’Hayley, sa sœur. cette vision de désarrois, de tristesse profonde me tiraillais. J’inspirais profondément avant d’affronter ces regards.

_ John, louisa!

_ Oh Guardiane c’est bon de te voir.

Je serrais les dents lors ce qu’un sanglots enfantin sorti de sa gorge

_ Nathan aurai voulu t’avoir à ses côtés…..merci d’être là.

Je serrai ma mère également entre mes bras, fort, très fort elle m’avait tant manqué.
Elle me caressa le dos activement m’orientant vers Hayley qui était perdue sur un muret accablé par la perte de son frère.
J’avais une attache particulière à cette jeune fille de 17 ans. Pourquoi? Je ne sais pas, je l’est toujours protégé, je l’est toujours couvé je voyais peut être en elle le lien fraternel que je n’avais jamais eu, je l’aimais de la même manière qu’on aurai aimé une sœur et la seule idée qu’elle souffre me faisais souffrir également.

_ Salut ma puce.

Elle s’était retourné vers moi, les yeux rougis et gonflés. Je ne trouvais pas les mots juste, les mots tout court pour essayé de la réconforter. Elle se logea dans mes bras silencieuse vidé de toute émotions.

_ Il sera toujours là, dans ton cœur, dans ton esprits….il sera toujours là.


La journée battait son plein, avec son lots de pleur, de cris, de souvenirs, d’évangiles.
Avant la mise en terre nous avions l’autorisation d’embrasser le défunt, une dernière fois.
J’avais laissé tout le monde passer reculant l’échéance inévitable du passage devant mon ami.
J’avançais d’un pas inquiet vers sa dernière demeure humaine. Je savais qu’il était là à m’observer mais aujourd’hui je devais dire au revoir à mon Nathan, celui qui avait été mon double pendant toute cette vie, celui que je pleurais à cet instant précis.

Il avait l’air paisible, il était beau, seul sa peau pâle trahissait sa mort. On lui avait fabriqué un léger sourire qui le ramenait un peu à la vie, pour aujourd’hui, pour nous.
Je ne pus m’empêcher de caresser sa main glacé. Une boule énorme s’était formé dans ma gorge et j’eu du mal à cacher mon émotion, je flageolais, j’oscillais de droite à gauche, le vertige me gagnait lors ce que John vint me rejoindre.

_ Ca  vas aller John….merci.

Je l’embrassais une dernière fois avant que le couvercle lourd ne se rabatte sur lui à jamais.

Tout le monde s’en allait l’un après l’autre jusqu’à ce qu’il ne reste plus que moi et ma mère.

_ Guardiane…..on y vas?

Une atmosphère lourde m’entourais, je sentais le danger tout autour comme une forte odeur de brulé et je savais à ce moment là que quelque chose allait se jouer ici.

_ Je vais devoir repartir maman mon vol est dans une heure.

_ Mais……qu’Est-ce qui t’arrive Guardiane? D’abord tu ne donne plus de nouvelles et en suite voilà que tu disparait de nouveaux sans donner plus d’explications.

_ Un jour je t’expliquerais maman mais là je dois vraiment y aller.

_ Guardiane enfin!

_ Je t’expliquerais, promis……je t’appel dés que je rentre, je t’aime.

Que pouvais-je bien lui dire d’autre? Je la quittais à regrets mais il le fallait.
Je traversais le cimetière lors ce que deux silhouette fumantes m’apparaissais entre deux arbres.
Je reculais ne les lâchant pas du regard.

_ Je t’avais dit que c’est un ennemi que tu retrouverai sur le champs de bataille.

Je me retournais surprise et apeuré.

_ Nathan!

_ En personne!

……………………….

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:43

CHAPITRE X : CAPTIVE



_ Qu’est-ce que tu veux?

_ Tu as peur? Il tournoyais autour de moi agrippant une mèche de mes cheveux entre ses doigts au passage.

_ Pas de toi non.

_ Tu devrai!

_ Pourquoi tu vas me tuer?

_ Moi non mais eux, humm ils en crèvent d’envie.

_ Pourquoi tu fais ça Nathan? Je reste convaincue malgré tout le mal que tu te donne à pourrir ma vie que quelque chose ou quelqu’un te pousse à agir comme ça. Dis moi que je ne me trompe pas je t’en supplie!

L’espace d’un court instant j’étais certaine de l’avoir retrouvé. Son regard si doux avait refait surface comme pour m’appeler à l’aide mais il disparu aussi vite qu’il était venu.

_ Tu as fait ton choix et tu en acceptera donc les conséquences……et arrête de t’époumoner l’esprit à entr’appeler Lilith elle ne t’entends pas!

Il disparu sur ces mots dans un épais brouillard sans même se retourner, comme si savourer sa victoire d’aujourd’hui n’était finalement pas si important que ça.
Cependant les silhouettes mystérieuses se rapprochaient dangereusement de moi et comme paralysée je ne pouvais plus bouger, elles m’en empêchais et lévitaient à quelques centimètres de l’herbe verte qui m’entourait.

L’une d’elle s’était collé contre mon nez. Sa bouche à demie ouverte s’exprimait dans un dialecte qui me semblais être de l’Araméen et le râle qui l’accompagnait me pétrifiais totalement.
Soudain elle ouvri ce qui lui servait d’œil et aspira toute l’énergie qui m’habitais.
J’avais lutté, de toutes mes forces mais en vain, je sombrais dans l’inconscience  en quelques secondes, incapable d’appeler à l’aide.


**************


L’odeur si particulière de la mort envahissait l’air et avait accéléré mon réveil.
Je me trouvais dans une pièce sombre similaire à une cave. La pierre suintait tant la chaleur et l’atmosphère était étouffante.
Tout me revenais et machinalement j’agrippais mon cou pour verifier que mon pendentif y était toujours…

_ C’EST PAS VRAI! Non, non, non c’est pas possible!

À tâtons je balayais le sol humide de mes deux mains à la recherche de mon médaillon si précieux.
Je compris au bout de quelques minutes que c’était probablement la fin. Magoa, Nathan et tout ces êtres monstrueux avaient réussi là ou moi j’avais échoué alors que tant d’entre eux avait misé sur moi pour leur survie, oui sur moi la soit disant gardienne.
Je me repliais sur moi-même au milieu de cette pièce immonde éclatant en sanglots étouffés contre mes genoux.

_ Tu vaincra Guardiane, tu es faites pour ça.

Je ne pus retenir le cri de stupeur qui s’échappait de ma gorge. Je reculais à allure rapide cherchant un coin où me cacher comme une souris en fuite.

_ Qu’Est-ce que vous me voulez? Vous êtes qui?

_ Shuuuuuut! Ne cri pas! Calme toi je ne te veux aucun mal.

À travers une minuscule brèche qui laissait entrer un Legé halo de lumière j’aperçue cet homme ou plutôt cette chose qui n’avait rien d’humain, visiblement apeuré et affaibli.
Sa peau rougeâtre était maculé de tatouage noir mystique et ses yeux brillaient dans l’obscurité comme ceux d’un chat.

_ Qui êtes vous?

Aucune réponse ne me revenait, pas même un souffle. Je me surpris à réfléchir spontanément, à me rappeler des fragment de ces dernières semaines, des paroles, des actes et je compris que j’étais dans l’antre de Magoa et que surement cet être qui me faisait face dans l’ombre était probablement Balthazar.

_ Baltha….papa?

Ses deux grosses billes scintillantes me fixaient à présent remplie de honte mêlé à de la joie et de l’admiration.

_ Oui.

Je voulu m’approcher de lui mais il recula brusquement m’ordonnant d’une voix ferme de reculer.

_ Je ne suis pas digne de recevoir ton regard….je t’es abandonnée lâchement pour une cause perdue qui te mettrais en danger…..aujourd’hui en est la preuve irréfutable.

_ Je suis pas d’accord! Vous m’avez offert le meilleur en me confiant à mes parents et à l’humanité. J’ai vécu une vie heureuse, joyeuse, aimante j’ai mis du temps à le comprendre ces derniers temps mais c’est à vous que je dois tout ça alors croyez moi, vous en êtes digne.

_ Tu as la beauté de Gabrielle et la sagesse exceptionnel de Carmen.

_ Et peut être la rage de mon père qui sait! Fis-je sur le ton de la plaisanterie histoire de détendre l’atmosphère mais là encore il ne répondit pas.

_ Ou Est-ce qu’on est ? Chez Magoa?

_ Entre autre. En enfer.

_ Alors c’est tout bon! Là ou il y as du feu je peux combattre.

_ Tu ne peux pas! Les sentinelles ont absorbées ton contact terre/ feu et comme tu peux t’en rendre compte ici l’air est trop lourd autant dire quasi inexistant et l’eau n’as pas sa place non plus.

_ Je peux tout de même appeler à l’aide!

_ Cela reviendrai à signer l’arrêt de mort de tes amis, de tes frères et je te l’interdit ils pourraient également te tuer si ils se sentaient en danger!

_ Pourquoi ne l’ont-ils pas déjà fait?

_ Tu pourrais leur être utile dans l’avenir. Ils compte t’emprisonner à la 666eme lune.

Voilà! Mon sort était scellé. Le sort de l’Eden, de mes frères, de mes amis, de Gabrielle et de mon élu était scellé. La colère m’accablait autant qu’elle me submergeait.

Des sanglots lointains avaient traversés les murs pour venir s’échouer dans mes oreilles. La colère, la peine s’envolaient pour laisser place à la compassion, l’inquiétude et l’interrogation.

_ D’autre sont emprisonnés ici?

_ Depuis presque une semaine ils ont amené un jeune homme. Ils le torturent, le menace. Il cri et pleur toutes les nuits. Son âme est torturé.

_ Un jeune homme? Un humain?

_ Aucun humain ne viens ici ma grande j’te rappel où ont est ?

_ C a pourrait être un ange ou un élu alors?

_ Je ne sais pas….mais tu n’es pas croyable! Tu te préoccupe d’un inconnu alors que tu es enfermé ici et que ta vie est en suspend!

_ J’en suis capable. Je le sent, je suis capable de nous sortir de là, vous m’avez faites pour ça, c’est ma destinée et je compte bien mettre en œuvre ce pourquoi j’ai été faites……comment on tue une sentinelles?

_ Je te l’ais dit avec du feu, chose que tu n’as plus!

_ Et si je trouvais de l’eau, je dit bien SI! Elle serai chaude? Enfin tiède n’est-ce pas?

_ Exact.

_ Alors ça pourrait marcher?

_ Si tu compte qu’ils te donnent de l’eau pour boire tu dois savoir que effectivement se sera le cas mais ils t’attacherons les mains avant avec des liens de glace pour ton côté angélique et des liens de feu pour ton côté démoniaque ce qui t’empêchera de faire quoi que ce soit.

_ Pas de problèmes ça me vas c’est pas sur ça que je comptais, mais ça pourrais marcher donc?

_ Ca pourrait! Mais qu’est-ce que tu à derrière la tête?

_ Elles viennent quand?

_ Y’a pas de moments précis ça dépends de Magoa. T’as pas répondue à ma question.

_ En temps voulu vous serez au courant. Pour le moment ce qui me préoccupe c’Est-ce garçon derrière ce mur.

Je le tâtais à la recherche d’une faille.

_ Trouvé!…..Hey?….hey tu m’entends?…….(rien)….ok, frappe une fois pour oui deux fois pour non….tu m’entends?

Après plusieurs longues secondes un coup retentissait.

_ Génial! T’en fait pas-tu n’est pas seul je vais te sortir de là ok?

Cette fois si c’est deux coups qui me parvenais.

_ Non? Pourquoi tu as peur?….dis moi?

Je n’avais plus obtenue de réponses de sa part il s’était terré dans le silence de cet endroit lugubre.

_ Balthazar?

_ Oui?

_ Pourquoi tu ne veux pas te monter, je te tutoie c‘est mieux non?

_ Ca l’est. Tu aurai peur de ce que tu verrai.

_ Impossible! Bélial en colère ça vaut tout les démons du monde.

_ Ah tu crois.

Il s’était approché, enfin et effectivement une peur immense m’avait envahi. Il ressemblait à la plus horrible des choses, il avait même une queue qui s’agitait comme les chat, de grande ailes noir, des dents acérés et effrayantes et des yeux à faire pâlir n’importe qui.
Les miens devaient en dire long car il se terra de nouveau dans l’ombre.

_ Ils m’ont enlevé mon apparence « humaine » si je puis dire alors tu me vois tel que je suis réellement, un sang pure à l’état brut.

_ Mais tu reste mon père effrayant ou pas. Je m’y habituerais.

_ Elles approchent!

_ Les sentinelles?

_ Oui.

_ Qu’ Est-ce qu’elles veulent?

_ C’est pas nous qu’elles viennent voir……c’est lui.

Je me jetais contre la brèche pour essayer d’y voir quelque chose et oh mon Dieux, j’avais raison depuis le début.



    ..............................

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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:46

CHAPITRE XI: LA DELIVRANCE DE L’AMITIE



Cet œil dans la brèche aurai put être celui de n’importe qui mais c’était bel et bien celui de Nathan qui me toisais de son air perdu.

_ Pardonne moi Guardiane. Je t’en supplie j’ai besoin de ton pardon avant de partir

_ Nathan,! bien entendue que tu l’a, tu l’avais avant même de me l’avoir demandé….Dit moi, parles moi qui t’as poussé à faire ça?..je peux t’aider?

_  Non. Je ne peux rien te dire et je t’en supplie ne dit rien, ne leur dit rien ferme ton esprit c’est la seule chose que je te demande.

_ Mais…

_ Au revoir ma belle.

_ Nathan…..Nathan….Quoi qu’il arrive n’oubli pas qui tu es, ce dont tu es capable…n’oubli pas. Il est hors de question que je t’enterre une nouvelle fois tu m’as compris?

Balthazar m’agrippait violemment, m’extirpant du mur pierreux qui me séparait peut être pour toujours de mon ami en collant sur ma bouge ses doigts tremblants m’empêchant tout cris.

_ Shuuuut. Elle sont là,….tu ne peux plus rien pour lui.

Sous cette entrave qu’était sa main je sanglotais silencieuse, blessée au plus profond de mon être.
Ses cris horrible de détresse et d’adieux traversaient les pierres épaisses, raisonnaient dans les couloirs pour se perdre dans un écho qui laissait place au néant et au seul crépitement des ténèbres qui nous entouraient.

Un long moment s’était écoulé pendant le quel je relatais intérieurement tous mes moments passés avec Nathan, notre complicité hors paire, notre amitié indestructible, nos engueulades.
Je fixais mon père pour essayé de trouver dans ses yeux une lueur d’espoir, un réconfort auquel je pourrais me raccrocher mais rien n’émanait de lui, pas une seule émotions marquait ses yeux ou son visage.

_ Que vont-elles lui faire? Réussi-je à lâcher la voix basse et tremblotante.

_ Pas elles……Magoa à déjà décidé de son avenir et peu importe le marché qu’ils ont conclus il ne tiens jamais ses promesses….Je suis désolé, vraiment mais je serai toi je ne misera sur aucun espoir quand à le revoir vivant.

_ Mais tu n’en est pas sûre!

_ Tu ne devrai pas…..

Il s’interrompis, en alerte, tendu, un grognement effroyable faisait vibrer sa poitrine rougeâtre.

_ Qu’est-ce qu’il y a?

_ Elle s’affolent……les sentinelles. Il se passe quelque-chose mais je ne perçois pas quoi, elles ont peur.

Je tendais l’oreille, l’imitant. L’atmosphère était lourde et une odeur de souffre venait chatouiller mes narines.
De gros bruits sourd semblables à des pas déterminés se faisaient entendre. Il étaient réguliers, ils avançaient, doucement jusqu’à se taire près de notre porte indestructible.

Balthazar me fit basculer derrière lui, me protégeant de son large corps étrange et chaud.
J’osais aventurer mes yeux au travers de ses bras, je ne disais rien, j’attendais, appréhendant les minutes à venir.

La porte vola en éclat, se brisant à quelques centimètres de nous.
Un homme d’apparence normal avançais dans l’ombre. Je le voyais se matérialiser à chaque pas sans distinguer ses traits, qui étais-ce?

J’agrippais mon père collant mon visages contre son dos. Je fermais les yeux profondément, priant que tout ceci ne soit qu’une illusion, une ruse ….mais non.

_ Ne la touche pas! Ne la touche surtout pas!

Un rire moqueur me parvenais avant que mon père subisse le même sort que la porte. Il s’effondra sur le sol humide, yeux clos.

_ Balthazar!

_ Comme c’est touchant!

La voix de cette chose était similaire à celle d’un robot en manque de batterie. Je gardais la tête baissé, effrayé et visiblement épuisé. Sa présence me rendait faible, il se chargeait de mon énergie, de mon âme, de ma force.

Comme si je m’y sentais contrainte je relevais la tête à contre cœur et ce que je vis me tétanisa sur place.
Il n’avait plus rien d’humain. Ses ailes sombres étaient déchirées en leurs extrémités, deux grosse cornes s’élevaient sur son front. Une bête affreusement terrifiante.

Il s’abaissa à ma hauteur car sa grandeur était irréel. Il me regarda d’un air victorieux m’indiquant son cou d’un doigt me montrant son trophée tant convoité.

L’idée dont j’avais vaguement parlé à mon père me revenait. Je fermais les yeux, respirant au même rythme que Tchazz m’avait enseigné. Je visualisais les pierre suintante, de l’eau, de l’eau tout simplement qu’il fallait que je commande.

Je commençais à la sentir perler au bout de mes doigt, chaude et c’Est-ce qu’il me fallait. J’y croyais, il ne me restais plus que ça comme option.

_ Tu t’épuise pour rien Guardiane! Tu n’arrivera à rien, tu n’a plus rien, tu n’est plus rien! …..tu es tellement inutile maintenant que pour l’affront que ton ami à osé me faire tu périra à sa place.

Je me sentais faiblir à chaque secondes, il me tuait à petit feu mais ce n’étais que le début, je le savais maintenant.
Il n’eu aucun mal à me soulever d’une main et à me faire basculer comme un vulgaire déchet sur son épaule.
Ma vue se brouillait peu à peu, j’avais soif, faim, j’étais épuisé mais je pouvais pour la première fois voir à quoi ressemblait les labyrinthes de l’enfer, sombre, chaud, nauséabond.

J’arrivais encore ceci-dit à réfléchir, à penser. Penser à ma défaite, j’avais échouée et j’avais du mal à assumer. Mourir finalement n’était peut être pas si mal, j’étais égoïste certes mais je ne voulais pas assister au chaos qu’il engendrerai et à la souffrance qu’il infligerait.

Je me retrouvais ligoter, dans une pièce monstrueusement grande habitée par les flammes.
Je trônais en son milieu, un fauteuil digne d’un roi accueillait Magoa face à moi.

_ J’hésite à savoir de quelle manière je vais te faire disparaitre…..rapide? Pour éviter ta souffrance où lentement? Pour qu’ils entendent tes cris de douleurs jusqu’au ciel et qu’ils sachent enfin que c’est Moi le maître des lieux!

_ Faites ce que vous voulez je m’en contre fou! Vous êtes ignobles, vous n’êtes rien non plus et croyez moi se sera pas aussi facile de détrôner les puissants.

_ Allons bon!……rebelle! Tu aurai fait un bon démon mais…….je vais opter pour la version lente. Tu restera debout, inerte. Un mouvement que je perçois et c’est dix coups de fouets que tu recevra.


Sa main énorme tenait une chope transparente pleine d’un liquide rougeâtre dont il s’abreuvais et qui provoquait chez lui à chaque gorgée un plaisir qu’il ne manquait pas d’exprimer.
J’avais soif, très soif et machinalement, humainement je tendais mes mains ligotées en sa direction lui implorant la demande.

_ Pauvre idiote!

Comme promis deux ombres se tenaient à mes côtés et m’infligèrent les dix coups de fouets qui correspondaient à mon geste de détresse.
Des cris de douleur s’extirpaient de ma poitrine à chaque fois que les lanières cinglantes venaient frapper mon dos.
J’étais trop épuisée pour encaisser et je tombais à genoux à demie consciente.

_ Il me semble que c’est l’un des stigmates du Christ non?

Il riait bruyamment, savourant sa cruauté.
J’allais mourir, je sentais la mort tournoyer autour de moi. Il continuait de m’achever mentalement m’extirpant le peu de force qui coulait encore dans mes veines.
Je trouvais malgré tout le courage d’ouvrir la bouche et de lancer un rire moqueur.

_ Donc si j’ai bien compris Nathan vous à déjoué? Il à déjoué le grand Magoa. Vous n’êtes apparemment pas aussi puissant que vous les dites…….Roi des enfer mon cul ouais!

Cette fois-ci il pris lui-même les grandes lanières brulantes.

_ Je vais te montrer ma puissance Guardiane et ensuite tu pourra juger.

Je fermais les yeux prête à m’éteindre, à recevoir ma pénitence sans aucune peur car je ne ressentais plus rien.

Sa main se levait haut dans les airs, je l’entendait froisser l’air. Deux mains m’enlacèrent, délicatement. Je cru à cet instant que tout était enfin terminé car la fraicheur de cette étreinte était si douce qu’elle paraissait irréel.
Je n’avais plus aucune capacité de discernements mais ce-dont j’étais certaine à cet instant c’est que j’étais aspirée vers le haut à une vitesse vertigineuse j’imagine à en juger par la sensation de chatouillements dans mon bas ventre.

J’étais entouré par quelque chose qui obstruait totalement l’univers qui s’y trouvait au-delà.
Je me laissais aller, je ne luttais pas fermant les yeux, m’abandonnant à ma destinée. Un trou noir pris place dans mon esprit dévasté.


*******************


Je ne sais combien de temps j’étais resté inconsciente mais mon corps grelotant m’ordonnais de me réveiller, comme s’il renaissait d’un repos meurtrier.
Peu à peu le trouble qui envahissait mes yeux s’estompait laissant apparaitre ce visage au dessus du mien, trempé par les gouttes de pluie qui perlaient de ses cheveux. Il me semblait familier malgré ces trait tirés.

_ Nathan?

_ Oh mon dieu tu es réveillée!

De la plus douce façon qu’il soit il me serra dans ses bras. J’entendais son cœur s’affoler dans sa poitrine.

_ On est mort?

Il eu un rire nerveux qui illumina son visage.

_ Oh que non! On est tout ce qu’il y a de plus vivant et je dois dire que j’ai jamais été aussi heureux de l’être. Et c’est grâce à toi. Si tu ne m’avais pas rappelé qui j’étais je serai surement plus là. Tu m’as redonné confiance…merci Guardianne.

L’énergie de l’air ambiant, la puissance des nuages humide au dessus de moi me revigoraient à chaque secondes qui s’écoulait.

_ Mon père?….où est il?

_ Je…j’ai pas pu vous ramener tous les deux….on ne peux pas y retourner ce serais tous nous mettre en danger

_ Je veux y retourner je peux pas le laisser tout seul là bas il vas se faire massacrer!

_ Guardiane…regarde moi, regarde moi! Ton père est un démon très puissant Magoa à besoin de lui, il ne le touchera pas…..et tu es blessée il faut que je te ramène.

Je tâtonnais de nouveau mon cou, comme un espoir que tout ça ne soit jamais arrivé. Dans un soupir je baissais la tête il était bel et bien nu.

_ Ne t’en fait pas pour ça Magoa est loin d’avoir gagné crois moi.

La fierté dans ses yeux me laissait croire à toutes les possibilités et je m’y accrochait.

_ Qu’est-ce que tu sais que j’ignore?

_ Aller! Lève toi on rentre et on en reparlera tous ensemble autour d’un café chaud.

Je l’enlaçais sans même insister pour obtenir une réponse. Je pensais à Tchazz, Bélial, Azael, ils devaient être morts d’inquiétude mais surtout à Tchazz, une seconde sans lui paraissait une éternité de douleurs. Je n’aspirais qu’as me lover entre ses bras chaud et rassurants.

Le voyage était des plus agréable, bercé par le déchirement du vent engendré par les ailes magnifique de mon ami retrouvé.

_ Voilà! Tu es chez toi ma belle.

_ Tu ne rentre pas?

Il regardait la porte comme s’il communiquaient parallèlement avec elle avant de poser de nouveau son regard sur moi.

_ Primo je ne suis pas à ma place ici et j’ai une confiance à regagner…..deuxio je sais dorénavant quel est ma mission et pour la mener à bien je dois partir.

_ J’ai jamais douté de toi tu sais, jamais….je ne te poserais pas plus de questions, je sais que tu ne me répondra pas. Je vais juste te demander une chose, sois prudent s’il te plais.

_ J’essayerai de l’être……..à bientôt ma belle.

Il m’embrassa sur le front, je pouvais sentir sa mâchoire se crisper sous le poids de la douleur, celle du cœur, des adieux et je ne pus m’empêcher de le serrer très fort.

_ A bientôt Nathan.

J’étais resté sur le perron à le regarder s’évanouir dans les étoile scintillantes  de la nuit clair.
La porte s’ouvrait alors et Tchazz me plaqua contre lui pour ressentir la réalité de ma présence.
Il me couvait de baisés hâtifs mon visage entre ses mains.

Une autre main me caressait le dos et me rappela soudain ce qu’était la douleur et m’extirpa un cri bruyant accompagné de sanglots à demis étouffés.

_ Aouh!

_ Azael qu’est ce que tu lui à fait?

_ C’est pas lui…c’est….Oh mon dieu ça fait si mal

Tchazz me porta jusqu’à l’intérieur et arracha mon t-shirt sans ménagement ni pudeur avant de pousser un grognement démoniaque propre à lui-même qui figea mon cœur l’espace d’une seconde.

_ Azael tu es le seul à  pouvoir la guérir, tu en à le pouvoir.

_ Seul je n’y arriverai pas c’est trop….profond.

_ Débrouille toi mais fait vite à trouver une solution!

_ OK, ok laisse moi réfléchir.

Azael faisait les cent pas devant moi un doigt sur les lèvres. Soudain il entra dans une espèce de transe avant qu’une lumière éblouissante n’éclaire la pièce et laisse apparaître Gabrielle.

_ Que se passe t’il mon fils?

Il me désigna du doigt et ma mère accouru.

_ Par tous les Saints, ma pauvre enfants.

_ Soigne là! L’interrompis Tchazz très irrité.

_ Bien….Azael viens par ici.

D’incantations en paroles compréhensibles les deux être angéliques, ma famille s’employait au mieux à soigner mes plaies provoquées par les enfer et qu’eux seuls pouvaient panser.
Je n’avais ressenti aucune douleurs, simplement une intense fraicheur similaire à un glaçon qui fusionnait avec mes tissus meurtri.

Ils ne leur avaient fallu que quelques minutes pour éffacer mon calvaire.
Ils restèrent tous silencieux me dévisageant. Il manquait quelqu’un.

_ Bélial? Ou est il?

_ Il….humm…..il te crois morte, il n’était pas là quand Nathan est venu nous prévenir.

_ Et?…ou il est?

_ Il est parti en exil on ne sait où il à totalement fermé son esprit.

_ Je sais où il est, je vais y aller!

_ Hors de question! S’écria Tchazz sur un ton autoritaire.

_ Je vais y aller que ça te plaise ou non! Qui d’entre vous à cherché à le connaître? Qui d’entre vous s’est dit que sous ses airs supérieurs il n’y avait  quelque chose de pur?……vous le connaissez depuis si longtemps et pourtant vous ne savez même pas où il se refugie quand tout vas mal alors que moi le connaissant  depuis un moi je sais exactement où chercher!…alors j’y vais, et j’y vais seule!

_ Il faut qu’on parles Guardiane j’ai…..

_ Plus tard Tchazz je serai revenues d’ici quelques heures…….je serai à Londres pour info.

Je claquais la porte sans même avoir détaillé ce qui s’était passé, sans prendre la peine de leur demander comment ils allaient…..sans leur dire que j’avais échouée et que leur mort était proche.
Ce qui m’importait c’était de retrouver Bélial…et vite!............................

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:47

CHAPITRE XII: LES LIENS DU SANG


Le silence, la pureté du ciel était un refuge idéale pour échapper à tous les petits tracas de la vie quotidienne, de ma vie pour être plus précise, j’avais besoin de ce sentiments de liberté, de pouvoir, en volant atténuer toutes mes peines.
Ma nouvelle vie allait trop vite, une journée me valais un nouveau chapitre pouvant passer du bonheur au psychodrame dans la seconde.

Pourquoi Bélial était il si attaché à moi? Pourquoi me couvait il autant? Quel lien aussi fort pouvait nous lier?
Je commençais à sentir l’odeur si particulière de Londres, festive, humide.
J’atterrissais silencieusement dans la même ruelle sombre près du club et reprenais mon apparence humaine tout en me dirigeant vers la porte ou un vigil assez impressionnant montait la garde.

_ Bonsoir!

_ Désolé vous ne pouvez pas entrer mademoiselle.

_ Pardon? Fis-je d’un air étonné.

Il me fis signe de la tête qui visiblement s’adressait à ma tenue.
Mais pourquoi n’y avais-je pas pensée? J’étais pleine de suie, les cheveux ébouriffés et les pieds nus. Je me sentais tout à coup épié par tout ce petit monde bruyant qui m’entourait, je lui adressa un sourire pincé.

_ Effectivement!

Je tournais les talons dépitée de ne pouvoir rejoindre mon frère qui se trouvait probablement à l’intérieur.
Je m’étais assise sur le rebord d’un trottoir regardant mon reflet déformé dans une petite flaque d’eau croupie qui se trouvait là.
Réfléchir, il fallait que je réfléchisse au moyen de trouver Bélial……Lilith bien sure!
Je l’appelais aussi fort que mon esprit pouvait me le permettre à m’en épuisé.

Soudain, aussi vite que le vent je fus projeté contre un mur, les mains de ma marraine encerclaient mon cou resserrant  peu à peu son étreinte douloureuse, ses yeux pourpre étaient animés d’un fureur effrayante.

_ T’es quoi, une sentinelle?

Je pouvais à peine parler, essayant en vain de me libérer.

_ C’est moi Lilith……c’est Guardiane, réussi-je à lâcher dans un élan de courage.

Je senti ses ongles tranchants comme des lames de rasoir s’implanter douloureusement dans ma jugulaire, sa rage devenait de plus en plus forte.

_ Ma nièce est morte, ton maître s’en est chargé alors te fou pas de ma gueule, qu’est-ce que tu cherche?

Je ne pouvais échapper à mon humanité, à ce que j’étais vraiment, au sentiment qui nous animaient et fortement apeuré par Lilith je ne trouva rien de mieux que de pleurer, fixant son regard l’implorant de me lâcher avant que mon cœur ne cesse de battre par manque d’air.
Contre toute attente elle relâchât son étreinte, doucement portant sa main à sa bouche stupéfaite de se rendre compte que seul les humains pouvaient avoir des larmes aussi pure et cristallines, elle prenait conscience que devant elle c’était bien moi.

Je sentais les plaies tranchantes de mon cou se refermer, ma respiration se faisait plus régulière et l’air s’engouffrait enfin dans mes poumons.

_ Comment est-ce possible?

_ Nathan…..c’est Nathan qui est revenu me chercher.

_ Je comprends rien! J’ai loupé un épisode et Bélial aussi visiblement! Il vas falloir que tu m’explique. Ton frère est terrassé il te crois morte et je dois dire que dans toute mon existence je n’ais jamais vue un démon souffrir autant et aussi….humain sentimentalement.

_ Où est il?

_ Il à quitté le club complètement ivre il y a une petite demie heure.

_ Mais là, où il est?

_ Je ne sais pas Guardianne, son esprit est totalement hermétique.

Je pestais intérieurement de ne pas pouvoir trouver Bélial une seconde fois. Je me concentrais, analysais, imaginais l’itinéraire que mon frère avait bien pût empruntés mais disons le clairement je n’avais pas le pouvoir de lire dans les boules de cristal.

Lilith s’était éloignée, accostant les clients au abords du club. Elle revint quelques minutes plus tard le visage illuminé ce qui présageait de bonne nouvelles.

_ Il est parti accompagné de deux jeunes filles en direction des quais de la Tamise.

_ Parfait!…..marraine? Tu voudrait bien venir avec moi? J’ai un peu peur qu’il veuille me trucider comme t’as voulu le faire.

_ Oh! Effectivement, excuse moi pour ça!…bien entendu que je t’accompagne.

Nous nous dirigions vers la Tamise parlant de sa longue vie, de la courte mienne, de l’humanité que convoitait Bélial, j’en savais un peu plus sur eux, sur leur mode vie, leur ressenti qui était si différent du notre.
J’apercevais enfin l’ombre Tamisé de mon frère à quelques centaine de mètres, seul ceci-dit, vacillant de droite à gauche un verre à la main prêt à tomber à l’eau.
Lilith me stoppa d’une main qu’elle pressa fortement contre ma poitrine.

_ Je vais y aller avant ok, il faut que je lui explique ce qu’il se passe, qu’il essaye d’être lucide face à la situation.

_ Ok!

Lilith un peu en retrait s’adressait à Bélial calmement agrémentant la conversation par une gestuel douce. Il la repoussa comme si sa présence et ses paroles ne pouvaient rien changer à la situation, il agitait ses bras ordonnant la paix puis il se stoppa net comme si l’une des paroles de ma marraine l’avait interpellé malgré son manque de lucidité.
Toutes ses réactions étaient si humaine, il nous ressemblait tant sur tellement de points. J’aurai voulu pouvoir exorciser son mal, l’emmener avec moi dans mon monde, pour qu’il vive tout simplement.

Il agrippa Lilith la secouant d’avant en arrière tel une poupée de chiffon. J’entrepris d’avancer calmement vers lui, je commençais à distinguer ses traits, ses courbes si particulières.
Mes pas si firent entendre et il lâchât brusquement l’emprise qu’il avait sur Lilith. Ses yeux pétillants, étincelants dans la nuit noire changèrent de ton à ma vue, ils s’adoucirent agrémenté d’un sentiment inexplicable sur son visage crispé et fatigué.

Je m’étais stoppée à mon tour alors qu’il avançait vers moi. Tout mes muscles étaient tendus, mes sentiments étaient mêlés, la peur, la tristesse, la joie, l’envie de les serrer dans mes bras pour le rassurer, lui dire que j’étais bel et bien là, vivante.
Il s’arrêta à ma hauteur, son regard était voilé par ce qui pouvait être des larmes mais les démons ne pleurent pas, du moins je le pensais.
Sans relâcher son regard sa main vins se poser sur mon visage silencieux et impatient, son autre main tâtât mon pouls et enfin au ressenti des battements de mon cœur il me serra contre lui laissant échapper un soupir bruyant  de soulagement et d’euphorie.

_ Je suis là!…ça vas…ça vas.

Lilith arborait un sourire admiratif et touchant avant de s’envoler dans le pénombre de Londres.
Une petite balade s’imposait. Comme deux collégiens bras dessus bras dessous nous arpentions les rues de la grande ville, nous marchions librement. J’expliquais à Bélial ce qui s’était passé au royaume de Magoa, la trahison de Nathan qui à proprement parlé n’en était pas une.
Il m’expliqua à son tour l’angoisse qu’il avait ressenti le jour de ma disparition, puis l’espoir de me revoir un jour qui s’effondrait  et pour finir la douleur immense qui avait pris possession de son être et l’envie qu’il avait à son tour de mourir tant c’était insurmontable.

Nous nous étions arrêté sur un banc isolé prêt de l’eau.
Je fredonnais soudain une berceuse qui me revenait de ma plus tendre enfance tout en caressant son dos brûlant. Il eu un sourire touché qui m’interpella immédiatement.

_ Quoi?

_ Tu t’en souviens!

_ Ma mère me la chantonnait quand je faisais des cauchemars, quand je pleurais , elle m’est revenue comme ça fasse à ce qui nous arrive.

_ Ah non! Là tu te trompe ma chère ce n’est pas Carmen qui te la chantait mais moi lors ce que tes nuits étaient agitées.

_ Toi? J’y crois pas!

_ Vraiment? Alors écoute ça.

A son tour il repris l’air enfantin et c’était exactement ça. Les même notes aux accords parfais, le même timbre appuyé sur certaines, je n’en revenais pas.

_ Pourquoi?…pourquoi est tu si attaché à moi au contraire d’Azael?

_ Je sais pas….j’ai manqué d’amour, d’exemple féminin, de tendresse, d’attention, de mots doux, du regard chaleureux et expressif d’une mère, d’une épaule sur laquelle me reposer et à qui je pouvais tout confier alors quand tu es née, même toute petite et toute boudinée tu es devenue ce jour là ma mère, ma sœur, ma confidente, mon épaule de détresse, mon exemple…..tu es devenue mon envie encore plus forte d’être ce que tu étais, humaine…..je t’aime, tout simplement, aussi fort voir encore plus que l’amour que te porte Tchazz mais pas de la même manière…..tu as donné un sens à mis, un nouveau souffle beaucoup plus beau que celui de l’enfer, tu m’as ressuscité tout simplement.

Je ne pus retenir les larmes d’émotion qui s’écoulaient de mes yeux, qui aurait pût d’ailleurs après une tel déclaration? Je ne trouva aucun mots pour qualifier ce que je ressentais alors je posa ma tête au creux de son épaule, il n’y avait pas besoin de plus je crois pour qu’il comprenne à quel point moi aussi je l’aimais.

Il ouvra enfin son esprit car je pouvais entendre Azael qui s’époumonait à l’appeler.

_ Il est temps de rentrer il me semble jeune homme!….j’te conduit?

_ Avec plaisir!

Il s’accrochât à moi et dans un déploiement d’aile je fusais vers le ciel, vers l’Ecosse retrouver le monde en pleine anarchie que j’avais laissé derrière moi.
Bélial s’était endormi dans mes bras ce qui lui avait permis de dessoûler un minimum avant de franchir la porte du Cottage.

_ Bélial!..Bélial!…on est arrivé.

J’ouvrais la porte et c’est avec grand étonnement que je vis ma mère m’accueillir d’un large sourire assise sur mon canapé……..

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:49

CHAPITRE XIII: INTRUSION


_ Maman? Mais qu’est-ce que tu fais là?

_ Ton départ à été si précipité qu’il me fallait venir voir comment tu allais.

Ses joues d’habitude si fade étaient surplombées de blush rosé et ses yeux soulignés de noir. Ca ne lui ressemblait pas mais le changement lui allait si bien, elle était sublime.

_ Je vais bien maman…….je suis si contente que tu sois là, si tu savais.

Je l’enlaçais le cœur Legé et heureux à l’idée que sa présence apporte un brin d’humanité dans cette maison.

_ Je connais Tchazz et Azael mais j’ai pas eu le plaisir de faire connaissance avec ce beau jeune homme ténébreux.

_ Oh! Désolée, je te présente Bélial mon f…, le meilleur ami que j’ai pu me faire depuis mon arrivée ici.

Je m’aperçue soudain de mes paroles et me tourna vers Azael dont les yeux s’étaient remplis de déceptions.

_ Ainsi qu’Azael et Tchazz bien entendue me rattrapais-je à la hâte sans être certaine d’avoir convaincue Azael.

_ Enchanté Bélial!

_ De même madame! Heureux de faire enfin votre connaissance Guardiane nous à tant parlé de vous.

Ma mère lui adressa un sourire qu’il rendit aussitôt.
Mon regard était attiré comme un aimant vers Tchazz assis sur un tabouret de bar l’air tout ce qu’il y avait de plus humain et si sexy que la chaleur empourpra mes joues.
Ses yeux vert prairie transperçaient les miens, l’envie de l’embrasser, le toucher me submergeait.
Il m’avait adressé un sourire taquin surement dus à mes pensées un peu trop présente.
Mes deux frères se raclèrent la gorge embarrassés. Bélial chassa mes pensées qui planaient au dessus de lui d’un geste de la main et arquât son bras s’adressant à ma mère.

_ Vous à t’on fait visiter les alentours?

Ma mère se pris au jeux et emboitât le pas au bras de Bélial suivi d’Azael qui m’adressa une petite tape amicale à l’épaule avant de s’éclipser.
L’homme que je convoitais tant s’était rapproché de moi pressant son torse contre moi. D’un doigt il releva mon menton et ses lèvres s’échouèrent sur les miennes. Elle produisaient en moi un effet aphrodisiaque que je tentais de combattre en vain et avant que tout ne dérape il fis un pas en arrière m’encerclant le cou y déposant quelque chose de froid et métallique.
Mes mains le touchèrent et un courant électrique me parcourut , je regardais le pendentif sans y croire vraiment, cherchant une explication rationnelle.

_ mais comment tu…

_ Lors de notre première nuit…..à deux, je savais que tu risquais d’être en danger à New York. J’ai donc, pendant ton sommeil subtilisé le pendentif et j’en est fait une banal copie avant de te la mettre au cou alors que tu dormais à poings fermés et j’ai gardé l’autre avec moi. Avant que tu ne dise quoi que ce soit sur ce mensonge sache que si je te l’ais caché c’est que si tu l’avais sus ils auraient put le savoir aussi c’est pour cela que je n’ais rien dit.

_ Je…je ne t’en veux pas bien au contraire c’était très judicieux de ta part et la 666émé lune étant dans deux jours on à plus rien à craindre et c’est une bonne chose.

_ C’est là que tu te trompe, il vas s’en apercevoir si ce n’est pas déjà fait! Reconstituée, la dague produit un halo bleu et comme tu peux t’en douter cela ne se produira pas lors ce qu’il l’assemblera. Il faut donc rester vigilants encore quelques jours.

_ Bien! Je ferai ce que tu me dira, je me plierais à vos règles en attendant.

_ Oui. En attendant allons rejoindre les autres où ils vont finir par ce poser de nombreuses questions.

_ Tu à raison!

Nous avions passé la journée dans la prairie fleurie qui bordait les alentours du cottage, l’air était doux, l’ambiance détendue et les garçons essayaient de paraître le plus humain possible et ils y arrivaient avec brio.

Les sourire étaient sur toutes les lèvres et la bonne humeur régnait en maître. Cette seule présence, celle de ma mère, la leur avait réussi à chasser le tracas des derniers jours j’étais apaisé mais contrariée malgré tout.

J’observais ma mère, son rire avait changé il n’était plus aussi mélodieux et sa posture était d’une nonchalance à en faire pâlir n’importe quelle femme de son âge. Que lui arrivait il? Mon éloignement, la mort subite de Nathan à ses yeux étaient ils un élément déclencheur de son mal être?

_ Qui veux une limonade bien fraiche? Lançais-je pour effacer mes pensées qui assombrissaient ce moment si particulier.

Tous levèrent la main avec une coordination impressionnante.

_ Bien, tout le monde je vois! Je vais vous chercher ça!

Dans la cuisine tout était calme, seul la vibration de mon portable sur le secrétaire de l’entrée avait brisé cette tranquillité.

_ Nathan! Je suis heureuse de t’entendre, comment ça vas?

_ Hé bien je dois dire que tout vas plutôt bien et toi ma belle?

_ Parfaitement bien, Bélial est bien rentré tout s’arrange, le temps est clément, un peu de répits on vas dire!….et ta mission alors?

_ Ha! Je te reconnais bien là, tu ne perds pas le nord toi hein!….Nos proches étaient en jeu dans cette histoire, je suis un protecteur je doit donc veiller sur eux le temps que toute cette histoire se tasse pour de bon. Je dois dire que pour le moment tout ce passe à merveille, le temps ici est tout aussi clément et ta mère et la mienne papotent autour d’un bon thé dans le jardin, ça fait du bien de les voir ainsi.

Je souriais à cette image quand soudain je fus perturbée.

_ Qu’est-ce que tu viens de dire? Ma mère avec la tienne? Dans le jardin de ta maison à New-York?

_ C’est ça oui! Qu’Est-ce qu’il y à de surprenant à ça?

_ Comment ma mère peut être avec la tienne alors qu’elle discute ici avec les garçon dans MON jardin!

Un long silence s’était imposé soudain.

_ Nathan?

_ Je viens de vérifier, c’est bien Carmen qui est ici Guardiane. Raccroche et vas prévenir les garçons vous êtes en danger.

_ Heu….oui….

_ Aller raccroche et vas y…..MAINTENANT!

Mes mains s’étaient mises à trembler, que faire? Comment? Je me détourna rapidement et heurta ma pseudo mère qui se trouvait juste derrière moi. Je lâchât la cruche en verre qui se brisa sur le sol carrelé de la cuisine.
Un sourire digne du joker dans Batman m’était adressé agrémenté de dents acérées et d’œil couleur brasier tout en maintenant le visage familier de ma mère.

_ Tu as peur de ta maman Guardiane? Me fis t’il d’une moue moqueuse.

_ Vous avez ce que vous vouliez alors quoi? Ça ne vous suffit donc pas?

_ Mais c’est qu’on te croirait presque avec ton air de sainte nitouche!…..tu portais un faux…mais ça tu le savais n’est-ce pas? Donne moi ce pendentif immédiatement ou tu subira un sort beaucoup plus douloureux que lors de notre dernier entretient.

Mais où étaient les garçons? Ils auraient dus déjà rappliquer à mes appels! Je visualisais la porte derrière Magoa, celle qui me permettrait de m’échapper vers la nature qui était ma seul défense car l’eau rependue sur le sol n’aurait pas suffi à me protéger contre lui.

_ N’y pense même pas mon ange!

Il tendit ses mains vers moi et m’envoya valser contre le mur pierreux du salon. Ma tête frappa violement et je m’effondrais sonné par le choc.
Je senti son ongle diabolique enfourché  ma chaine avant de l’arracher. Il disparut dans un rire que j’aurai put identifier entre mille.

Je repris mes esprits et me tenant la tête de douleur j’avançais vers l’air frais pour voir ce que les garçons pouvaient bien faire de si intéressant  pour être passé au  travers de ce moments.
Je m’arrêtais brusquement sur le perron à la vue insupportable du spectacle qui s’étalait devant moi.
Tchazz, Bélial et Azael étaient étendus inertes dans l’herbe rougie de leur sang. La peur m’envahie soudain mais je trouvais malgré tout le courage de courir vers eux pour essayé d’analyser l’étendue des dégâts que le monstrueux démon avait délivré sur eux.

Mes deux démons étaient brulés vif, méconnaissables et Azael avait une plaie béante à l’abdomen dont une quantité abondante de sang coulait.

_ GABRIELLE! GABRIELLE m’égosillais-je à en perdre presque la voix GABRIELLE!

Elle apparut dans la seconde accompagné d’autres anges et démons surement déjà prévenues par les plaintes de son fils

_ On s’en occupe mon enfant. John, emmène la à l’intérieur. Akim, Criméon occupez vous de Tchazz et Bélial, Mickaël avec moi.

Transporté à l’intérieur par un ange des plus étrange je restais stoïque, choquée. Ses ailes étaient transparente et ses yeux presque blanc, je n’avais rien vue de pareil depuis mon arrivée.

_ Ca peut paraître impressionnant mais ils s’en sortiront sans mal ne t’en fait pas.

_ Qui êtes vous?

_ John! Je suis un fluide.

_ Un fluide?

_ Oui, les fluides sont des être féériques. Nous vivons ici et nulle part nous somme tout le monde et personne, nous vivons au delà du temps. Les hobbits, les fées, les fluides c’est nous. Je suis ici car je peux étirer un bouclier invisible qui vous protègent de toutes intrusions extérieur. A l’accoutumé nous ne nous montrons pas et vivons qu’entre nous mais à l’occasion nous aidons les êtres de lumière et aujourd’hui spécialement des démons mais seulement parce que Gabrielle me l’as demandé et que je lui dois un service.
Tu es pure Guardianne! Tu peux compter sur mon aide pour la 666émé lune.

J’entendais Tchazz entrer dans mon esprit et m’appeler. Je descendis de ma chaise à la hâte et alla le rejoindre au pas de course.

_ Tchazz ça vas? Tu n’as pas mal? Parles moi!

Criméon passait ses mains sur son corps qui semblait guérir doucement à leur contact.

_ Je suis Akim. Il n’est pas totalement conscient mais tu peux lui parler par la pensée comme vous avez l’habitude de le faire. Vas y il se pose beaucoup de questions à ton sujet.

_ Tchazz tu m’entends!

_ Oui et c’est un réel soulagement….tu vas bien?

_ Oui, oui ça vas ne t’inquiète pas pour ça.

_ C’était Magoa n’est-ce pas?

_ Oui…il m’as pris le pendentif.

_ T’en fait pas on y arrivera.

_ Tchazz?

_ Il est très faible pour le moment ne t’en fait pas il te reviendra vite me fis Criméon sans relâcher ses efforts.

A grand regrets je le laissais. Bélial était entre de bonne mains, je voyais ses ailes frétiller sous l’effet d’Akim qui l’avait rejoins.
Gabrielle sanglotait les mains posés sur les genoux alors que Mickaël oscillait de la tête comme s’il n’y avait plus aucun espoirs.
D’un pas hésitant j’avançais vers eux, passant d’un regard à l’autre avant que je ne le pose sur Azael.
Comme un papillon dans sa chrysalide il reposait entre ses ailes maculées de sang laissant juste dépasser son visage devenu si pâle qu’il paraissait sans vie dont Gabrielle en effleurait les contours.

_ Gabrielle?

_ Je ne suis pas certaine qu’il s’en sortira. C’est beaucoup trop grave, trop étendue je n’y arrive pas. Grâce à sa moitié de dague Magoa à le pouvoir de contrôler l’air et il s’est servi de la puissance du vent cinglante pour infliger à Azael un blessure quasi mortelle.

_ Mais..

_ C’est très incertain Guardiane, je dois l’emmener avec moi.

Mes yeux s’étaient embrumés et la douleur était aussi vive qu’a la mort d’Elvine.
Je m’agenouillais à ses côtés caressant ses cheveux blond qui virevoltaient aux passage d’une bourrasque fraiche.

_ Je sais que j’ai pas été si proche de toi que tu l’aurai aimer mais ne doute pas de l’amour que je te porte, surtout n’en doute pas. Tu es plus fort que Bélial, je le sais et c’est pourquoi j’ai pensée que ma présence te serai moins utile qu’a lui.  Tu vas te battre, de toutes tes forces parce que j’ai encore beaucoup à vivre à tes côtés, j’ai besoin de toi, de tes conseils, de ta sagesse tu m’entends! Une fois que tout cela sera terminé je veux pouvoir sentir ta présence, savoir que tu es là.
Je t’aime tellement Azael, sois fort je t’en supplies.

Mickaël et Gabrielle posèrent chacun une main sur mon épaule tremblante.

_ Nous ferons ce que nous pourrons…il faut y aller maintenant.

Je laissais s’envoler les anges, mon frères entre leur mains. Magoa avait signé le début de l’affrontement, il paiera de sa vie ce qu’il viens d’infliger. Mes poings se serraient, ma mâchoire se crispait de rage et je me sentais devenir plus forte, plus courageuse.
Mon regard croisa celui du fluide qui me fis un signe de tête approuvant mon état et confirma mes pensées.
Que la guerre commence.

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:50

CHAPITRE XIV: SENTIMENTS



Voilà plusieurs jours que j’étais terrée dans ma chambre inconsolable, aucunes nouvelles, personne ne s’était donner la peine de m’en donner. L’avenir d’Azael était incertain et quant à Bélial et Tchazz je ne savais pas s’ils allaient mieux.
Nathan non plus ne s’était pas manifesté, pourquoi? Je me retrouvais là avec le fluide qui se sentait dépassé par la situation. J’étais seule et désemparée et aucune des personnes qui étaient chère à mon cœur n’était présent pour me rassurer.

Mais où était donc passé ma vie d’avant? Je le regrettais soudain m’apercevant que peut être elle était plus simple. Je me disais aussi que la perte humaine de Nathan était en partie à cause de ma venue ici, j’aurai voulu remonter le temps, retrouver ma joie de vivre malgré mon lot de soucis qui me paraissait bien mince à présent. Je sentais mon visage démoniaque prendre possession de mon être et je luttais pour qu’il disparaisse.

J’avais enfouie mon visage dans mon oreiller imprégné de l’odeur de Tchazz, mélange de bois de cheminé et d’épices qui avait pour effet d’apaiser ma colère et mon désarrois.
Un bruit envahissait l’espace au dehors et je reconnu tout de suite ce déchirement si particulier de l’air engendré par des ailes familière. Timidement je relevais la tête vers la fenêtre priant pour ne pas me tromper.

_ Nathan!

Je me précipitais vers les vitres qui nous séparaient les ouvrant en un éclair pour laissé entrer mon ami avant de l’enlacer  si fort qu’il en eu le souffle coupé.

_ Mais où était-tu?

_ Il fallait que j’aille voir quelques personnes……la 666émé lune Est-ce soir et….

_ Et?

_ Aucune importance il faut se préparer psychologiquement à ce qu’il vas se passer.

_ Mais…Bélial et Tchazz? Comment faire sans eux? Je ne suis pas assez forte!

_ Ne t’inquiète pas pour eux ils vont bien et ils seront là. Ils se préparent aussi et s’ils ne sont pas présent c’est parce qu’ils sont contraint de s’en tenir au ordres de Lucifer.

_ Je suis perdue sans eux, sans toi. Plus rien à le même sens si vous n’êtes pas là!….et…Azael? Tu as des nouvelles? Vous  êtes de la même espèce tu en à sûrement!

Son regard refusait de m’affronter comme s’il me disait que tout était fini.

_ Nathan regarde moi……Nathan?

_ C’est très incertain, il ne s’en est toujours pas remis…..On pourrait comparer son état à une sorte de coma.

_ Alors il y a encore de l’espoir n’est-ce pas?

_ Ce serai te mentir que de te dire oui où non, je ne sais pas ma belle, j’en sais foutre rien!!!…..ce que je sais par contre c’est que Magoa à perdu d’avance la bataille qu’il mène ça c’est une certitude!

_ Comment peux-tu en être aussi certain?

_ Je le sais c’est tout. Il ne sera pas accompagné, enfin je crois. Il pense que la dague lui apporte l’immortalité alors qu’en fait il reste vulnérable. Il se trompe sur toute la ligne et là est notre point fort, il se crois à l’abris de tout.

_ Explique toi je ne comprends rien!

_ Je ne peux rien te dire de plus mais sache que tout ira bien….Je dois repartir mais Lilith en à terminé avec ses obligations et elle vas venir te rejoindre d’ici quelques minutes.

Il avait pris mon visage en coupe entre ses mains, ses yeux scintillaient de larmes magnifiques. Son pouce caressait  ma joue avec une tendresse que je n’avais jamais connue. Je le fixais sans comprendre la douleur et la tristesse qui l’habitait soudain.

_ Si tu savais à quel point je t’aime Guardiane.

Une boule se formait simultanément dans ma gorge et dans mon ventre, je l’aimais tant également, mélange d’amitié et d’amour probablement. Nous avions partagé tellement de choses qu’il fallait peut être que j’arrête de me mentir face aux sentiments qui existaient mais aussi puissants qu’ils soient ils n’étaient pas à la hauteur de ceux que j’éprouvais pour Tchazz. Cette prise de conscience fis craquer mon cœur comme s’il se divisait laissant à chacun d’eux une place à la hauteur de mon amour.

_ Nathan je…

_ Shuuuuu! Ne dis rien. Je sais très bien que Tchazz est celui que tu as choisi et c’est un être exceptionnel  qui te rendra j’en suis certain la plus heureuse. Je voulais juste que tu sache mes sentiments décris sans animosité à l’instar d’il y à quelques jours dans ta cuisine.

_ Je…..

Ses lèvres s’échouèrent sur les miennes. Une chaleur comparable à celle du soleil brulait ma peau, brouillait mes pensées. J’avais l’impression de voler dans un océan de bonheur. Je pensais au fond de moi avoir attendu ce moment depuis toujours.
Lors-ce qu’a la place de ses lèvres je senti l’air ambiant les caresser j’ouvris les yeux. De grosse perles cristallines, étincelantes comme des diamants roulaient le long de ses joues. A mon tour j’effleurais son visage chassant ces merveilles qui le rendaient si triste.

_ Je t’aimerais toujours Nathan, jusqu’à mon dernier souffle et même au-delà.

Il reprit son assurance avant d’empoigner et d’embrasser ma main.

_ A ce soir ma belle.

Il disparut en un instant. Je portais ma main à mes lèvres réalisant soudain ce qu’il venait de se passer. Tchazz me pardonnerait-il cet écart de conduite? Pardonnerait-il à Nathan?
Je restais immobile devant la fenêtre lors-ce-que deux mains fermes mais douces se posèrent sur mes épaules.

_ Même si ton amour pour Tchazz est beaucoup plus grand tu ne peux pas échapper à celui que tu éprouve pour Nathan et c’est tout Naturel. Tchazz comprendra ne t’en fait pas pour ça.

_ Merci Lilith.

_ Un entrainement commun aux deux espèces à lieu à la clairière on y vas? Cela pourrait t’aider à visualiser certaines choses.

_ Ok! Je te suis.

Le chemin vers la clairière se fit en silence. Je n’arrivais pas lire dans l’esprit de Lilith ce qui me parus plutôt suspect mais je ne me risquais à poser aucunes questions ayant peur de la réponse qui en découlerait.

Je sentais le vent chargé d’humidité tournoyer autour de moi comme s’il me souhaitait la bienvenue. La clairière était divisé en deux, anges et démons séparés par une frontière invisible. Tous maitrisaient les éléments avec une précision et une perfection que manifestement je n’avais pas.
Deux d’entre eux se détachèrent des groupes venant à notre rencontre.

_ Lilith, Guardiane soyez les bienvenues. Je suis Kamom instructeur.

Kamom ressemblait à Tchazz mais n’avait en même temps rien de similaire s’en était assez troublant.

_ Bienvenues, je suis Michel également instructeur.

Michel ne touchait pas le sol comme si la nature le portait sur un pied d éstale, il était pure.

_ Enchantée fis-je un sourire forcé au coin des lèvres.

_ Installez-vous et observez. Il vous faut vous reposer pour ce soir.

J’exécutais sans peine, je n’avais envie de rien sauf que tout ceci se termine au plus vite et que mes amis reviennent même pour quelques instants volés.
J’avais passer toute la journée à observer ces anges et ces démons se perfectionner. J’avais appris beaucoup visuellement, surtout sur la manière d’enchainer les « coups » et d’appeler la nature.
Ils avaient plus l’impression de s’amuser que de se défier et leurs éclats de rire m’avaient étirés quelques sourires envieux.
Tout était passé si vite que déjà le soleil s’éclipsait derrière les grand arbres qui s’affolaient sous le souffle du vent.

Tous les regards s’étaient dirigé vers le ciel où l’esquisse de la 666émé lune se dessinait.
Tous prirent leur envol comme une colonie d’oiseaux migrateur laissant la clairière vide et silencieuse.

Lilith tapotât ses vêtements en se levant et m’invitait d’une main à en faire autant.

_ Ils vont arriver!………..

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:51


CHAPITRE XV: 666eme LUNE



Nous étions seule dans la clairière mais en attendant qui? De qui Lilith voulait-elle parler? Verrais-je Tchazz, Bélial et Nathan? Aurais-je le temps de leur dire au revoir avant que je ne redevienne humaine et qu’ils disparaissent à jamais?
Il y aurait-il une bataille sanglante comme je le pensais où alors est-ce-que tout irai vite? Tant de questions se bousculaient en moi.

La peur commençait à m’envahir, elle remontait de mes pieds se propageant à tout mon être tel un virus mortel me laissant tremblante aux côtés de ma marraine. Je ne pu retenir des soupirs bruyant qui trahissaient ma faiblesse.

John, le fluide fut le premier à nous rejoindre arborant un sourire et une assurance hors du commun.

_ Je serai dans les arbres, juste là. Il ne me verra pas…..

John m’expliqua alors que tout irai très vite, que ce que l’on croyait être une batailles mené de front par Magoa ne serait qu’un duel perdu d’avance pour lui.
Je ne comprenais plus. On m’avait préparé à ce moment terrible, j’avais vécu tant de chose éprouvante que j’avais peine à croire aux révélations du fluide et quand bien même! Comment pouvait-il savoir une tel chose alors qu’il n’était pas de leur monde?
Je regardais Lilith cherchant une réplique pour le contredire mais au lieu de cela elle me regardait en attendant je ne sais quoi!
J’étais certaine que Magoa ne nous rendrait pas la tâche facile, j’en avais assez vue à son sujet pour affirmer de sa cruauté et de son fin plaisir à faire le mal.

_ Je reste dubitative John! Vous ne lisez pas dans une boule de cristal à ce que je sache? Alors qu’est-ce qu’y vous permet d’affirmer vos dires?

_ L’élu s’est présenté il ne peut donc en être autrement. Cette voix familière raisonnait derrière moi.

_ Grand-mère?

La joie était immense de la retrouver dans pareil moment mais sa présence relevait aussi bon nombre d’interrogations.

_ Mon enfant! Tu as l’air si fatiguée. Ne t’en fait pas tout sera bientôt terminé.

Je ne prêtais pas attention à ces paroles là me concernant j’avais autre chose en tête.

_ Qui est l’élu? Qu’est-ce-que c’est qu’au juste? Quel est son rôle? Pourquoi maintenant?

_ Ohla! Une question à la fois Guardiane!……….Dans le monde de l’ Éden il y un grimoire, le grimoire de la vie sur lequel je veille et la nuit dernière quelques unes de ses lignes se sont modifiées. Un être s’est porté volontaire pour exterminer Magoa s’il essayait de te faire disparaitre, il savait dès le début que ce serai sa destiné.
L’on appelle cela le sacrifice du rejeté et sa requête à été approuvé.

_ Attends, attends…le sacrifice du rejeté? Je comprends plus rien là!!!!  Quelqu’un c’est porté volontaire pour mourir à ma place?….c’est moi la gardienne c’est moi qui devrai mourir ici ce soir pas quelqu’un d’innocent!!! Et qui est-il?

_ Tu est et restera toujours la gardienne rien ne pourra changer ça Guardiane mais tu n’est pas le sauveur de l’entre deux rives et en ce qui concerne l’élu nous n’avons aucun droit de nous opposer à sa décision à partir du moment où elle est approuvée. En ce qui concerne son identité nous n’avons également aucun droit de te la dévoiler selon ses souhaits. Il faudra que tu accepte son choix.

_ Lilith dit quelque chose!

_ C’est le choix de l’élu Guardiane je n’y peux rien.

_ Guardiane! Sache  que cet être exceptionnelle rejoindra le monde paisible des esprits saints et continuera de veiller sur toi….je dois partir maintenant..n’ oubli pas que je t’aime Guardiane, je serais toujours là.

_ Je t’aime aussi grand-mère.

Encore une énigme! Mais comment pouvait-ils vivre ainsi entouré de charade?
Bélial et Tchazz émergèrent de la forêt, je courrais vers eux comme si je ne les avais pas vue depuis des années.

_ Dites moi que ce n’est pas un de vous?

_ Guardiane calme toi! Un de nous quoi?

_ Le…..sacrifice du rejeté!

Je les regardais l’un l’autre alors qu’ils en faisaient autant.

_ Non ce n’est pas nous!

_ Alors qui?

_ Aucune idées! Lança Bélial sèchement.

_ Bon passons!……comment est-ce-que vous allez?

Tchazz tournoyait sur lui-même et Bélial l’imita

_ Regarde ça! Beaux comme des sous-neufs!

L’heure n’était pas à la plaisanterie et ils le sentir à l’expression de mon visage.

_ Guardianne il faut qu’on parles un moment seul à seul tu veux bien?

Alors que j’acquiesçais Bélial pris violemment le poignet de Tchazz lui lançant un regard noir qui en disait long mais que je ne décryptais pas. Mon élu approuva d’un signe de tête et mon frère la lâchât.

_ Je voulais te rassurer. Ce qu’il s’est passé avec Nathan m’a pincé le cœur je l’avoue mais je comprends à quel point il compte pour toi. C’est un homme….un ange d’une force et d’une loyauté que personne ne pourra jamais égaler.
Quoi qu’il se passe ce soir sache que ce ne sera pas des adieux, juste des au revoir. Sache aussi que tu as été une gardienne à la hauteur qui à su accepter et surmonter
bien des obstacles là où beaucoup auraient échoués.

_ Qu’essaye tu de me dire?

_ Que je t’aime. Que Nathan, Bélial et Azael t’aimes et que quoi qu’il arrive ça ne changera jamais.

Je regardais l’homme que j’aimais profondément, si profondément que je pouvais entendre son cœur tambouriner dans sa poitrine alors que l’obscurité s’était installé et que la vivacité de la 666eme lune tapissait le sol doux de la clairière. Je sa vais que dans quelques minutes je ne pourrais plus les voir, les toucher, les sentir.
Un vent violent c’était levé faisant virevolter nos cheveux et par la même occasion annoncer l’arrivée de Magoa.

Il apparut sous son aspect démoniaque qui me terrifiait tant. Des grondement puissants s’échappaient des poitrines de mes démons alors que Nathan n’était toujours pas là.

_ GUARDIANE! Regarde comme l’eau de la rivière s’agite, regarde toutes ses âmes impatiente prête à me rejoindre. Ils te doivent leur liberté, tu es une légende maintenant! Tu restera gravée dans le grimoire de la vie comme l’échec cuisant de l’entre deux rives, tu sera la honte de tes pères et de tes créateurs! Tu à ÉCHOUÉE! Et je ne peux que t’en remercier!

J’avançais vers lui comme si je le devais, mes jambes obéissaient à une force invisible que je ne pouvais percevoir et je ne savais que faire. Je m’arrêtais à quelques mètres seulement de la bête immonde qu’il était.
A mon grand étonnement je pris une vois des plus calme et des plus douce.

_ N’avez-vous donc pas une once d’humanité en vous? Je sais que si. Elle se cache, là tout au fond de vous il vous faut seulement l’accepter. Pourquoi avoir le pouvoir absolu? N’êtes-vous pas satisfait du statut que vous possédez déjà? Que ferez vous de toues ces âmes? Êtes vous certain qu’elles vous suivrons dans votre quête?

Ses yeux avaient pris une teinte plus brune. Avais-je touché un point faible qui pourrait le faire dévier de son but si convoité? Non!

Sa main se levait vers le ciel et déjà la boule de feu qui illuminait sa main se dirigeait vers moi frappant le bouclier que le fluide avait formé autour de moi.
Le feu s’évapora en quelques seconde.

_ UN FLUIDE! Peut importe la lune est à son apogée, il est temps!!!

Magoa se dirigea  vers la rivière assené par les attaques de Tchazz, Lilith et Bélial qu’il rejetait sans mal. Il récitait des incantation en araméen  faisant s’agiter un peu plus les flots déchainés de la rivière qui laissait paraitre maintenant des mains qui ne demandaient qu’as percé la prison et sortir de l’enfer dans lequel ils étaient.
J’étais impuissante, incapable de bouger où de riposter pour protéger le monde que j‘avais appris à aimer..

Alors voilà, tout se terminerai comme ça, par le chaos, mon échec, ma honte comme il l’avait si bien précisé.

_ STOP!

Sans que je ne l’ai vue arriver Nathan se tenait face à Magoa le stoppant de surprise. Mais à quoi jouait-il? Tout était fini.

_ TOI! Que veux-tu? Racheter ta place?

_ Non, sûrement pas!

Ce fut les seule set dernières paroles de Nathan.
Il pris une grande inspiration, arqua son corps comme un possédé et dans un cri monstrueux de douleur son corps tout entier se dispersa en un milliers de minuscules pieux cristallin qui transpercèrent Magoa de toute part.

Je réalisais soudain. J’avais réalisé au moment même où mes trois démons me retenaient fermement que c’était Nathan le « sacrifice du rejeté » et la signification prenait alors tout son sens. Magoa hurlait, se consumant lentement devant mes yeux mais ça n’avait plus aucune importance maintenant.

_ NATHAN! NATHAN! LÂCHEZ MOI!……LÂCHEZ MOI BON DIEU!

Magoa n’était maintenant que cendre et fumée se dispersant au gré du vent. Il avait échoué et nous avions gagné mais à quel prix? Au prix d’une vie, de celle de mon meilleur ami.

Ils me lâchèrent enfin et je courais vers ce qui restait de lui, vers tout ces petits morceaux limpide qui jonchaient le sol.
Je les ramassais un à un dans l’espoir qu’un fois réunis Nathan pourrait renaître. John, le fluide m’avait rejoint.

_ C’était son choix. Il n’aurait jamais pu vivre sans ton amour et il le savait.

_ Rendez le moi……RENDEZ LE MOI JE VEUX QU’IL REVIENNE…..JE VOUS EN SUPPLIE RENDEZ LE MOI!!!!!!!!

Hurlant ma douleur je regardais tous ces morceaux dans ma main, c’était tout ce qu’il restait de lui, c’était tout ce qu’il était.
Les minuscules pieux qui m’avaient échappé se mirent à étinceler et à léviter se dirigeant vers le creux de ma main. Au contact des autres une lumière éblouissante et chaude dans ma paume m’ éblouie au point de m’en faire plisser les yeux.
Une sensation de métal froid aux creux de ma main me fis rouvrir les yeux. Un magnifique diamant y trônait, magnifique.

_ Mais qu’est-ce….

Bélial et Tchazz s’étaient agenouillés à mes côtés.

_ C’est-ce qu’il te laisse, c’est lui. Il sera toujours avec toi dorénavant.

Mes yeux embrumés par les larmes, la colère, la souffrance se levaient vers eux. Comme des hologrammes défaillants ils disparaissaient peu à peu, le libre arbitre, le choix dévastateur que j’avais fait s’accomplissait.
Leur visage se crispaient sous la tristesse et de grosse larmes charbonneuses roulaient le long de leurs joues.

_ NON! Pas maintenant!

J’avais beau essayé de les toucher ils n’étaient plus que des spectres que je pouvais traverser.
J’ hurlais un peu plus au ciel la douleur qu’il m’infligeait. Je m’effondrais sur l’herbe fraiche rafraichit par la nuit. Tout était vide, silencieux, sans rien….sans eux. Je restais recroquevillée sur moi-même…humaine……

Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:53

CHAPITRE XVI: ET APRES ?



J’étais resté un long moment, couché là dans cette clairière qui avait perdue tout de sa beauté angélique. Elle était fade, le vent avait disparu et le soleil se faisait timide en ce mardi.
J’avais rejoins le cottage vide et silencieux. Planté au milieu du salon je relativisais, ma vie ici n’avait plus aucun sens, plus aucun but, qu’est-ce-qui pouvait bien me retenir ici? J’avais tout perdu et même en me réfugiant dans ma vie d’avant à qui pourrais-je me confier? Sur quelle épaule pleuré?

A grand regrets et leur cœur lourd je refermais la porte épaisse de cette maison chargé d’histoire, la mienne.
Je n’avais pas pris de taxi, ni mes valises d’ailleurs, le simple nécessaire, un peu d’argent et l’étole rouge que Tchazz avait oublié sur le dossier d’une chaise, pouvoir sentir son odeur m’aidait à le rendre réel, je savais que derrière mon monde était le sien. Je repensais à Azael, était-il mort? Le sentirais-je à mes côtés? La grosse pierre à mon doigt brillait de mille feux, Nathan était malgré tout avec moi. Cette bague me redonnait de l’énergie et du courage pour avancer, prendre un nouveau départ.

Le trajet en bus vers Edimbourg m’avait parut un battement de cil tout comme le vol en avion vers New-York.
Ma mère, resplendissante m’attendait un large sourire dessiné sur son visage marqué par le bonheur de me retrouver.
Un homme que je ne connaissais pas l’accompagnait. Il devait avoir une cinquantaines d’années, les cheveux grisonnants et une allure d’homme d’affaire.

_ Maman!

La chaleur de son étreinte me revigorait.

_ Ma puce! Tu as une mine cadavérique! Que ce passe t’ il?

Les larmes montèrent instantanément et j’éclatais en sanglot au creux de son cou.

_ Guardiane?

_ Ils me manquent tellement!

_ Je sais ma puce, je sais.

Bien entendu les paroles n’étaient pas orthographiées sinon elle m’aurait demandé d’où venait le « s » sur ce « ils »

_ Il repose ici et tu le sait! Tu pourra lui rendre visite dès que tu le souhaitera……..Tu à fait une folie je vois! Quel diamant magnifique!

_ Un cadeau de départ de mes amis dis-je en essayant de prendre un ton naturel……Tu ne me présente pas?

_ heu…..oui bien sure!…..je..je te présente Richard.

_ Richard!

Je lui tendit la main. Sa poigne était ferme et assuré.

_ J’ai beaucoup entendu parlé de vous Guardiane c’est un plaisir de vous rencontrez enfin.

_ Également.

Il se tourna vers ma mère visiblement embarrassé.

_ Carmen je vais vous laisser. On se retrouve plus tard.

Il embrassa ma mère sur la joue la laissant rêveuse, on aurait dit une adolescente qui commençait une histoire, ce que je soupçonnais d’ailleurs.

_ On y vas ma puce?

_ C’est parti………plutôt pas mal ce…Richard!!!

Ma mère rougissait en esquissant un joli sourire.

_ Ça vas faire dix ans que papa est parti tu ne dois pas te sentir gêné d’être attiré par un autre homme.

_ Je sais mais je ne voudrais pas que tu pense…

_ Je t’arrête tout de suite là! C’est ta vie et je peux te dire en toute honnêteté que te savoir accompagné me ravis. La seule chose que je demande c’est qu’il te rende heureuse et à en croire ta mine radieuse c’est plutôt bien parti!

C’est bras dessus bars dessous que nous quittions l’aéroport. Durant le chemin elle m’avait raconté le début de son histoire avec Richard et elle ne datait pas d’hier visiblement.
Après un accident tragique Richard dans la coma avait également perdu sa femme. Ma mère infirmière c’est occupé de lui pendant six moi durant lesquels de fort liens s’étaient créer. Elle avait réussi à me cacher tout ça et moi je n’avais rien vue.


Elle me déposa devant mon appartement que bien évidemment je n’avais pas rendu.

_ Tu veux que je monte avec toi?

_ C’est gentil maman mais j’ai envie de me retrouver un peu.

_ Ok. Je t’appelle demain. Bonne nuit ma puce.

_ Bonne nuit maman.

Les meubles manquaient, beaucoup étaient resté au cottage mais le nécessaire était là. Une fois de plus je me retrouvais seule sans eux. Ce sentiments de n’être plus rien s’estomperait-il avec le temps? Je l’espérais.
Allongée sur mon lit je regardais le plafond, j’attendais, un signe, un souffle de leur présence mais au bout de trois longues heures perdues j’avais abdiqué en m’endormant d’un sommeil des plus profond.

Driiiiiiing………driiiiiiing!

La sonnerie du téléphone m’avait sortie de mon hibernation.

_ Allo?

_ Je te réveil?

_ Quel heure il est?

_ 10h00!

_ J’ai dormi tout ce temps? Hé bah!

_ C’est que tu en avait besoin……tu fait quoi de beau aujourd’hui?

_ Je vais retourner au cabinet pour voir quand est-ce-que je pourrais reprendre mon post et j’irai au cimetière, j’en ais besoin.

_ Bon! Si tu à besoin tu m’appelle d’accord.

_ Ok maman, bises.



******************



Deux semaines plus tard:


Ma vie avait repris, elle était amer et toujours aussi vide de sens et de présence. Au cabinet les gens se succédaient avec leur problèmes que je finissais par ne plus entendre ni comprendre. Je n’avais plus gout à rien et ne ressentais rien non plus. Mon élu et mes frères m’avaient-ils oublié? Je commençais à croire que oui car aucune odeur et aucuns signes ne trahissait leur présence.

L’absence de Tchazz était la plus dure à gérer, elle laissait un vide douloureux contre lequel je ne pouvais pas lutter. Je pleurais chaque nuit en suppliant qui voulait bien m’entendre de me donner ne serai-ce qu’un instant à ses côtés sans jamais obtenir une seule réponses.

J’errais dans ma vie comme un fantôme erre dans les couloirs. Il fallait pourtant mangé, dormir et se douché. Je me levais et me dirigeais vers la salle de bain qui était mon lieu favori de détente.

Je laissais couler l’eau brulante de longues minutes, embrumant la pièces d’un léger brouillard qui tapissait les murs et le miroir qui se tenait au dessus du vasque.
J’y étais resté un long moment jusqu’à ce que ma peau rougie par la chaleur me dise que s’en était trop.

J’attrapais une serviette dans laquelle je m’enroula. Comme à mon habitude j’allais d’une main essuyer le miroir embrumé pour y voir mon reflet sans vie mais ma main s’arrêta à quelques centimètres de la glace.

Coucou y était inscrit. Mon cœur se mis à battre dans ma poitrine explosant de joie tel un feu d’artifice. J’effleurais du doigt ce message si attendu. Un bruit dans le salon me fis sursauté. J’avais empoigné le balais qui se trouvait à mes côtés et sortie sur mes gardes prête à assommer l’intrus qui aurait pu s’être introduit chez moi.

J’avançais d’un pas attentif, prête à bondir. En silence j’arrivais jusque  l’ouverture de la pièce et vis un homme, là, droit comme un I regardant par la fenêtre, mon cœur se mis à battre un peu plus fort et mes jambes à trembler.

_ Qu….qui êtes-vous?

Malgré le soleil son visage apparut très clair et d’étonnement, béate je lâchais le balais. Mon regard balaya la pièce et mon cœur se mis à battre deux fois plus fort.

_ Dites moi que ce n’est pas un rêve! Dites moi que c’est bien réel!

_ Ca l’est!

Sans attendre que ce mirage se dissipe j’accourais vers Tchazz qui se trouvait là, je l’embrassais, parsemant son visage de milliers de baisés hâtifs.

_ C’est vraiment toi?

Il ne pouvait placer un mots tant je l’accaparais. Un toussotement non loin de nous se fis entendre.

_ Bélial, mon dieux!!!!!!! C’est un miracle, un miracle, vous êtes là….oh dites moi que c’est pas un rêve?

_ Tu te répète sœurette!

_ Mais comment? Comment est-ce possible?

_ Visiblement tu ne pouvais pas vivre sans nous et nous sans toi alors les puissants nous on accordé l’humanité, la vieillesse, la maladie mais une fois cette étape passé nous devrons reprendre notre sale besogne de démon ravageur!!!!!

Je portais mes mains au ciel remerciant la grâce plus exceptionnelle qu’ils m’accordaient. Et dont j’étais consciente.

On sonna à la porte.

_ Je reviens….vous bougez pas hein!!!

_ Pas de risques!

J’ouvrais la porte d’un geste rapide et je cru défaillir.

_ Salut petite sœur!

_ Oh mon dieux!

Azael se tenait là, vivant, humain et magnifiquement beau tout comme Bélial et Tchazz.
Je comprenais alors que ce qui nous liait était plus fort que tout.
J’avais vécu en un mois ce que j’aurais pu vivre en une vie mais cet enfer pour lequel j’avais lutté m’avait donné la plus belle chose qui soit, une famille.

La vie qui s’offrait à nous était ouverte à tant de perspectives. Un avenir heureux à leurs côtés, aux côtés de ma mère. Je revivais, encore plus vivante que jamais.



THE END.

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Re: "Entre deux rives" de lulla

Message par Martyn le Mar 10 Déc - 23:54

Bon ça arrive un peu tard mais j'me lance!
voici le trailer de "Entre deux rives" à vous de juger!


Martyn
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Re: "Entre deux rives" de lulla

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